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face à la flambée de sa facture de chauffage, un collège d’Avignon dans la tourmente — RT en français

ByVeritatis

Nov 5, 2022



Conséquence de l’envolée des prix de l’énergie qui frappe les collectivités, les locaux d’une antenne dédiée aux élèves en difficultés d’apprentissage d’un collège d’Avignon ont bien failli fermer cet hiver.

Après la baisse du chauffage dans les écoles, la fermeture de classes ? Les familles des élèves scolarisés au Lavarin peuvent en tout cas souffler. Le Dauphiné Libéré rapporte ce 4 novembre que l’Education nationale a annulé la fermeture de cette antenne du collège Anselme-Mathieu à Avignon.

Le bâtiment, abritant la section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), avait été jugé bien trop cher à chauffer cet hiver par la direction académique. En conséquence, décision a été prise de ne pas rouvrir les locaux à la rentrée des vacances de la Toussaint. Les élèves auraient été relocalisés, jusqu’au printemps, dans l’établissement principal à quelques kilomètres, de l’autre côté de la rocade de la cité des Papes.

Bien que la direction académique ait proposé de prendre en charge les frais de transport, voire de cantine pour les familles les plus modestes, cette décision a suscité une forte réaction chez les parents de ces élèves en difficultés d’apprentissage. Parents, qui plus est, prévenus par SMS quelques jours avant les congés scolaires.

«Nos enfants ne sont pas des pions, qu’on change pour des raisons de chauffage», s’était indignée la mère d’une élève de quatrième, auprès de France Bleu qui avait ébruité l’affaire fin octobre. «Cela revient à faire payer aux familles, aux enfants et au personnel la facture», tançait au micro de BFM TV Marie-Antoinette Mosca, professeur et représentante FO. Le syndicat redoutait notamment une pérennisation de cette situation, et que l’antenne du collège ne rouvre pas.

Electricité, gaz : des hausses intenables pour les mairies

Pas concernées jusque-là par le «bouclier tarifaire» décrété par le gouvernement, les collectivités subissent de plein fouet l’explosion des cours de l’énergie depuis le début de l’année 2021. Afin de limiter la hausse de la facture d’électricité et de gaz, de nombreuses communes imposent à leurs administrés des mesures d’économie, telle la fermeture de piscines et de médiathèques ou encore l’extinction des éclairages publics la nuit, ou encore la baisse de la température dans les locaux et les bâtiments publics, dont les écoles.

Certains élus crient haut et fort leur colère, comme à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) où le maire avait dénoncé début octobre un «racket organisé», selon lui par les fournisseurs d’énergie, «avec en plus la passivité de l’Etat». Selon Bercy, à la fin de ce même mois d’octobre, «les prix sur les marchés du gaz et de l’électricité pour des livraisons en 2023 [étaient] toujours à des prix près de dix fois supérieurs à ceux de 2020».

Face à cette situation, Elisabeth Borne a fini par annoncer le 27 octobre qu’un amendement au PLF 2023 permettrait aux collectivités de bénéficier d’une «prolongation et d’une amplification du filet de sécurité». Ce mécanisme, mis en place cet été, vise notamment à «soutenir les communes et les intercommunalités fragilisées par la hausse du point d’indice des fonctionnaires, des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires», détaillait alors le cabinet de Caroline Cayeux, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales.



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