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“Quiet firing”: une pratique de licenciement de plus en plus courante

ByVeritatis

Sep 23, 2022


Dans le monde du travail, de nouvelles tendances apparaissent : après la “grande démission”, voici le “quiet firing”, une pratique qui conduit les employeurs à discrètement mettre leurs salariés à la porte, en s’inspirant du comportement des utilisateurs des applications de rencontre et autres outils numériques.

Les applications de rencontre influencent les pratiques de recrutement en entreprise

Selon des experts, les usages numériques et les comportements sur les réseaux sociaux et applications de rencontre ont un impact sur comportements en entreprise. Sur les applications de rencontres, les partenaires romantiques sont devenus nombreux et faciles à “swiper”, “nexter”, à remplacer. Ce principe du partenaire “jetable” semble avoir gagné le monde du travail.

Les responsables RH et managers ont donc eux aussi l’impression de pouvoir changer, remplacer, voire jeter facilement leurs salariés. Cette tendance, appelée en anglais le “quiet firing”, conduit un employeur à virer un employé sans le dire, en refusant toutes ses demandes d’augmentations de salaire, de promotions, d’avantages non financiers, et en l’empêchant même d’accéder à des opportunités de développement professionnel. L’employeur se comporte ainsi jusqu’à ce que l’employé n’ait d’autre choix que de trouver une opportunité dans une autre entreprise.

Le travail hybride renforce ces licenciements silencieux

Alors que les salariés sont moins présents au bureau, les liens humains sont moins entretenus, et cela permet à des comportements moins humains, très communs sur les plateformes numériques, d’émerger en entreprise. Avec moins de relations “présentielles”, les employeurs se laissent plus facilement aller à cette tendance managériale que le site Positivr.fr décrit comme étant “des plus douteuses”.

Certes, les employés démissionnent plus facilement, mais les employeurs licencient aussi avec moins d’hésitation. L’ éloignement physique dû au télétravail a donc pour conséquence de renforcer ces comportements, plus propres aux réseaux sociaux et aux applications de rencontre, où le “ghosting” est courant.





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