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évoquant l’Italie, Darmanin accuse le RN d’être du côté de ceux «qui attaquent la France» — RT en français

ByVeritatis

Nov 22, 2022



Episode tendu à l’Assemblée nationale. Répondant à une élue du Rassemblement national, le ministre de l’Intérieur a remis en doute le patriotisme du RN, l’accusant de se ranger du côté de l’exécutif italien dans l’affaire de l’Ocean Viking.

L’élue Rassemblement national Mathilde Paris a interpellé ce 22 novembre le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, sur l’épineuse affaire des migrants de l’Ocean Viking. 

«Au journal de 20h vous avez déclaré, Monsieur le ministre, que les 234 migrants, je cite, « ne pourront pas sortir du centre administratif » […] la quasi-totalité de ces migrants a été libérée», a-t-elle dénoncé, rappelant qu’une centaine de personnes qui s’étaient vues refuser l’entrée sur le territoire avaient pu partir sur décision de justice

En réponse, le ministre a évoqué une permission d’accoster dictée non par l’exécutif lui-même mais par «l’humanité», avant d’accuser le RN de se ranger du côté des dirigeants italiens, qui auraient bafoué le «droit international» en refusant de débarquer ces migrants.

Il a également accusé le Rassemblement national de préférer s’en prendre aux «policiers français» et aux «justiciables français qui ont considéré qu’il fallait accueillir ces personnes, et notamment 44 enfants».

Le RN accusé de ne pas être «patriote» 

«En effet, madame, vous n’êtes pas toujours patriotes, lorsqu’il faut vous allier avec les ennemis de ceux qui attaquent la France en ce moment», a-t-il renvoyé. Une phrase pour le moins complexe, qui pourrait faire croire, à tort, que le ministre a qualifié l’Italie d’ennemi. 

«Nous avons respecté le droit international, nous avons accueilli ces bateaux, ensuite le ministre de l’Intérieur et ses services respectent l’Etat de droit et le droit tout court […] Nous devons changer le droit et c’est justement ce que nous allons faire dans la loi immigration [que le gouvernement prévoit de présenter en janvier 2023]», a-t-il encore justifié. 

Le ministre a enfin déclaré vouloir tirer les «conclusions» de cette affaire, qui a soulevé de vives polémiques 11 jours après l’arrivée du navire affrété par SOS Méditerranée à Toulon avec 230 migrants à bord, dans un premier temps enfermés dans une «zone d’attente» internationale. La semaine précédente, le ministre de l’Intérieur avait évoqué l’expulsion d’une quarantaine de ces migrants, mais dans les faits, la plupart ont été libérés par décision de justice. Le ministre de l’Intérieur a en outre évoqué ce même 22 novembre un retour par avion au Mali de deux migrants, sans donner plus de détails. 



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