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Les autoroutes en flux libre arrivent en France : attention à ne pas oublier de payer!

ByVeritatis

Nov 5, 2022


Pour des autoroutes plus fluides, un nouveau système est en train de s’installer en France : les péages sans barrières. Déjà mis en place dans d’autres pays, ce nouveau système risque de générer des confusions au niveau des moyens de règlement, toujours nécessaires, même si les conducteurs ne s’arrêtent plus au péage.

Une première autoroute sans barrières de péage dans l’A79 dans l’Allier 

L’autoroute en Flux Libre se présente comme une réponse au besoin de fluidité sur un axe à fort trafic, pour faire évoluer les autoroutes et répondre aux nouveaux enjeux de société. Pour la première fois, dès ce vendredi 4 novembre, il sera possible de circuler sur l’autoroute A79 sans s’arrêter pour payer à une gare de péage. Cela concerne une portion entre Montmarault (Allier) et Digoin (Saône-et-Loire). Les conducteurs pourront désormais circuler à la vitesse autorisée, sans ralentir ni s’arrêter au niveau du péage. Des portiques, équipés de capteurs intelligents, permettent la détection et l’identification des véhicules sans réduire leur vitesse. L’autoroute de Normandie sera la prochaine à déployer ce système de péage. 

Ne pas oublier de payer pour échapper à l’amende

Mais attention : ce nouveau système plus fluide et “libre” n’est pas sans garde-fou : si le conducteur ne paie pas son passage sur l’autoroute dans les 72 heures, il s’expose à une amende de 90 euros, qui peut monter à 375 euros si le paiement n’est pas réalisé dans les 60 jours. Pour payer, le plus simple sera de se procurer un badge de télépéage classique. D’autres moyens de paiement sont aussi acceptés : il est possible de payer en ligne, sur le site de l’autoroute, en enregistrant sa plaque d’immatriculation ainsi que ses coordonnées bancaires. Autre option, les 16 bornes situées sur les aires d’autoroute, permettront à ceux qui ne veulent pas renseigner leurs données bancaires de payer non seulement par carte mais aussi en espèces.

Plus de place pour la nature… 

Testée en 2019 à l’échangeur de Boulay-Moselle, sur l’autoroute A4, la suppression des barrières physiques est présentée comme une solution permettant une meilleure préservation environnementale. En effet, en remplaçant progressivement les barrières de péage par des portiques entre la mi-2024 et la mi-2025, l’objectif est, selon Arnaud Quemard, directeur général du Groupe Sanef, société concessionnaire d’autoroutes française, de “rendre à la nature” 28 hectares, soit l’équivalent de 40 terrains de football, actuellement occupés par les gares de péage. En plus d’occuper moins d’espaces naturels, les clients pourront faire des économies de carburant. 

… mais un besoin de reconvertir les salariés

Alors que la société affirme que la suppression des péages sera bénéfique pour l’environnement à long terme, à court terme, des emplois seront supprimés, ce qui implique une reconversion des salariés. « Nous avons un énorme enjeu de reconversion de notre personnel, et nous avons garanti à tous nos employés du péage que nous leur trouverions un emploi adapté », déclare Arnaud Quemard.

Selon le site de la société Sanef, de nouveaux métiers, plus diversifiés pour la vérification manuelle des plaques d’immatriculation, pour donner des informations sur le dispositif aux utilisateurs ou pour l’assistance client pour le paiement devront être créés. Dans tous les cas, le travail de nuit et sur les barrières de péage seront supprimés. Pour reconvertir les salariés aux nouveaux métiers, des formations et un accompagnement personnalisé seront mis en place. 





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