Couture, cuisine et bricolage : François Ruffin défend le retour du concret à l’école


Passé sous les radars, François Ruffin a remis sur la table une idée de changement pour l’éducation française : enseigner au collège la cuisine, la couture et le bricolage, entre autres choses pratiques. Une proposition qui a le mérite d’interroger la finalité de l’école, alors que le ministère concentre ses efforts sur les « fondamentaux ».

On est loin du « choc des savoirs » que nous présentait Gabriel Attal. François Ruffin défend publiquement l’idée de réintroduire à l’école des savoirs concrets, loin des abstractions académiques. « Bricoler je ne sais pas faire, cuisiner je ne sais pas faire, jardiner je ne sais pas faire, et il me semble que l’école de demain doit être une école où on apprend aussi tout ça, des savoirs concrets. » Certains y retrouveront la déconnexion des députés, mais le propos est assumé. C’est même un constat de bon sens : pourquoi ne vise-t-on pas l’autonomie plutôt que l’excellence scolaire ?

Pour lui, comme il l’explique à Marianne, ces apprentissages prendraient la forme de modules encadrés, dotés d’objectifs pédagogiques précis et d’horaires dédiés, dans la lignée des anciens travaux manuels ou de la technologie appliquée. Savoir recoudre un bouton ou préparer un repas simple n’est pas anecdotique pour des adolescents appelés à vivre seuls, voire à construire une famille.

Malheureusement, pour l’heure, le ministère de l’Éducation nationale déploie le « choc des savoirs », recentré sur le français et les mathématiques, sous l’arbitrage du Conseil supérieur des programmes. Or, ajouter sans retrancher relève de l’équation impossible. Enseignants et syndicats y voient un levier potentiel pour raccrocher certains élèves, tout en alertant sur les moyens matériels, la sécurité et la formation nécessaire. Qui vivra verra !





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