Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales : une décision majeure et ses répercussions


Le 7 janvier 2026, le président Donald J. Trump a signé un mémorandum présidentiel ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, jugées contraires aux intérêts américains. Cette mesure, issue d’un examen approfondi mandaté par le décret exécutif 14199 du 4 février 2025, marque un tournant significatif dans la politique étrangère américaine, privilégiant la souveraineté nationale et la réduction des dépenses jugées inutiles. Selon la Maison Blanche, ces retraits visent à mettre fin au financement par les contribuables américains d’entités qui promeuvent des agendas « globalistes » au détriment des priorités américaines. Le secrétaire d’État Marco Rubio a qualifié ces institutions de « redondantes, mal gérées, inutiles, gaspilleuses ou capturées par des acteurs hostiles ».

Cette annonce a suscité des réactions vives sur la scène internationale, avec des soutiens soulignant une « remise à zéro » nécessaire et des critiques dénonçant un repli isolationniste.

 
Les catégories d’organisations concernées

Les organisations visées sont divisées en deux grandes catégories : les entités non affiliées aux Nations Unies (35) et celles liées à l’ONU (31). Cette classification reflète une critique plus large des institutions multilatérales, accusées de promouvoir des idéologies progressistes comme les mandats DEI (diversité, équité, inclusion), les campagnes pour l’équité de genre ou l’orthodoxie climatique, au détriment de la souveraineté américaine.

Pour les organismes principaux, nous présentons ci-dessous sa date de création, son budget (le plus récent disponible, avec l’année) et une liste de réalisations clés, vérifiées à partir de sources réputées fiables et sites officiels.

Organisations non affiliées aux Nations Unies

Cette catégorie inclut des forums spécialisés sur l’environnement, l’énergie, la sécurité et la culture. Parmi les plus notables :

  • Le Pacte pour une énergie sans carbone 24/7 (24/7 Carbon-Free Energy Compact) créé en septembre 2021. Le budget de cette organisation n’est pas disponible dans les sources consultées. 

    ENERGY

    Parmi les réalisations on compte le lancement d’une initiative globale pour accélérer la transition vers un secteur électrique sans carbone ; un partenariat avec Sustainable Energy for All et UN-Energy ; l’appel à rejoindre pour la COP26 ; le développement de principes et actions pour la décarbonisation horaire des réseaux électriques ; la publication de rapports et études de cas sur la transition énergétique équitable ; un programme avec C40 et Google pour des villes sans carbone 24/7 ; la mobilisation d’acteurs pour des politiques, achats et outils favorisant l’énergie sans carbone ; le soutien à des villes pilotes comme Londres, Copenhague et Paris ; la réduction des émissions via un « adéquation » horaire d’énergie propre ; et un partenariat public-privé pour décarboniser les grilles électriques mondiales.
     

  • L’Alliance solaire internationale (International Solar Alliance), créée le 30 novembre 2015. Son budget actuel n’est pas disponible avec une contribution indienne initiale de 1,75 milliard de roupies pour le campus et les cinq premières années. 

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    Parmi les réalisations recensées : une proposition par Narendra Modi en 2015 ; le lancement à la COP21 ; un accord-cadre signé par 102 pays en 2016 ; un partenariat avec la Banque mondiale pour mobiliser 1 trillion de dollars en investissements solaires d’ici 2030 ; le lancement du Global Solar Atlas ; un soutien à l’objectif indien de 100 GW solaires d’ici 2022 ; l’attraction de plus de 120 membres ; la coopération en R&D solaire dans les pays en développement ; un engagement pour l’énergie solaire abordable dans les communautés isolées ; et la facilitation de la coopération globale en politique solaire.
     

  • Le Panel intergouvernemental sur l’évolution du climat (Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC), créé en 1988, avec un budget d’environ 6 millions d’euros en 2021 et moins de 8 millions en 2022. 
     

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    Les réalisations identifiées : la fourniture d’informations scientifiques pour les politiques climatiques ; le partage du Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore ; l’influence sur l’Accord de Paris 2015 via le cinquième rapport ; le rapport spécial sur le réchauffement de 1,5°C en 2018 ; sixième rapport d’évaluation (2021-2023) comme avertissement le plus fort sur les changements climatiques ; les rapports sur le climat et les terres (2019) et sur l’océan/cryosphère (2019) ; les méthodologies pour estimer les émissions de gaz à effet de serre (directives 2006 et raffinements 2019) ; et des information des négociations annuelles de l’UNFCCC.
     

