Comme Jean-Marie Bigard le montre dans son sketch « Vu de devant, vu de derrière », tout dépend de l’angle sous lequel on regarde une situation. En géopolitique, ce relativisme est flagrant : le « gentil » d’un camp devient le « méchant » de l’autre, selon que l’on consomme les médias américains ou ceux des BRICS.
Le cas emblématique : la capture de Maduro (3 janvier 2026)
Le 3 janvier 2026, les forces spéciales américaines (Delta Force) ont lancé l’opération Absolute Resolve : frappes aériennes sur Caracas et sites militaires, capture nocturne de Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores dans leur résidence fortifiée, exfiltration immédiate vers un navire US puis New York. Trump, depuis Mar-a-Lago, a suivi l’opération en direct comme un « show TV », sans pertes américaines.
Vu de Washington : une victoire éclatante contre un « narco-terroriste » accusé depuis 2020 de diriger un cartel de drogue massif (Cártel de los Soles), libérant le peuple vénézuélien d’une dictature corrompue. Trump se pose en Messie justicier.

Vu de Moscou, Pékin, Brasília ou Pretoria : une agression impérialiste flagrante, violation du droit international et de la souveraineté d’un État. Des frappes ont causé au moins 80 morts (civils inclus, selon le New York Times), des destructions massives à Caracas. Les BRICS dénoncent l’expansionnisme US pour le contrôle du pétrole et la suprématie du dollar.
Ce manichéisme à deux faces masque une réalité plus profonde : Occident et Orient/Asie forment souvent un seul camp – celui des élites mondialistes. Les différences (expansionnisme armé US vs. multipolarité prônée par la Chine et la Russie) servent surtout à diviser les peuples.
La vraie guerre : mondialistes contre peuples
Il n’y a pas deux camps géopolitiques qui s’affrontent, mais une guerre unique : les élites globales contre les peuples. Les mondialistes maintiennent leur domination en manipulant les opinions via des guerres proxy, des sanctions ou des interventions « humanitaires ». Ils placent des dirigeants dociles (ou félons) à la tête des États pour piller les ressources au moindre coût.
Cette manipulation prospère sous le voile de la « démocratie ». Dans les régimes officiels despotiques comme dans les démocraties de façade, les forces de l’ordre (policiers, militaires) exécutent les ordres qui mènent cette guerre contre leur propre peuple. Le degré de totalitarisme se mesure aux protections personnelles des dirigeants : plus elles sont massives, plus la dictature est profonde et le chef lâche.
L’hypocrisie à son comble : Trump, Macron et l’Iran
Trump, recordman occidental des peines de mort, a menacé l’Iran d’agir « très fort » si Téhéran exécutait des manifestants. Emmanuel Macron s’est indigné des répressions iraniennes, tout en matraquant, éborgnant et condamnant lourdement les Gilets jaunes ou opposants en France. Quant aux assassinats ciblés ordonnés par Macron (et Hollande avant lui), ils dépassent les 52 revendiqués par ce dernier – sans transparence sur les cibles ni les motifs.
Le droit français qualifie ces actes d’assassinats (art. 221-1 et 221-3 du Code pénal). L’extraterritorialité s’applique (art. 113-6 et 113-7). Pour respecter l’État de droit que ces dirigeants invoquent, pourquoi ne publient-ils pas les identités et les raisons ?
Brisez le miroir
Les commanditaires de crimes de masse trouvent toujours une « raison » (ici, le narcotrafic de Maduro) et une excuse. Tant qu’ils contrôlent la propagande et les forces de l’ordre, ils fanfaronnent. Mais l’Histoire les jugera.
Rappelons la vérité cynique d’un dictateur (dont le nom m’échappe, tant ils se ressemblent) : « La première cause de décès dans le monde, ce sont les naissances. » Woody Allen l’avait dit autrement : « La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible. » Pierre Dac, lui, préférait : « Vivre nuit gravement à la santé. »
Peuples du monde, n’est-il point tant de briser le miroir des narratifs imposés. Et d’y voir clair : la vraie guerre n’est pas entre nations, mais entre les élites et nous. Unissez-nous contre les manipulateurs, avant qu’ils ne nous divisent davantage.
Partagez si vous voyez enfin l’envers du décor.