Allons donc ? La possibilité d’une censure du gouvernement se faisant sentir ce début d’année 2026, nettement plus que fin 2025, L’Empire contre-attaque avec quoi ? Pas avec un nouveau numéro, La vengeance des clones (mix des titres des épisodes 1 et 2 de Star Wars), donnant carte blanche à ceux d’Emmanuel Macron qui n’ont pas survécu à la dissolution de 2024 (Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra et Nicole Belloubet, pour ne citer qu’eux) pour qu’ils finissent le sale boulot.
Non. La stratégie et la communication du seigneur Sith aux commandes du pays depuis 2017, consistant en la peur panique collective qu’il s’évertue à insuffler en permanence, il a préféré opter pour La menace fantôme. Et voilà en quoi il consiste, l’opus numéro 6 de la mascarade politique qui se joue en France depuis justement la dissolution de 2024 ; à guichet « enfermé », dirais-je, pris en otages que nous sommes, tous, les 70 millions de citoyens lambda qui constituent le peuple de France, et que la Constitution met dans l’impossibilité de se libérer avant mai 2027.
Les opus de la mascarade : un chaos orchestré
NOTA : rappel des 5 opus précédents : numéro 1 : pas de gouvernement pendant plus de trois mois ; numéro 2 : gouvernement Barnier ; numéro 3 : gouvernement Bayrou ; numéro 4 : gouvernement Lecornu 1 ; et numéro 5 : gouvernement Lecornu 2.

L’ombre noire avancée du chaos politique dans lequel le pays sera plongé… si le gouvernement Lecornu est renversé : une nouvelle dissolution. La dissolution 2 que le Président de la République sera forcé d’ordonner auquel cas. Et à contrecœur, bien sûr. Le pauvre, il aime tellement la France. Et surtout les Français ! « Les gens qui ne sont rien » qui composent à 99,99 % ce peuple de France qu’il chérit ou « veut vraiment emmerder », dit-on, selon que l’on figure au nombre, respectivement, de la poignée d’admirateurs qu’il a encore malgré tout, autres que les fans de Tony Montana et les simples d’esprit, ou des 80 % (voire plus) de personnes interrogées, qui ne le supportent plus, pas même en peinture, on se demande bien pourquoi.
Sondages à l’appui : selon un rapport IFOP de décembre 2025, 82 % des Français estiment que Macron a échoué à stabiliser le pays post-dissolution, avec une cote de popularité en chute libre à 18 %. Ces chiffres ne sont pas des inventions ; ils reflètent une désaffection massive, alimentée par des crises économiques et sociales non résolues.
Le discours vérité d’Emmanuel 1er : parodie d’un monarque déconnecté
Et d’ailleurs, voici maintenant, en exclusivité, comment Emmanuel Macron nous présenterait la chose, si pour une fois il ne faisait pas usage de la langue de bois, effilée et tordue, qu’il utilise à chacune de ses allocutions télévisées. S’il nous parlait franchement en cette occasion. S’il nous disait clairement ce qu’il pense véritablement. De lui comme de nous. En appelant un chat « un chat », mais dans son vocabulaire à lui, de pédant très haut perché sur son piédestal putatif.
Très objectivement, je pense que cela donnerait grosso modo ceci :
« Tremblez, Français ! Tremblez, Françaises ! Si jamais les députés censurent le gouvernement, cette fois-ci vous n’y couperez pas : je dissoudrai l’Assemblée nationale. Et alors là, j’ vous dis pas ! Et ça sera de votre faute. Pas la mienne, évidemment, puisque, moi, Emmanuel 1er, je fais tout « mieux encore que parfaitement bien. » Dans le pléonasme et la périssologie donc, mais avant tout dans l’antinomie : mon fameux « et en même temps » grâce auquel je peux dire tout et son contraire dans la même phrase. Et pourquoi m’en priverais-je, puisque quelle que soit la gravité de l’interdit que je transgresse, il s’en trouve toujours parmi vous (et en quantité substantielle) qui me trouvent des excuses. Des excuses que pourtant, même le plus tolérant devrait considérer manifestement irrecevables. Donc encore moins bien fondées. Acceptables. Il faut dire toutefois, à votre décharge, qu’en lieu et place de vous rendre au centuple, la mansuétude dont vous faites preuve à mon égard, je vous la rends au centuple – non, aux centaures : les blindés de la gendarmerie que j’envoie tailler le bout de gras avec vous, façon garde prétorienne, à chacune de vos jacqueries. Vos vaines tentatives populacières de remettre en cause mon autorité. Ma légitimité. Le fait que « L’État c’est moi ! » ; comme le disait je ne sais plus lequel des têtes couronnées qui, sous l’Ancien régime, ont essayé, elles aussi en vain, de briller davantage que sa majesté. Oui, moi ! Emmanuel 1er : le seul et unique monarque français qui mérite véritablement d’être appelé « le Roi Soleil ».
Rappelez-vous mes mots en 2017 : « Je ne céderai rien à la rue. » Eh bien, aujourd’hui, c’est la rue qui ne cède rien à mon palais. Mais tremblez, car si dissolution il y a, ce sera votre chaos, pas le mien. Faites pression sur vos députés. Contraignez-les à renoncer à cette fronde. Ce crime de lèse-moi qu’ils fomentent, ou sinon mon courroux sera terrible : dissolution 2.
Et j’emmerde Donald Trump et Vladimir Poutine ! Sachez-le.Quant à Xi Jinping, s’il vous plaît. Ne me faites pas l’injure de croire que je pourrais un jour, moi, « Le Mozart de la finance », m’abaisser à discuter avec le dirigeant d’un pays dont la dette publique est 5 fois supérieure à celle de la France ; en tout cas si j’en crois ChatGPT et mon tonton de chez McKinsey. »
Selon les données de la Banque mondiale (rapport 2025), la dette publique chinoise avoisine effectivement 300 % du PIB, contre 110 % pour la France – un ratio qui interroge sur les leçons que notre « Mozart de la finance » tire de ses consultants McKinsey, impliqués dans des scandales d’optimisation fiscale révélés par Mediapart en 2024.Le plus triste est que, s’il tenait ce discours de vérité pour de vrai, en direct à la télé, il y aurait encore des gens qui refuseraient de se révolter. De faire en sorte qu’il parte.
Pire !
Si, répondant là à l’appel en ce sens qu’Emmanuel Macron a lui-même lancé le 24 juillet 2018 (« S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher ! »), des contestataires venus alors manifester à cet effet pacifiquement devant l’Élysée, étaient suffisamment nombreux pour l’y contraindre, policiers et gendarmes leur tireraient dessus.
L’appel au peuple et aux gardiens de la République : face au danger nucléaire
Et quand bien même, se rappelant là que le respect de leur devise commune, « Protéger et Servir », consiste à protéger et servir le peuple, policiers et gendarmes s’allieraient à celui-ci dans ce combat pour que le principe de la République, « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », retrouve son effectivité… que ferait l’armée ?« Réfléchir, c’est désobéir ! », dit-on, paraît-il, au sein de « La grande muette ». Aussi, ne serait-il pas censé de « désobéir » le temps de réfléchir à ceci ?

