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comment le virtuel nous prive de la révolution et de notre destin — Enfant de la Société — Sott.net

ByVeritatis

Nov 18, 2022


L’absence de réaction de la masse n’échappe plus à personne, même aux plus optimistes. Le G20 va imposer dans une belle indifférence un pass sanitaire mondial et mondialiste (on a le texte en anglais, tout le monde peut aller vérifier) et cela calmera (ou ne calmera même pas) ceux qui croient encore en une alternative mondialiste faite de Brics et de broc.

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La guerre en Ukraine a permis l’accélération du Reset, de privations et pénuries organisées et imposées – et elle renforce sous couvert du rideau de fumée médiatique (cette guerre est trop terne pour être vraie, cf. mon ami Shamir) le pouvoir de la coulisse dont parlait Disraeli. Derrière toute guerre mondiale, il y a une entente.

Le seul bénéficiaire, c’est l’État totalitaire mondialiste en gestation depuis un siècle ou plus. Joseph de Maistre (Soirées, II) ou Monseigneur Gaume en parlèrent en plein dix-neuvième siècle aussi bien que le PM anglais susnommé. Le nouveau PM anglais d’origine hindoue fera mieux et surtout pire que le précédent. Cela aussi avait été prédit – par Chesterton.

Mais pourquoi ne réagissons-nous pas ? La révolution informatique nous mène à un aveuglement face à la réalité qui nous entoure. Et cette alphabétisation douteuse nous mène à d’autres aliénations : voyez mon texte sur Lévi-Strauss où je raconte comment, pour ce grand sceptique moderne, la modernité alphabétisatrice avait accouché non d’une souris littéraire (souris qui a disparu depuis longtemps, lisez mieux Macluhan) mais du monstre de la raison – et de la militarisation qui fit cent millions de morts en Europe. L’informatisation de la masse va aboutir au même génocide – ou pire d’ici à quelques années. Le passe sanitaire va accoucher de cent vaccins par an.

La masse semble aveugle, comme ces imbéciles qui à Barcelone se collaient un masque pour se plonger dans le virtuel quand Zuckerberg déambulait en ricanant au milieu d’eux. On pense à Isaïe alors :

« Soyez étonnés et soyez stupéfaits ! Aveuglez-vous et soyez aveugles ! Ils sont enivrés mais non de vin…L’Eternel a répandu sur vous un esprit de profond sommeil ; il a bandé vos yeux ; les prophètes, vos chefs, les voyants, il les a couverts (29, 9). »

Quand j’écrivais mon livre sur l’Internet, je me rendais compte que toutes les réponses se trouvaient dans la Bible (pour la mondialisation, voyez Isaïe, 60). Idem pour mon livre sur Kubrick…

Mais soyons brefs : comme on sait, nous disposons d’un temps d’attention de huit secondes et de la mémoire du poisson rouge. Avec tous ces super-cerveaux connectés, il faut se préparer au pire ; Jean Baudrillard repris par notre ami Cerise déclarait déjà il y a presque trente ans en effet :

« Je n’avais pas vu à l’époque affleurer son christianisme… il (Paul Virilio) se place en position apocalyptique, de prophète anti-apocalypse, tout persuadé que le pire peut advenir. Sur ce point, on a fini par diverger. Car, je ne crois pas à cette APOCALYPSE RÉELLE. Je ne crois pas au réalisme de toute façon, ni à une échéance linéaire de l’Apocalypse. À la limite, si l’on pouvait espérer cet accident total, il n’y aurait qu’à le précipiter, il ne faudrait pas y résister. L’avènement du virtuel est lui-même notre apocalypse. Telle est la situation paradoxale… (Le paroxyste indifférent, Grasset, pp. 46-47). »

Pour ceux que rebute ce style élitiste, lisons ces sages remarques de notre chroniqueuse Jenny, recueillies ce matin :

« Il ne se passera rien du côté du « peuple ». Si demain les frigos se vident, le bel État providence fournira la pâtée, RAS. Spectacle fascinant ce matin, 7 h, devant l’arrêt de bus du 326 « déchargeant » matutinalement un troupeau de laborieux de tous âges et toutes origines et d’étudiants (en tout une bonne trentaine de têtes) : tous, je dis bien tous, avaient à la main leur portable, les yeux rivés dessus, tête penchée. Cette impossibilité à demeurer une seconde avec soi-même sonne pour moi le glas de toute possibilité de réaction du « peuple ». C’est mort. Qu’on s’y fasse. »

Autrement dit, d’un côté, on est informé pour se révolter. De l’autre, on est désarmé pour réagir. Ce ne sont pas les armes que les révolutionnaires devraient confisquer au troupeau : c’est son smartphone.

Allez, gardons le moral :

« Fais sortir le peuple aveugle qui a des yeux et les sourds qui ont des oreilles (Isaïe, 43, 8). »



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One thought on “comment le virtuel nous prive de la révolution et de notre destin — Enfant de la Société — Sott.net”
  1. Encore un de ces articles qui, une fois lu donne envie de s’enfouir la tête dans la rêverie et d’attendre la nuit pour aller dormir, je vomi ces gens qui écrivent et coupent les deux bras et jambes de leurs lecteurs.
    Les Ukrainiens au début du conflit disposaient de centaines de milliers d’hommes dans leur armée, des mercenaires ont été enrôlés pour les aider, aujourd’hui ils mobilisent même leurs femmes et, cette guerre est terne?

    Bien sûr, qu’on s’emploie à déviriliser l’homme est sans conséquences sur ses comportements et le fonctionnement de la société, c’est le portable le coupable.
    Qu’un homme ne puisse plus aborder une femme dans la rue sans craindre d’être taxé de harceleur, qu’il soit obligé de voir croître autour de lui l’homosexualité et bisexualité dans ses relations masculines sans pouvoir émettre de critiques et se voir accusé de délinquant homophobe, ça aussi, c’est à mettre sur le dos du virtuel.

    Qu’on ne puisse plus émettre d’opinions qui doutent sans être complotiste, le virtuel encore.
    Qu’on ne puisse plus éduquer ses enfants aux valeurs qui étaient celles de nos anciens, qu’on ne puisse plus punir soi-même sans risquer d’être maltraitant alors qu’il a été créé des EPM, établissements pénitentiaires pour mineurs, depuis 20 ans, c’est un conditionnement à mettre sur le dos du numérique encore une fois, pas des salopes et salopards qui se sont emparés du pays par ruses à cette époque-là, non.

    J’arrête là, les sociologues de pacotille me filent la gerbe.

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