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Les aveux à peine croyables du conseiller de Zelensky sur la guerre avec la Russie — Enfant de la Société — Sott.net

ByVeritatis

Nov 3, 2022


Zelensky

© Alexey Furman / Getty Images

Dans une interview donnée en 2019, Olekseï Arestovitch, futur conseiller du président Zelensky, expliquait pourquoi il fallait une guerre avec la Russie, comment et quand elle allait se dérouler.

On se pince pour être sûr que l’on ne rêve pas. Comment est-il possible pour un dirigeant ukrainien de vouloir une guerre ouverte avec un pays aussi puissant que la Russie, quitte à ce que l’Ukraine soit dévastée ? C’est pourtant ce que préconisait Arestovitch, dans une interview donnée le 18 février 2019, quelques mois avant que Zelensky ne soit élu.

L’interview complète est consultable ici.

« Le prix à payer pour rejoindre l’OTAN est un grand conflit avec la Russie »

Selon Arestovitch, l’Ukraine était un pays trop grand, trop exposé, avec trop de voisins ayant des revendications sur son territoire, pour pouvoir choisir le chemin de la neutralité. Il fallait donc choisir entre la Russie et l’OTAN. Comme l’Ukraine avait déjà essayé la Russie, il fallait maintenant tenter l’OTAN. Toujours selon lui, si l’Ukraine ne rentrait pas dans l’OTAN, elle serait sous contrôle russe d’ici à 10 à 12 ans. Car le futur conseiller était certain que la Russie voulait réintégrer les pays de l’ex-URSS dans sa sphère d’influence.

Cependant, il était parfaitement conscient qu’une Ukraine dans l’OTAN était inacceptable pour la Russie et qu’elle préférerait faire la guerre à l’Ukraine plutôt que de laisser son voisin adhérer à l’alliance militaire de l’ouest perçue comme une menace. Il en était sûr à 99%.

C’est exactement ce qui s’est passé.

Quand l’intervieweuse demande à Arestovitch ce qui est mieux pour l’Ukraine, ce dernier répond sans hésiter « la guerre ».

De nombreux commentateurs sur Youtube admirent le talent de prédiction du futur conseiller. Mais il s’agit moins de prédictions, que de décrire un plan d’action. Pour lui, cette guerre allait commencer entre 2020 et 2022. Et, pour que ce plan se déroule comme prévu, il appelait à voter Zelensky.

Arestovich était aussi convaincu que l’OTAN n’accepterait pas l’Ukraine en son sein avant qu’une guerre russo-ukrainienne n’ait lieu, une guerre dont il fallait que l’Ukraine sorte vainqueur, même si elle devait être dévastée pour cela. En d’autres termes, il fallait que l’Ukraine soit prête à un sacrifice énorme, pour s’assurer ensuite d’être complètement détachée de la Russie.

Il précise encore que « dans ce conflit, nous serons activement soutenus par l’Occident – avec des armes, des équipements, de l’assistance, des nouvelles sanctions contre la Russie, et même possiblement l’introduction d’un contingent de l’OTAN, une zone d’exclusion aérienne, etc. Nous ne perdrons pas, et c’est bien ». Presque tout ce qu’il dit s’est réalisé. La certitude et la confiance qu’il affiche laissent penser qu’il a déjà reçu des assurances de la part des Occidentaux pour tout ce qu’il avance. La prochaine étape est-elle l’entrée en guerre officielle de l’OTAN, par exemple, avec la 101ᵉ division aéroportée américaine, déjà déployée en Roumanie, en plus des contingents français et autres ?

La relecture du passé récent

À la lumière de cet entretien, on peut revoir tout ce qui s’est passé depuis, jusqu’à aujourd’hui, sous un jour nouveau. On a maintenant la quasi-confirmation que tout a donc été fait par l’Ukraine pour provoquer la guerre avec la Russie.

En octobre 2019, le président Zelensky annonçait alors fièrement que l’Ukraine était prête pour reprendre le Donbass par la force. S’ils avaient voulu provoquer la Russie, c’est par là qu’il fallait commencer.

Laisser la Russie attaquer la première était la meilleure stratégie pour pouvoir ensuite endosser le rôle de la victime et quémander le soutien de la terre entière contre l’agression de l’ogre russe. Il est d’ailleurs notable que, dans leur communication, les anglo-saxons insistent sur le fait que l’agression russe était absolument « non provoquée ». Comme le dira un internaute, s’ils insistent si lourdement là-dessus, c’est parce que l’agression fut au contraire provoquée.

