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Navee fait la guerre à la contrefaçon grâce à l’intelligence artificielle

ByVeritatis

Fév 12, 2024


Une start-up française baptisée “Navee” s’est engagée pour mettre un terme à la contrefaçon en ligne. Elle s’appuie pour cela sur l’intelligence artificielle qui lui a permis de traiter plus de 50 millions d’images et sauver quelques marques au passage.

La contrefaçon, c’est 3,3% du commerce mondial, et 10% du chiffre d’affaires mondial du luxe. Un tiers des Français se sont déjà fait avoir. Or, les particuliers ne sont pas les seuls à pâtir de ces arnaques ; des centaines de marques mondiales perdent à cause de cela des centaines de millions d’euros. “Une catastrophe économique, mais aussi humaine, puisque la plupart des producteurs de contrefaçons œuvrent dans des conditions de travail et environnementales épouvantables”, explique Matteo Amerio, cofondateur de Navee. Aussi a-t-il décidé d’agir, avec Matthieu Daviet.

Depuis les États-Unis, ils développent ensemble une technologie de “computer vision” pour analyser les tonnes de contrefaçons dont sont noyés les sites Internet de vente en ligne. Forts de cet outil, ils fondent Navee en France, et lèvent 2,5 millions d’euros. Quatre ans plus tard, ils obtiennent reconnaissance.

Comme le rapporte le média Maddyness, leur intelligence artificielle “décrypte les éléments visuels, graphiques et textuels spécifiques à chacun de [leurs] clients […], ce qui permet de localiser et maîtriser rapidement le contenu en ligne, mais aussi d’automatiser leur suppression, allant jusqu’à identifier les réseaux qui se dissimulent derrière.”

En novembre dernier, la start-up a été élue solution la plus innovante dans le monde de la propriété intellectuelle par la International Trademark Association (INTA). Aujourd’hui, elle fait partie du comité d’anti-contrefaçon de cette même association, qui lutte contre la contrefaçon à travers le monde.

Pour Matteo Amerio, “l’ambition est à la fois de mener des actions de sensibilisation, mais aussi de fédérer les plateformes de marques autour de technologies non plus réactives, mais proactives, et d’intégrer des discussions mondiales regroupant les gouvernements et marques afin de faire avancer de manière significative la lutte contre la fraude”.





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