Des bars et boîtes de nuit français bannissent les bougies incandescentes après le drame de Crans-Montana — RT en français



La tragédie survenue à Crans-Montana lors du réveillon du Nouvel An, où un incendie a causé la mort de dizaines de personnes, provoque une onde de choc dans le secteur de la nuit. Soupçonnées d’être à l’origine du feu, les bougies incandescentes sont désormais retirées par plusieurs établissements français soucieux d’éviter un scénario similaire.

L’origine de l’incendie survenu dans la nuit du Nouvel An à Crans-Montana, en Suisse, semble de plus en plus claire. Selon la procureur général du canton du Valais, Béatrice Pilloud, « tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes, ou des feux de Bengale, qui ont été mis sur les bouteilles de champagne, et le tout a été approché de trop près du plafond ». Elle évoque un « embrasement rapide, très rapide, et général » ayant rapidement échappé à tout contrôle.

Le sinistre s’est déclaré dans un bar très fréquenté de la station, où plusieurs dizaines de jeunes célébraient le passage à 2026. Le bilan est lourd : au moins 40 morts et 119 blessés. Les enquêteurs s’appuient sur des vidéos, des auditions de témoins et des constatations sur place. L’enquête s’oriente désormais vers les conditions de sécurité, les matériaux utilisés dans l’établissement, et les responsabilités des gérants déjà entendus par les autorités.

Réaction immédiate dans plusieurs établissements français

En réaction, plusieurs établissements français ont annoncé la suppression immédiate de ces bougies festives. Dans les Vosges, la discothèque Le Replay a communiqué : « Ne pouvant rester insensible au drame de la Suisse, nous avons décidé au Replay d’arrêter les fontaines lumineuses même si l’établissement procède tous les ans à des contrôles de sécurité incendie avec des normes très rigoureuses ». Les dispositifs seront remplacés par des fontaines à LED, sans flamme ni étincelle.

À Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), un bar adopte la même mesure, précisant respecter déjà les normes de sécurité les plus strictes. D’autres établissements ont également annoncé l’interdiction de ces accessoires « par principe de précaution et par respect pour les victimes et leurs familles », tout en appelant à « réfléchir à des solutions concrètes ».

Ces décisions ont directement été saluées. « Bravo, une tragédie doit amener à réfléchir et à faire mieux. Super idée de remplacer par des LEDs », écrit une internaute.

Des risques connus et des règles souvent ignorées

Un expert en sécurité rappelle que les flammes nues sont « strictement interdites » dans les établissements recevant du public. Si elles sont utilisées, cela doit faire l’objet de dérogations avec des mesures strictes de compensation.

Il souligne également le rôle des matériaux inflammables dans l’aggravation des sinistres. Certains, une fois en feu, dégagent des gaz toxiques comme l’acide cyanhydrique ou sulfurique, potentiellement mortels en quelques minutes. « Si vous ne partez pas tout de suite ou s’il y a un effet de panique, vous n’arriverez même pas à la sortie de secours », prévient-il.

À ce jour, huit ressortissants français sont toujours portés disparus. Plusieurs blessés graves ont été transférés vers des centres spécialisés. Le secteur de la nuit, sous le choc, semble prêt à revoir certaines pratiques pour éviter d’autres drames.



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