  • L’Union internationale pour la conservation de la nature (International Union for Conservation of Nature, IUCN), créée le 5 octobre 1948, avec un budget de 140,7 millions de CHF (148 millions USD) en 2019. 
     

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    Parmi les réalisations : la compilation de la Liste rouge des espèces menacées ; une contribution aux conventions internationales (Patrimoine mondial 1972, CITES 1974, Ramsar 1975) ; la publication de la Stratégie mondiale de conservation (1980) et de la Charte mondiale pour la nature (1982) ; la création du WWF en 1961 ; la publication de Caring for the Earth (1991) ; établissement du Programme entreprise et biodiversité (2003) ; la définition et promotion des solutions fondées sur la nature (2016) ; des nouvelles catégories de membres pour les peuples autochtones (2016) et gouvernements subnationaux (2021).
     

  • Le Forum mondial sur l’expertise cyber (Global Forum on Cyber Expertise, GFCE), créé en 2015 dont le budget n’est pas disponible. 

    gfce

    Au nombre de réalisations on compte : la promotion du partage de connaissances en cybersécurité ; des initiatives globales de renforcement des capacités cyber ; la publication du Global Cyber Expertise Magazine ; la collaboration avec l’Union africaine, UE, OEA ; l’établissement du Comité de coordination pour le renforcement des capacités cyber en Afrique ; des projets en Afrique avec la Fondation Gates ; l’indice NCSI pour évaluer la sécurité numérique des pays ; l’initiative Triple-I pour la sécurité des infrastructures internet ; ateliers régionaux multistakeholders depuis 2018 ; le soutien à l’adoption de normes comme DNSSEC, RPKI ; et le partenariat pour la cybersécurité commune.
     

  • L’Organisation internationale pour les énergies renouvelables (International Renewable Energy Agency, IRENA), créée le 26 janvier 2009, avec un budget de 55 millions USD en 2022. 

    IRENA

    Ses réalisations : la première organisation internationale dédiée aux énergies renouvelables ; la facilitation de la coopération et adoption durable des renouvelables ; le rapport REthinking Energy (2014) pour accélérer l’adoption ; des statistiques sur les capacités renouvelables depuis 2013 (582 GW ajoutés en 2024) ; la contribution à l’Accord de Paris, Agenda 2030, G7/G20 ; 169 membres en 2025 ; et la déclaration de l’ONU pour la Journée internationale de l’énergie propre (26 janvier) en 2023.
     

  • Le Groupe d’étude international sur le plomb et le zinc (International Lead and Zinc Study Group, ILZSG), créé en mai 1959 avec un budget non disponible. Les réalisations incluenr : le premier des trois groupes d’étude UN similaires ; un forum pour discuter des enjeux plomb/zinc et transparence de marché ; des bulletins mensuels sur offre/demande/stocks/prix ; des études sur le marché mondial ; des sous-comités sur statistiques, mines/fonderies, environnement/recyclage ; des rapports comme Lead and Zinc Statistics, annuaires mondiaux des usines/mines, Market for Lead, réglementations environnementales, projets nouveaux mines/fonderies ; la coordination avec industrie via panel consultatif ; et des affiliation à UNCTAD, UNIDO, UNEP.

 

Organisations affiliées aux Nations Unies

Les retraits des entités onusiennes touchent des domaines variés comme l’économie, les droits humains, la paix et l’environnement. Exemples clés :

  • Le Département des affaires économiques et sociales (Department of Economic and Social Affairs, DESA), créé en 1948, avec un budget non disponible. 

    DESA

    Les réalisations comprennent : le Suivi des sommets et conférences ONU ; l’assistance aux pays pour l’agenda et décisions en défis économiques/ sociaux/ environnementaux ; le soutien à la coopération pour le développement durable via l’Agenda 2030 et 17 ODD ; des produits analytiques, conseils politiques, assistance technique ; est membre du Groupe de développement des Nations Unies ; fusion en 1997 de trois départements ; et la promotion de l’Initiative Ceinture et Route chinoise.