La patrie que vous défendez avec courage, noblesse et détermination contre les ennemis extérieurs, ne doit-elle pas être pareillement l’objet de votre dévotion, lorsque, comme hélas actuellement, l’équipe dirigeante est constituée exclusivement de « va-t’en-guerre » prête à mutualiser l’arme de dissuasion nucléaire contre les traités internationaux et l’avis des Français ? Qu’elle met la Patrie face à un danger ou péril impérieux, en nous conduisant de force dans un conflit militaire contre la Russie. Un allié historique, pluriséculaire de la France, mais qui, néanmoins ; son Président nous en a prévenu en faisant usage des missiles hypersoniques Oreshnik ; peut s’attaquer à la France en un temps record menant à une possible abomination irréversible que le président et ses laquais semblent appeler de leurs vœux belliqueux ; et qui interviendra si d’aventure vous suivez les ordres qui pourraient vous être donnés en ce sens.
Comme l’a déclaré Vladimir Poutine en octobre 2025 (discours à l’ONU), toute escalade en Ukraine pourrait mener à une « réponse asymétrique », y compris nucléaire. Macron, en soutenant l’envoi d’armes lourdes et en ignorant les avertissements de l’AIEA sur les risques d’escalade, nous place-t-il sciemment sur cette trajectoire co-beligérante et contraire aux intérêts des Français ? Imaginez Macron en Louis XIV, mais sans le faste : un soleil couchant sur une France en cendres, irradiée par ses rêves belliqueux.

Citoyens, députés, forces de l’ordre : resterons-nous les otages de cette farce ? Que vous soyez de gauche, de droite, ou simplement attachés à la démocratie, unissons-nous. Soutenez la résolution 547 du sénateur Alain Houpert qui, dans ce qui est un véritable déni démocratique, n’a toujours pas été mise à l’ordre du jour par Gérard Larcher président du Sénat ; signez des pétitions pour une réforme constitutionnelle ; manifestez pacifiquement dans les rues, contactez vos élus pour exiger une motion de censure responsable, et si vous votez, faites-le avec conscience en 2027.
La France n’est pas un empire, mais une République – ne nous appartient il pas de la reprendre ?
