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Limiter le réchauffement à 1,5 °C ? Trop tard, affirment mille scientifiques


Visualisation par la Nasa des émissions et déplacements de méthane, gaz hautement contributeur à l’effet de serre.

28 octobre 2022 à 14h09,

Durée de lecture : 2 minutes

Climat

« Continuer d’affirmer publiquement qu’il est toujours possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C n’est plus acceptable », affirment 1 000 scientifiques de 47 pays dans une lettre ouverte publiée le 27 octobre par le groupe d’action climatique Scientist Rebellion. Parmi les signataires de cette déclaration « historique » se trouvent certains des auteurs principaux des rapports du Giec, dont l’écologue Wolfgang Cramer et la spécialiste des systèmes alimentaires Marta Guadalupe Rivera Ferre. « Il est urgent que les experts disent clairement au grand public, aux politiciens et au mouvement écologiste qu’il n’y a plus de trajectoire crédible pour limiter le réchauffement planétaire en dessous de 1,5 °C », explique cette dernière dans le communiqué publié le même jour.


Communiqué de Scientist Rebellion – 27 octobre 2022

Également signataire, Bill McGuire, professeur émérite des risques géophysiques et climatiques à l’University College de Londres, estime qu’il est « dangereux, trompeur, et tout simplement faux de donner au public l’impression que nous pouvons encore rester de ce côté du garde-fou du changement climatique qu’est le seuil des 1,5 °C. Non seulement cela suggère que nous pouvons encore éviter l’effondrement climatique généralisé, mais cela fournit une excuse aux politiciens pour continuer à tergiverser, et aux pollueurs pour continuer à polluer. »

100 milliards de dollars par an, minimum

Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C nécessiterait que les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent leur pic avant 2025 et soient réduites de 43 % d’ici 2030, rappellent les auteurs de cette lettre. Cela impliquerait également de développer des technologies d’élimination du dioxyde de carbone dont l’efficacité est encore incertaine. La trajectoire qui aurait pu nous permettre d’atteindre cet objectif a « échoué », insiste Stella Nyambura Mbau, post-doctorante en développement durable au Kenya.

Face à ce constat, les signataires appellent à ce que les trois piliers de la politique climatique — atténuation, adaptation et compensation — soient « réellement mis en œuvre ». « Cela signifie que les états riches doivent enfin tenir leur promesse de financer 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique, comme point de départ minimum. »

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