  • Le Conseil économique et social (ECOSOC), créé le 26 juin 1945.avec un budget non disponible. 

    ESC

    Les réalisations identifiées : le forum central pour les enjeux économiques et sociaux ; la coordination de 15 agences spécialisées, 8 commissions fonctionnelles, 5 commissions régionales ; l’élection des conseils pour UNICEF, PNUD, HCR ; la revue de la liste des pays les moins avancés ; être hôte du Forum politique de haut niveau sur le développement durable ; les sessions annuelles et réunions avec ministres des finances (Banque mondiale/FMI) ; la supervision de plus de 1 600 ONG avec statut consultatif ; l’expansions en 1965 et 1973 pour représentation géographique ; remplacement de commissions (Droits de l’homme par Conseil en 2006, Développement durable par HLPF en 2013) ; et la promotion des ODD via commissions régionales.

  • Commissions régionales :
    • Commission économique pour l’Afrique (ECA) créée en 1958 avec une nouvelle fois un budget non disponible.

      ECA

      Les réalisations incluent :  la promotion de la coopération économique en Afrique ; le regroupement de 54 membres ; le mandat pour développement économique/social, intégration régionale ; les divisions sur statistiques, politique macroéconomique, etc. ; des outils pour intégrer ODD et Agenda 2063 ; forums régionaux pour développement durable ; la mise en place de « Facilité de liquidité et de durabilité » (2021). Son siège est à Addis-Abeba et elle comprend 5 bureaux sous-régionaux.
       

    • Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (ECLAC) : Créée en 1948 (ajout Caraïbes en 1984). 

      ECLAC

      Les réalisations comprennent : l’encouragement de la coopération économique ; publication de statistiques via CEPALSTAT ; accords avec institutions comme le Centre brésilien pour études stratégiques ; implémentation des ODD (17, 8, 10, 16) ; Debt-for-Climate Adaptation Swap et Fonds de résilience caribéen (2016) ; paradigme régional d’égalité multidimensionnelle et keynésianisme environnemental global.
       

    • Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (ESCAP), créée le 28 mars 1947 (renommée en 1974) avec un budget non disponible.

      ESCAP

      Ses réalisations : l’augmentation de l’activité économique en Asie ; l’assistance à la reconstruction post-guerre ; la réflexion économique et sociale ; couverture de 4,1 milliards de personnes ; il regroupe 53 membres, 9 associés avec 5 bureaux sous-régionaux ; le soutien aux ODD (1) (objectifs de développement durable) via SDG (Objectifs de développements soutenables)  Rapid Response et Helpdesk ; et l’interaction débiteurs/créanciers pour États insulaires du Pacifique.

    • Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA) créée le 9 août 1973 (ajout « social » en 1985). Avec un budget de 27,4 millions USD en 2017 (dont 19,9 millions réguliers), ses réalisations sont : la promotion du développement en Asie occidentale avec 21 membres ; le travail avec Ligue arabe, CCG, OIC ; l’initiative Climate/SDGs Debt Swap (2020) ; le rapport 2019 sur les femmes dans le monde judiciaire arabe ; l’absorption de UNESOB. Le siège est à Beyrouth depuis 1997.

      ESCWA

       

  • La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UN Framework Convention on Climate Change, UNFCCC), créée le 9 mai 1992 (entrée en vigueur 1994). Le budget n’est pas disponible. 

    CLimate change

    Parmi les réalisations : création d’un cadre pour coopérer contre interférence humaine dangereuse ; l’objectif de stabiliser gaz à effet de serre ; la base pour Protocole de Kyoto (1997) et Accord de Paris (2016) ; mécanismes financiers comme Green Climate Fund (13,5 milliards USD en 2023) ; l’Action for Climate Empowerment (2015) ; la UN Race-to-Zero (2021) ; le Prix Prince/Princesse des Asturies 2016 ; la facilitation des rapports IPCC ; les cibles d’émissions quantifiées ; et des lignes directrices pour les politiques climatiques nationales.
     

  • Le Fonds des Nations Unies pour la population (UN Population Fund, UNFPA) créé en 1969 avec un budget de 848 millions USD en 2016 (353 millions pour des ressources de base). 

