• mer. Déc 7th, 2022

Un prêtre qualifie de “colonialisme” un projet canadien d’exploration d’hydrocarbures africains


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afrique subsaharienne, namibie, botswana, hydrocarbures, exploration, cop 27

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Un prêtre sud-africain s’oppose au projet d’exploration par un groupe canadien des ressources fossiles près du delta d’Okavango, site précieux situé entre la Namibie et le Botswana. D’après lui, les entreprises ne devraient extraire les ressources que de leur propre pays.

“Ce projet est un péché, et il est grave”, martèle Luke Pato, prêtre sud-africain, l’un des opposants les plus farouches au projet d’exploration de gaz et de pétrole initié par le groupe canadien Reconnaissance Energy Africa (ReconAfrica).

L’entreprise en question a suscité la controverse en Afrique australe pour son programme de forage près de la rivière Okavango, qui se jette dans le delta du même nom, grand delta intérieur situé au nord du Botswana, tout près de la Namibie. Ce site est célèbre pour ses vastes plaines, inondées en saison des pluies, et devenant ainsi un habitat pour les éléphants, les lions et d’autres animaux sauvages des régions voisines. ReconAfrica a déjà procédé aux premiers forages en 2021.

“J’aimerais que le forage s’arrête, que cette entreprise récupère ses appareils et s’en aille”, continue le prêtre auprès de la BBC.

L’exploration de ressources naturelles africaines par une entreprise canadienne relève d’une “nouvelle vague de colonialisme”, selon Luke Pato, qui a aussi été évêque de Namibie depuis 2016 jusqu’en 2021.

Alors que la COP27 se tient en Égypte, le prêtre exige qu’une résolution soit adoptée qui interdira aux entreprises de forer en dehors des frontières de leurs propres pays nationaux.

Craintes de la population

Si le clerc ainsi que la population locale s’inquiètent des effets que le forage en Namibie pourrait avoir sur les réservoirs d’eau souterrains, ReconAfrica affirme que son exploration ne présente aucun risque de pollution.

De plus, le gouvernement namibien a rejeté la critique du prêtre, en avançant toujours auprès de la BBC sa responsabilité de développer les ressources naturelles du pays au profit de la population:

“Renier cette responsabilité serait imprudent, c’est pourquoi en tant que pays démocratique souverain, la Namibie explorera et développera durablement ses ressources naturelles”.

Quant aux autorités botswanaises, le ministre des Ressources minérales Lefoko Moagi avait précédemment affirmé que “les termes de la licence exigent de la part de ReconAfrica de préserver autant que possible l’environnement naturel [et] minimiser […] les préjudices envers les ressources naturelles et biologiques”.





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