• jeu. Déc 1st, 2022

les pays développés devront discuter de leur responsabilité


À Hyderâbâd, au Pakistan, lors des inondations tragiques de juillet 2022.

7 novembre 2022 à 18h31,

Durée de lecture : 2 minutes

COP27
Climat

C’est un début encourageant. Pour la première fois, la question clé du financement des conséquences irréversibles du changement climatique, encore appelées « pertes et dommages », a été mise à l’agenda officiel des négociations sur le climat, qui se déroulent jusqu’au 18 novembre à Charm-El-Cheikh, en Égypte, dans le cadre de la COP27. Les dégâts irréversibles générés par des catastrophes climatiques soudaines ou des phénomènes à occurrence lente, telle que la montée des eaux ou la désertification des sols, grèvent les économies des pays du Sud. Avec de nombreuses ONG, ces États plaident de longue date pour que la question de leur dédommagement soit officiellement débattue.

Sur le sujet, deux positions s’affrontent. Les pays du Sud, en première ligne face aux effets dévastateurs du changement climatique, réclament une aide spécifique pour faire face aux conséquences du réchauffement que ni l’atténuation ni l’adaptation ne pourra limiter. Il s’agit d’une question de justice climatique pour les pays du Sud, qui n’ont historiquement que très peu contribué aux émissions de gaz à effet de serre. Les pays du Nord — États-Unis et France en tête — ont toujours balayé d’un revers de main cette question. Les pays du G20 sont pourtant responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre, mais ils craignent de s’exposer à des poursuites judiciaires ou que la mise en place d’un dédommagement spécifique pour les pertes et dommages ne pèsent de plus en plus lourd sur leurs économies.

Lors de la COP26, les débats informels sur les pertes et dommages avaient été particulièrement intenses. Rien n’en était sorti. Maigre lot de consolation : un dialogue dit « de Glasgow » de deux ans s’était ouvert pour « discuter des arrangements de financements pour éviter, limiter et répondre aux pertes et dommages ». Depuis, les lignes ont peu bougé. Par la voix de son envoyé spécial pour le climat, John Kerry, les États-Unis se sont dits « totalement favorables » à l’ouverture de tels débats, sans préciser pour autant quel sera leur position. Selon le site d’information Euronews, l’Union européenne reste réticente à la création d’un fond dédié à la réparation des dommages. Côté français, l’enthousiasme restait également mitigé. En amont de la COP27, l’entourage du président assurait être « ouvert » aux discussions, tout en plaidant pour la mise en place de projets sur le terrain, plutôt que sur des financements.

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