    UNFPA

    Les réalisations incluent : des programmes dans plus de 144 pays ; la plus grande source multilatérale de financement pour population/santé reproductive ; des campagnes contre mariage d’enfants, violence de genre, fistule obstétricale, mutilations génitales ; une campagne globale contre fistule dans 50+ pays ; programme avec UNICEF (44 millions USD en 2007) pour réduire mutilations génitales ; la contribution aux ODD 3,4,5 ; le rapport 2025 sur déclin fertilité globale. C’est aussi un membre fondateur du Groupe de développement ONU.
     

  • Le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (UN Human Settlements Programme, UN-Habitat), créé en 1977, son budget n’est pas disponible. 

    UN

    Les réalisations comptent : considération sur l’Issue de Habitat I (1976) ; la promotion de villes durables ; le mandat de l’Agenda Habitat (1996) ; des missions de travail dans 70+ pays sur 7 domaines ; la création du World Urban Forum (2001) ; la campagne World Urban pour Nouvel Agenda Urbain (2016) ; la Journée mondiale de l’Habitat ; le Prix Scroll of Honor (1989) ; le Comité consultatif des autorités locales (2000) et un engagement pour villes sans bidonvilles.
     

  • Le Fonds pour la consolidation de la paix (Peacebuilding Fund),créé en octobre 2006 avec un budget cible initial de 250 millions USD. Les réalisations : l’activation pour Burundi et Sierra Leone ; l’allocation de 35 millions USD chacun ; 12 projets au Burundi (26,9 millions USD) sur gouvernance, sécurité, justice ; 7 projets en Sierra Leone (16 millions USD) sur gouvernance, sécurité, jeunesse ; le financement d’urgence pour Côte d’Ivoire (700 000 USD) menant à l’Accord d’Ouagadougou ; le financement pour République centrafricaine (802 000 USD) pour dialogue politique.
     
  • L’Université des Nations Unies (UN University, UNU) créée en décembre 1972 (inaugurée 1975) avec un budget de 124,8 millions USD (2022-2023). 

    UNU

    Parmi les réalisations : la première université internationale ; l’autorisation de diplômes postgradués depuis 2010 ; l’accréditation par NIAD-UE (2015) ; un réseau d’instituts dans 12 pays ; la recherche sur la paix/gouvernance, développement/inclusion, environnement/climat/énergie ; le plan stratégique 2020-2024 ; un siège à Tokyo avec statut diplomatique ; des instituts comme UNU-CPR, UNU-EHS, UNU-WIDER.
     

  • Le Forum mondial contre le terrorisme (Global Counterterrorism Forum, GCTF), créé le 22 septembre 2011 avec un budget non disponible. Ses réalisations incluent: la mise en place d’un corps multilatéral avec 30 membres fondateurs ; le développement de bonnes pratiques ; le soutien de documents comme bonnes pratiques sur genre et PCVE (2015) ; le mémorandum de Neuchâtel sur la justice juvénile en contexte antiterroriste ; une boite à outil sur l’éducation pour PCVE ; un manuel de formation ; des initiatives pour réhabilitation des extrémistes violents ; l’addendum à La Haye sur nexus crime organisé/terrorisme ; et un soutien à la stratégie UN contre terrorisme.

 

Les conséquences pour ces organismes

Le retrait américain, en tant que premier contributeur financier à de nombreuses organisations internationales (jusqu’à 22 % du budget de l’ONU), aura des impacts profonds. D’abord, une perte financière massive : les États-Unis versent des milliards annuellement, et ce départ pourrait entraîner des fermetures de projets, des réductions de personnel et une diminution de l’efficacité opérationnelle. Par exemple, pour l’UNFPA, qui travaille sur la santé maternelle et infantile, ou l’UNFCCC, le manque de fonds américains risque de freiner les efforts globaux contre le changement climatique, en donnant à d’autres nations un prétexte pour retarder leurs engagements. Sachant que de nombreux scientifiques demandent une réouverture des débats sur le changement climatique et ses causes humaines.