Gageons que la tentative de réanimer les accords de Minsk, avec la réunion du format Normandie le 9 décembre 2019 à Paris, aura retardé quelque peu l’affrontement voulu. Les Ukrainiens se prêteront à l’exercice imposé, en apparence, mais comme d’habitude ne respecteront aucun des engagements pris, si ce n’est l’échange de prisonniers.

Dès l’intronisation de Biden, fin janvier 2021, les provocations contre les intérêts russes reprenaient de plus belle, avec les persécutions judiciaires lancées contre Victor Medvetchuk, le leader de l’opposition favorable aux Accords de Minsk et à une politique de bon voisinage avec la Russie. La fermeture des chaines de TV d’opposition, dès le 2 février, allaient dans le même sens, comme le décret signé le 24 mars autorisant la reprise de la Crimée par la force. En moins de deux mois, Zelensky avait tenté le maximum pour provoquer la Russie. Mais cette dernière n’attaquait toujours pas.

Par la suite, les États-Unis et l’Ukraine n’ont cessé de parler d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Le 1ᵉʳ septembre 2021, les États-Unis et l’Ukraine ont fait une déclaration commune de partenariat stratégique qui insistait lourdement sur la dimension sécuritaire. Ce travail débouchait le 10 novembre sur la mise à jour d’une charte commune signée initialement en 2008. Du point de vue russe, la pression montait. Plus le temps passait, plus le soutien américain à l’Ukraine augmentait. À quand les bombardiers stratégiques et les missiles américains déployés sur le territoire de l’Ukraine ?

Dans la même période, à l’automne, les Russes ont alors sondé une dernière fois la volonté des Français et des Allemands pour faire pression sur les Ukrainiens, agissant de telle sorte que ces derniers négocient enfin avec les séparatistes dans le cadre des Accords de Minsk. Face au refus franco-allemand, les Russes excédés ont fini par publier le 18 novembre les échanges diplomatiques avec Paris et Berlin. Parallèlement, ils ont commencé à amasser des troupes aux frontières de l’Ukraine, pour faire pression. Des réunions ont eu lieu en janvier et février 2022, mais elles se sont heurtées aux mêmes obstacles. Ni Paris ni Berlin n’ont voulu exercer de pressions sur Kiev, comme à l’accoutumée. C’est là que les Russes ont définitivement pu conclure que les Accords de Minsk étaient morts, faute de volonté politique des trois autres signataires.

On sait maintenant que lorsque Zelensky feignait de ne pas croire à l’invasion, en février 2022, il mentait. Il fallait juste éviter un exode des combattants potentiels dont on avait déjà prévu la mobilisation.

Là où Arestovitch fait preuve de grande intelligence tactique dans son interview de 2019, c’est dans la description de tous les objectifs militaires et les modes opératoires qui seront mis en œuvre par la Russie. Tout y passe. De la tentative du siège de Kiev à la destruction des infrastructures. On comprend d’autant mieux pourquoi les Russes n’ont pas eu la partie facile, puisque les Ukrainiens, et leurs alliés anglo-saxons, avaient prévu leurs moindres mouvements.

Savoir comment l’Ukraine a en quelque sorte savamment planifié et provoqué l’agression de la Russie – avec le soutien de l’allié américain (Cf. – Le rapport de la Rand Corporation pour déstabiliser la Russie) – est une raison de plus pour de cesser toute aide militaire à ce pays déraisonnable qui a volontairement joué avec le feu. Si seulement nous étions encore les maîtres souverains de notre politique étrangère…



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One thought on “Les aveux à peine croyables du conseiller de Zelensky sur la guerre avec la Russie — Enfant de la Société — Sott.net”
  1. Il me semble à moi, que les Russes ont fait ce qu’on attendait d’eux, alors qu’ils avaient une parfaite connaissance de la situation, parce que si on nous dit qu’ils avaient mis sur écoute la dame Truss, les résultats actuels montrent qu’ils ont forcé à marcher sur leur piège leurs prétendus piégeurs et, ça c’est fort stratégiquement.

    Être capable de sacrifier des pièces non négligeables dès l’entrée en matière, c’est conditionner l’adversaire à suivre le plan qu’on a établi pour le vaincre.
    Il n’y a aucun génie stratégique à envisager comment pouvait réagir les Russes, c’est la logique même de ce qui devait se faire militairement.
    Par contre, aucun de ces stratèges n’avaient envisagé que Poutine impliquerait dès le départ l’Occident dans ses responsabilités en les prévenant, dès le 24 février.

    https://blogs.mediapart.fr/touriste/blog/270222/document-discours-integral-de-poutine-le-24-fevrier

    Non ! Ça n’a jamais été fait et, nul n’avait vu venir que Poutine déplacerait si bien le curseur de perception pour la compréhension du monde non-occidental, qu’il s’établissait pour cela lui et son pays comme ceux qui allaient porter les doléances mondiales à l’hégémon.

