La numéro deux de l’Assurance maladie alerte sur le risque d’un budget « d’extrême droite » : simple mise en garde ou prise de position politique ?


Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), a provoqué de vives réactions après un message publié sur LinkedIn. Elle y exprimait son inquiétude face à une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, estimant qu’« en cas de dissolution, l’extrême droite arrivera au pouvoir ». Dans son message, elle évoque le risque d’un « budget d’extrême droite » et cite la possible suppression de l’aide médicale d’État, la fin des aides aux énergies renouvelables ou la réduction des dépenses publiques dans des domaines essentiels.

Si ses propos se veulent un appel à la vigilance, ils ont suscité la colère de plusieurs élus du Rassemblement national, qui dénoncent une « violation du devoir de réserve » d’une haute fonctionnaire. Marguerite Cazeneuve occupe en effet un poste clé au sein d’un organisme public et son expression politique interroge sur la frontière entre alerte citoyenne et prise de position partisane.

Tout droit issue du cercle rapproché du pouvoir, l’actuelle numéro deux de la CNAM est diplômée d’HEC, passée par McKinsey, ex-conseillère d’Emmanuel Macron, ancienne collaboratrice d’Olivier Véran, fille et sœur de députés de la majorité (rien que ça !), elle est aussi l’épouse du ministre de la Santé Aurélien Rousseau, contraint par décret à se déporter des dossiers de la CNAM depuis 2023. Si ça ce n’est pas de l’entregent…

Face aux critiques, Marguerite Cazeneuve assume son propos : « Le devoir de réserve ne consiste pas à attendre placidement la restauration du régime de Vichy », a-t-elle répondu à un député RN sur les réseaux sociaux. Certainement pas sans une pointe d' »humour », en ce moment où les eaux minérales sont pointées du doigt.

Reste à savoir si son intervention relève de l’expression légitime d’une inquiétude institutionnelle ou d’un positionnement politique assumé — une nuance d’autant plus sensible à l’approche d’éventuelles élections législatives. Mais chez ces gens-là, tout semble permis.





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