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« Coupable de courage »: vague de soutien en faveur du sénateur Alain Houpert, privé d’exercice de la médecine durant 9 mois

ByVeritatis

Nov 6, 2022


Suite à trois plaintes déposées contre lui pour ses critiques à l’encontre de la politique sanitaire du gouvernement, la chambre disciplinaire de l’ordre des médecins de Bourgogne-Franche-Comté a sanctionné vendredi 4 novembre Alain Houpert, sénateur de Côte-d’Or (LR) et radiologue, d’une interdiction temporaire d’exercer la médecine pendant 18 mois, dont neuf avec sursis. L’intéressé prévoit d’ores et déjà de faire appel. Dans l’attente, les marques de soutien envers le médecin se multiplient.

La première plainte avait été déposée par le syndicat de l’Union française pour une médecine libre (présidé par le sulfureux Jérôme Marty), la deuxième par le Conseil départemental de Côte-d’Or de l’Ordre des médecins et quatre médecins, la troisième par le Conseil national de l’Ordre des médecins. Dans chaque cas, la chambre disciplinaire a donné raison aux plaignants, lors d’une audience qui s’est déroulée le 10 octobre 2022. Le jugement vient d’être rendu public.

Celle-ci a justifié sa décision en dénonçant l’« attitude quasi irresponsable » du radiologue, dont les prises de positions médiatiques n’ont pu « que rajouter à la confusion médiatique de l’époque » et « décrédibiliser fortement les actions entreprises par les autorités sanitaires dans le cadre de la lutte contre une pandémie planétaire », estime la chambre disciplinaire.

Motif des plaintes

Le conseil départemental de Côte-d’Or de l’ordre des médecins et le syndicat de l’Union française pour une médecine libre (UFML) reprochent à Alain Houpert de « diffuser par voie de presse et par publication sur les réseaux sociaux des informations erronées et non éprouvées scientifiquement. Alors que ce dernier dispose de la spécialité de médecin radiologue, il revendique un droit à la prescription d’un protocole de traitement dit précoce pour la Covid, qui ne repose sur aucune donnée acquise de la science médicale et n’émet aucune réserve sur cette initiative prétendument non éprouvée. Le Dr Houpert se livre par ailleurs à une critique systématique des tests dits PCR (Polymerase Chain reaction) qui ne permettraient pas d’estimer effectivement le nombre de « cas positifs » et sur le résultat desquels seraient néanmoins prises des « mesures liberticides » par le gouvernement français ; – dans le même temps, le Dr Houpert mène une campagne stigmatisant l’inutilité et l’inefficacité des vaccins mis à la disposition du public, et protégeant de la propagation du Covid. »

Quant au Conseil national de l’Ordre des médecins, celui-ci attaque “l’intervention du Dr Houpert dans la vidéo intitulée Hold-up [au cours de laquelle il] remet en cause la gestion de la crise sanitaire par les pouvoirs publics et incite les professionnels de santé à ne pas suivre les recommandations relatives à la prise en charge des patients.“

Les soutiens affluent

Xavier Azalbert, directeur de la publication de FranceSoir, a apporté son soutien “plein et entier“ au sénateur Alain Houpert face cette “décision honteuse qui s’oppose au bon sens médical“, nous a-t-il confié.

« Le bon sens est désormais coupable par définition. Le serment d’Hippocrate devient, pour ceux qui choisissent de gagner du fric en baissant leur froc, sermon d’hypocrite », a réagi sur Twitter le journaliste de Sud Radio André Bercoff.

« La Police de la Pensée a encore frappé », a dénoncé le chroniqueur Didier Maïsto. « Cette censure est dingue. Un danger pour nos libertés, rien d’autre », s’est alarmé l’éditorialiste Alexis Poulin. « La dictature en marche », a renchéri l’économiste Philippe Herlin. « Stupeur » pour le magistrat Charles Prats, qui s’interroge : « Une instance ordinale pourrait donc museler un parlementaire de la Nation ? »

Au sein du monde politique, le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Olivier Marleix, a apporté sur Twitter son « soutien amical » à Alain Houpert :

« Où est encore la liberté de pensée dans notre pays ? », s’est indigné pour sa part Gilles Platret, vice-président des Républicains : 

De son côté, la sénatrice LR Laurence Muller-Bronn a dénoncé une « société où le doute n’est plus permis » : « Il n’est absolument plus possible d’avoir une pensée raisonnée, de poser des arguments et des contre-arguments, de les étayer, de peser sa réflexion pour en définir une intime conviction. Non, il faut forcément suivre une ligne, une doxa, un évangile politique », a-t-elle fustigé.

Même posture pour la sénatrice LR Sylviane Noël : « Drôle de démocratie qu’est devenue la France où il n’est plus possible d’exprimer autre chose que la doxa officielle… », a-t-elle déploré. « Tous les médecins parlementaires ont exprimé leurs positions concernant le Covid et il est le seul sanctionné. Pourquoi ? », s’est interrogé la sénatrice LR Sylvie Goy-Chavent, après avoir exprimé sa « solidarité totale ». « Notre collègue et ami A. Houpert est probablement coupable d’avoir raison trop tôt et d’avoir eu le courage de le dire ! », lui a répondu la sénatrice LR Christine Bonfanti-Dossat.

Des marques de solidarité répercutées par Florian Philippot, président des patriotes, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, Gilbert Collard, eurodéputé Reconquête !, anciennement membre du Rassemblement national, ou encore Stéphane Ravier, sénateur Renconquête !, également ancien cadre du RN.





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