Internet depuis l’espace : Starlink obtient l’accord pour 7 500 satellites de plus


Le 9 janvier, à Washington, la FCC a autorisé SpaceX à déployer 7 500 satellites Starlink supplémentaires. Un tournant stratégique qui porte la constellation à 15 000 engins en orbite basse et redessine les équilibres de la connectivité mondiale, entre prouesse technologique, enjeux géopolitiques et pression sur l’espace.

En validant l’extension de Starlink, la Commission fédérale des communications américaine donne à SpaceX les moyens d’optimiser couverture et performances de son réseau. L’objectif est clair : un internet haut débit, à faible latence, accessible partout, y compris via des services mobiles « direct-to-cell ». Une ambition qui transforme l’orbite basse en nouvelle frontière industrielle.

Ce feu vert reste toutefois encadré. En 2022, la FCC avait freiné les ardeurs de SpaceX, invoquant « les préoccupations relatives aux débris orbitaux et à la sécurité spatiale ». Depuis, l’entreprise a abaissé l’altitude de ses satellites, de 550 à environ 480 kilomètres, afin de réduire les risques de collision. « La probabilité globale de collision » s’en trouve diminuée, a assuré sur X Michael Nicolls, vice-président de l’ingénierie Starlink. Une stratégie technique qui rassure le régulateur, sans faire disparaître les craintes d’une saturation durable de l’espace.

Au-delà de la performance, Starlink s’impose comme un outil d’influence. En Ukraine, en Iran ou au Venezuela, le service a permis de contourner coupures et censures. « L’Iran est désormais hors ligne depuis 96 heures… », alertait NetBlocks le 12 janvier. Le président de la FCC Brendan Carr salue une décision qui « change la donne » et affirme : « Le président Trump restaure le leadership technologique de l’Amérique. » Selon The Epoch Times, Starlink compte désormais plus de 9,2 millions d’utilisateurs dans 155 pays. Reste une question : peut-on confier l’infrastructure critique de l’information mondiale à une constellation privée sans précédent ?





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