    Les autres n’ont pas bronché, comme on l’a tous vu.
    C’est donc que le piège russe était parfaitement activé, le reste du monde s’est placé en mode, voir et attendre.
    Et, plus les évènements se sont mis en place, plus les réalités et les carences criantes du camp occidental se sont faites précises.
    Et, voilà, d’actif, le piège s’était refermé.

    Il faut réécouter ou relire tout le discours de Poutine au début de son opération… spéciale!
    Faut croire que lui et les siens savent aussi jouer de l’ambiguïté sémantique, mais, quand il pose le jalon suivant à l’endroit des Occidentaux pour les prévenir du catastrophisme qu’ils engendreraient s’ils ne savaient où devait être leur place dans ce face à face fraternel, toutes les belles espérances des fomentateurs ukrainiens étaient bonnes pour la poubelle:

    « Permettez-moi d’insister une fois de plus : toute la responsabilité d’une éventuelle effusion de sang reposera entièrement sur la conscience du régime au pouvoir sur le territoire de l’Ukraine.
    Maintenant, quelques mots importants, très importants pour ceux qui pourraient être tentés de l’extérieur d’interférer dans les événements qui se déroulent. Quiconque tente d’interférer avec nous, et encore moins de mettre en danger notre pays et notre peuple, doit savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et vous conduira à des conséquences auxquelles vous n’avez jamais été confrontés dans votre histoire. Nous sommes prêts à faire face à tout développement d’événements. Toutes les décisions nécessaires ont été prises à cet égard. J’espère que je serai entendu. »

    Permettez-moi un peu de trivialité, mais là, l’explication de texte c’est:
    Tu vas éclater sa tête au nabot, mais toutes celles et ceux qui l’ont motivé à te provoquer, doivent regarder la bande lourdement armée qui t’accompagne et qui va leur mettre leurs culs dans l’espace, si un seul bouge.

    Après, c’est plus la même, on l’a vu, on le constate tous les jours depuis huit mois, les couilles molles et les prolapsus génitaux se muent en cafards, ils humidifient eux-mêmes leur environnement tant ils ont peur et créent une obscurité autours d’eux… des cafards quoi, ça bouffe tout et quand il y a plus grand-chose, ça s’dévore entre-soi.

    C’est sûr! ces nuisibles vont suivre leur logique d’espèce.
    Leur grande erreur, c’est d’avoir postulé que Poutine et la Russie ne voulaient pas et n’avaient pas les moyens d’occuper l’Ukraine, mais, tout le travail qu’ils font n’indique que ça.
    Poutine ne tue pas les Ukrainiens, en bon judoka, il retourne contre elle-même la force qui l’attaque pour la faire choir.

    Là, du fond de leur cave, ils calomnient Poutine et les Russes, fomentent des coups tordus, ça prend pas, les Russes et leurs chefs restent impassibles, ils ne tombent pas dans le piège, au contraire, ils continuent leur travail de sape de la société ukrainienne, là, alors qu’elle croyait que la guerre resterait circonscrite aux territoires où elle se déroulait depuis plus de sept mois, après deux coups de Trafalgar de leurs autorités impostrices manipulées par les trafiquants de vies occidentaux, ils vivent dans le noir, sans Internet ni téléphonie, le froid arrive à grande vitesse et, ces gens n’ont rien comme résultats probants pour pouvoir dire qu’ils endurent les choses parce qu’ils savent la victoire proche.

    Les services intérieurs ukrainiens deviennent dorénavant aveugles et sourds quand aux réalités quotidiennes de leurs ressortissants.
    Dans la faim, le noir et le froid, la peur permanente et les bombardements répétés, sans contacts avec l’extérieur et surtout sans perspectives heureuses sur l’avenir, ça va craquer.
    Donc, c’est pas un envahissement à l’URSS que prépare Poutine et les siens, c’est une reprise soft d’une ancienne propriété.
    Les Russes vont ramener, paix et prospérité dans ces territoires d’ici peu.
    À part déguisés en Ukrainiens, aucun groupe étranger ne va franchir les frontières de ce pays avec l’intention de faire un safari avec les Russes, autrement… se reporter aux avertissements fermes de Poutine.

    Est-ce que les Ukrainiens vont redevenir un peuple d’antisémites carabinés, c’est fort probable.

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