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L’agriculture écologique permet de produire plus que les monocultures


Les associations de cultures, notamment l’agroforesterie (ici, associer des chênes verts dans les rangées de vignes), est l’une des techniques avancées par l’Inrae.

21 octobre 2022 à 16h25,

Durée de lecture : 2 minutes

Agriculture

C’est une analyse qui ne plaira pas à l’industrie agrochimique. Selon l’expertise collective de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) publiée le 20 octobre, la diversification végétale des parcelles et des paysages agricoles est une solution naturelle efficace pour protéger les cultures des insectes ravageurs, des mauvaises herbes ou des champignons pathogènes (bioagresseurs). Elle garantit également des niveaux de rendement égaux, voire supérieurs aux systèmes peu diversifiés, comme les monocultures. Pour les experts, il s’agit même « d’un levier majeur pour préserver l’environnement et la santé humaine ».

Les mélanges variétaux [1], les associations de cultures (et notamment l’agroforesterie [2]), ou encore les pratiques agroécologiques en périphérie des cultures sont donc bénéfiques à la fois pour la planète et le portefeuille des paysans. Car « les bandes enherbées, les terres en jachère, les haies sont autant d’éléments semi-naturels qui servent de refuge et de nourriture aux ennemis naturels de certains bioagresseurs des cultures », expliquent les chercheurs.

Selon la pratique, les rendements agricoles augmentent aussi de 2 à 47 % [3]. Les gains sont particulièrement notables pour les rotations de cultures (qui voient leur rendement grimper de 10 et 20 %) et pour les associations d’espèces cultivées (20-40 %). Côté bioagresseurs, l’utilisation de couverts végétaux entre les cultures permet d’augmenter leur contrôle de 125 %. La polyculture, l’agroforesterie et l’implantation de haies de 60 %, 40 % et 84 % respectivement. Le tout en favorisant la biodiversité.

Pour les chercheurs, « les pouvoirs publics, en tant que régulateurs, ont un rôle essentiel à jouer dans ces choix en mettant en place des politiques publiques incitatives (subventions, paiement pour service environnemental…) cohérentes et contraignantes (interdiction ou limitation de certains pesticides, obligation de maintenir des espaces semi-naturels…) ».

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