Sur le plan opérationnel, l’absence des États-Unis – un acteur influent en termes de diplomatie et d’expertise – affaiblira la légitimité et l’influence de ces organismes. Pour l’IPCC, cela pourrait compliquer la production de rapports scientifiques crédibles, favorisant ainsi le débat entre scientifiques, débat qui est aujourd’hui unilatéralement axé sur le réchauffement climatique avec une censure des personnes qui s’y opposent. Ce qui est aujourd’hui considéré comme de la désinformation sur le climat devrait donc être remis en cause. Des experts soulignent, sans toutefois apporter d’éléments probants, que cela crée un vide que des puissances rivales comme la Chine ou la Russie pourraient exploiter, altérant les dynamiques de gouvernance mondiale. Enfin, pour des entités comme le Global Counterterrorism Forum, le retrait pourrait pousser les pays à une coopération accrue de leurs agences de sécurité nationale,afin d’éviter les couches administratives non opérationnelles de ces organismes, rendant ainsi une efficacité accrue face à des menaces transnationales.

Des réactions sur X illustrent la polarisation : certains saluent un « coup de maître pour la souveraineté », tandis que d’autres craignent une « isolation » accrue.

 
Les conséquences pour la France

La France, fervent défenseur du multilatéralisme et hôte de plusieurs institutions internationales (comme l’UNESCO à Paris), sera particulièrement touchée. D’abord, sur le climat : le retrait des États-Unis de l’UNFCCC – l’accord de Paris adopté en 2015 dans la capitale française – affaiblit les efforts globaux que la France priorise. Cela pourrait accroître la pression sur l’Union européenne et la France pour compenser les financements manquants, avec des implications budgétaires pour les contributions au climat (la France est un contributeur majeur). De plus, le départ de l’Alliance solaire internationale, co-fondée par la France et l’Inde, risque de ralentir les initiatives en énergies renouvelables, un pilier de la diplomatie française de plus en plus challengé par des experts comme Fabien Bouglé.

Diplomatiquement, cela devrait entrainer des tensions dans les relations transatlantiques, la France ayant critiqué les retraits américains passés (comme de l’OMS ou de l’UNESCO). Un vide américain pourrait renforcer l’influence chinoise dans ces forums, contraignant la France à redoubler d’efforts pour maintenir l’équilibre multilatéral, ou alors pour justifier de continuer à les financer, de pousser à la réforme ces organisations aux objectifs flous et aux réalisations peu quantifiables en termes d’impact réel.

Économiquement, des secteurs comme l’énergie et l’environnement pourraient souffrir d’une coopération réduite, affectant les entreprises françaises impliquées dans des projets internationaux, cependant des experts s’accordent pour dire que d’autres solutions probablement plus efficaces avec moins d’intervention devraient voir le jour avec une recherche d’efficacité accrue. Enfin, sur le plan sécuritaire, le retrait de forums comme le Global Counterterrorism Forum pourrait compliquer la lutte antiterroriste, un enjeu clé pour la France, même si cette initiative n’avait pas de résultats particulièrement probants.

En conclusion, cette décision renforce l’approche « America First » de Trump, mais elle pourrait isoler les États-Unis tout en fragilisant le système multilatéral existant ou alors provoquer un véritable choc avec la prise de connaissance des citoyens sur ces instances couteuses dont certaines ont des budgets opaques. 

Pour la France, elle représente un défi pour préserver ses intérêts dans un monde plus fragmenté, les pro-Europe n’hésiteront pas à utiliser cette décision pour appeler à une diplomatie renforcée au sein de l’UE alors qu’il serait peut-être temps d’interroger les Français sur leur volonté par le biais d’un référendum comme le président Macron l’avait évoqué lors de ses vœux de 2025. 

Des analyses futures évalueront l’ampleur réelle de ces changements, mais l’impact immédiat est déjà palpable.

 

(1) Voici la liste des 17 ODD :

  1. Pas de pauvreté
  2. Faim « zéro »
  3. Bonne santé et bien-être
  4. Éducation de qualité
  5. Égalité entre les sexes
  6. Eau propre et assainissement
  7. Énergie propre et d’un coût abordable
  8. Travail décent et croissance économique
  9. Industrie, innovation et infrastructure
  10. Inégalités réduites
  11. Villes et communautés durables
  12. Consommation et production responsables
  13. Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques
  14. Vie aquatique
  15. Vie terrestre
  16. Paix, justice et institutions efficaces
  17. Partenariats pour la réalisation des objectifs

 





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