Le 6 novembre, dans L’Express, plus de 800 dirigeants d’entreprise ont dénoncé une fiscalité qu’ils jugent punitive, une dérive budgétaire qui menace la compétitivité et la souveraineté économique du pays.
Pour ces dirigeants, la France n’étouffe pas sous les dettes, mais sous la méfiance politique envers la création de valeur. Leur tribune accuse une fiscalité devenue idéologique, « pensée comme une sanction » plutôt que comme un levier d’équilibre. Alors que la France détient déjà le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé d’Europe, les signataires redoutent de nouvelles hausses qui « anéantiraient croissance, emploi et recettes fiscales ».
Les chiffres qu’ils avancent ne laissent guère de place au doute. Les impôts de production atteignent 4,6 points de PIB, soit le double de la moyenne européenne. Les cotisations patronales flirtent avec les 10 points contre 7,6 dans la zone euro. « Ces écarts minent notre compétitivité, notre attractivité et, à terme, notre souveraineté économique », préviennent-ils. L’ombre de la taxe Zucman, rejetée fin octobre mais susceptible de revenir d’ici 2027, plane comme une menace sur leurs investissements. « Comment investir, recruter ou former sereinement avec une telle épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ? », interrogent-ils.
En clair, ils exigent que l’économie réelle reprenne le dessus sur les postures. « Le consentement à l’impôt, oui. La spoliation, non. Trop, c’est trop », tranchent-ils.