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Le président iranien Ebrahim Raïssi tourne en dérision la volonté de Joe Biden de « libérer l’Iran »

ByVeritatis

Nov 5, 2022


Le président iranien Ebrahim Raïssi s’est moqué vendredi des propos du dirigeant américain Joe Biden qui a affirmé qu’il voulait « libérer » l’Iran : « Je dois vous rappeler que l’Iran s’est libéré il y a 43 ans et ne se soumettra plus à vous », a-t-il lancé.

« Le président américain, qui est distrait, a dit vouloir libérer l’Iran. Mais je dois vous rappeler que l’Iran s’est libéré il y a 43 ans et ne se soumettra plus à vous », a rétorqué M. Raïssi devant des milliers d’Iraniens rassemblés à Téhéran pour marquer l’anniversaire de la prise d’otages à l’ambassade des Etats-Unis le 4 novembre 1979 par des partisans de la Révolution islamique.

Ces derniers exigeaient l’extradition de l’ex-chah, soigné aux États-Unis. 52 diplomates et employés furent retenus en otage pendant 444 jours. Cinq mois plus tard, Washington rompait ses relations avec Téhéran et lui imposait un embargo.

« Mort à l’Amérique, mort à Israël, mort à la Grande-Bretagne ! », a scandé la foule. « Nous obéissons au guide suprême » Ali Khamenei, proclamaient des pancartes.

« Ne vous inquiétez pas, nous allons libérer l’Iran. (Les Iraniens) vont se libérer eux-mêmes très bientôt », avait lancé jeudi M. Biden.

« Desseins sataniques »

Selon la télévision d’État, des manifestations similaires ont été organisées dans d’autres villes, notamment à Machhad (nord-est), Ispahan (centre) et Chiraz (sud).

« Nous ne vous permettrons jamais de réaliser vos desseins sataniques », a encore dit M. Raïssi à l’adresse des États-Unis, accusés par le pouvoir iranien d’encourager le mouvement de contestation.

Le mouvement de protestation a été déclenché par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne arrêtée trois jours auparavant par la police des mœurs. Au fil des jours, les manifestations en faveur de la liberté des femmes contre le port du voile islamique se sont transformées en contestation du pouvoir, qui dénonce de son côté des « émeutes ».





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