• sam. Déc 10th, 2022

un témoin mène sur la piste de la franc-maçonnerie

ByVeritatis

Oct 17, 2022


 

Le patron d’un restaurant du Cros de Cagnes, désigné par une témoin comme le vrai auteur du meurtre de Ghislaine Marchal, est décédé en mai. Sa fille sort du silence.

J’aimerais vraiment que ce ne soit pas lui mais au fond de moi j’ai la conviction que mon père est bien derrière tout ça”. Marlène, la fille de Martial B., désigné par une témoin comme le responsable de la mort de Ghislaine Marchal, sort du silence alors que la justice vient de refuser à Omar Raddad la possibilité d’un nouveau procès, balayant les nouveaux éléments révélés ces derniers mois.

“Il a déménagé et changé de téléphone”

“En avril [soit un mois après la parution du livre révélant l’existence d’une contre-enquête le visant], mon père a déménagé subitement. Il a quitté la Côte d’Azur pour s’installer dans une maison isolée à la campagne, près de Brignoles, pris un Malinois. Il a changé de numéro de téléphone alors qu’il avait le même depuis 15 ans et coupé les ponts avec ses amis. J’ai trouvé ça étrange”.

Coïncidence troublante. Martial B. avait-il des choses à se reprocher? Se sentait-il menacé par ces révélations? Le stress serait-il responsable de son décès brutal, le 17 mai, pour insuffisance cardiaque?

Marlène était fâchée avec son père depuis des années, “pour ce qu’il m’a fait subir”, indique la jeune femme avant d’évoquer des abus sexuels alors qu’elle était mineure. Elle décrit un homme extrêmement violent, manipulateur et sadique, qui arrivait à mettre tout le monde dans sa poche.

“Mon père, c’était le diable. Mais il passait pour un gros nounours. Il savait des choses sur les gens et les tenaient. Il m’emmenait partout avec lui, me faisait manquer l’école. Il commettait des braquages et cachait des armes et des bijoux sous la baignoire de mes grands parents. Je l’ai déjà vu les mains en sang. Un jour, à Cannes, il a fracassé le crâne d’un policier à coup de cross. Le policier a été handicapé à vie. J’étais présente, je l’ai vu. Mais il n’a jamais été inquiété par la police, ni par la justice. A part pour l’affaire de Gambetta”.

Soupçonné d’avoir commandité une expédition punitive dans un bar de Nice en 1996, au cours de laquelle un homme avait reçu deux balles dans les jambes et une dans la tête, il avait été renvoyé devant la cour d’assises pour complicité de tentative d’assassinat, puis condamné à 4 ans de prison pour complicité de violences 7 ans plus tard. Un procès que Nice-Matin avait suivi et relaté dans ses colonnes.

“Franc-maçon et ami avec un juge”

“Mon père a été protégé. Il était franc-maçon. Il était ami avec des policiers et aussi un juge qui a eu des problèmes avec la justice pour ses liens avec la franc-maçonnerie. Quand les articles sont sorti dans la presse avec son nom je me suis dit, mais je le connais, lui! A la maison, mon père parlait souvent de lui. Tous les frangins se couvraient”.

“Il adorait construire des scénarios abracadabrants. Ecrire un message avec le sang d’une personne pour faire accuser quelqu’un d’autre, c’est tellement lui. Il a fait bien pire mais je garde tout ça pour les enquêteurs. Je suis prête à parler s’ils m’interrogent”.

“Je ne suis pas dans un sentiment de vengeance, souhaite préciser la jeune femme. Je suis croyante, j’ai pardonné à mon père le mal qu’il m’a fait. Mais je suis aussi pour la justice. Si un innocent a été condamné à sa place, ce n’est pas normal”.

Sur la décision de la justice de ne pas réviser le procès d’Omar Raddad et donc de ne pas comparer l’ADN relevé dans l’inscription “Omar m’a tuer” à celle de son père, Marlène évoque “la frustration de ne pas savoir”.

“Je suis partagée entre la déception et le soulagement. Il y a tellement de zones d’ombre autour de mon père. Beaucoup de gens savent des choses. Pourquoi ont-ils peur de parler? Il est mort maintenant”.

Source: Nice Matin



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

quatre × 3 =