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à Saint-Nazaire, Macron dit oui


Une éolienne en mer, illustration.

23 septembre 2022 à 16h14,

Durée de lecture : 2 minutes

Énergie

C’est une première en France. Cet hiver, le pays pourra compter sur ses éoliennes en mer pour produire une partie de son électricité. Jeudi 22 septembre, Emmanuel Macron a inauguré le parc éolien offshore de Saint-Nazaire, doté de quatre-vingt éoliennes d’une puissance installée de 480 mégawatts (MW).

Lancé en 2008, sous Nicolas Sarkozy, ce projet aura mis plus de dix ans à voir le jour. Onze autre parcs d’éoliennes en mer sont prévus pour la prochaine décennie. Ceux de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer doivent être branchés au réseau fin 2023 et fin 2024. Celui de Saint-Brieuc, qui fait l’objet d’une forte contestation locale en raison de ses conséquences potentielles sur la biodiversité, devrait quant à lui produire ses premiers kilowattheures fin 2023.

De quoi permettre à la France de rattraper son retard : le Royaume-Uni affiche déjà 10 GW de capacités installées en mer, l’Allemagne 7,7 GW, et les Pays-Bas 2,6 GW, rappellent Les Échos.

Anti-éolien puis pro-éolien : les tergiversations de M. Macron

Regrettant le retard français dans ce domaine, le président a assuré lors de l’inauguration du parc de Saint-Nazaire vouloir aller « deux fois plus vite » sur la mise en service de projets renouvelables. Il a également affirmé vouloir installer une « cinquantaine de parcs éoliens en mer » et « poursuivre l’éolien sur terre ».

Une déclaration surprenante, relève le journaliste Daniel Schneidermann dans une chronique sur Arrêt sur images : comme l’a montré une enquête du Monde, le couple Macron a longtemps soutenu le combat du présentateur Stéphane Bern contre les éoliennes. « C’est vrai que c’est moche, tu as raison il y en a trop », aurait confié le président à la star du petit écran lors d’un vol en hélicoptère au-dessus d’un parc éolien. La position du président sur le sujet a longtemps oscillé.

Au début de son premier mandat, Emmanuel Macron promettait de doubler les capacités de l’éolien terrestre d’ici à 2030. En 2020, à Pau, il appelait au contraire à être « lucide » et affirmait que « la capacité à développer massivement l’éolien » était « réduite ». « Le message des anti-éoliens a été entendu par le chef de l’État, expliquait alors une source élyséenne au Monde. Il a reçu beaucoup de messages à ce sujet, il faut qu’on soit vigilants. » Fin 2022, le vent semble à nouveau avoir tourné.

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