Le Canada se prépare à une invasion états-unienne, et l’OTAN se dirige vers une guerre civile


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par Alfredo Jalife-Rahme

Ne vous y trompez pas. Après avoir signé un accord avec l’OTAN sur le Groeland, le président Trump lorgne sur le Canada. Ce qu’il avait annoncé comme une boutade, l’an dernier, pourrait devenir une réalité sous peu. L’annexion, voire uniquement des bases militaires disposant de l’extra-territorialité, suffirait à faire exploser l’OTAN. Or, ce que nous interprétons comme un «risque» serait, au contraire, une opportunité par Donald Trump qui souhaite, de toute manière, quitter l’Alliance atlantique, au plus tard à la mi 2027.

L’ambiance joyeuse du tirage au sort de la Coupe du monde par Trump et ses deux partenaires commerciaux de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) cède la place à la réalité géopolitique du «nouvel ordre mondial» qu’il tente d’instaurer unilatéralement, avec le consentement tacite de la Russie et la perplexité de la Chine.

Steve Bannon, ancien conseiller de Trump 1.0, a révélé que «le Canada est la prochaine Ukraine de Trump».

Les médias britanniques, plus actifs que jamais, s’opposent à Trump, qui a intenté un procès à la BBC, le réseau d’État monarchiste.

Le 13 janvier, Bronwen Maddox, directrice du think tank monarchiste britannique Chatham House – désormais sous le contrôle exécutif des «cavaliers khazars» mondialistes Rothschild Bank/George Soros/Larry Fink’s BlackRock/Bloomberg, considérés comme les principaux ennemis de Trump – a proclamé sa rupture avec les États-Unis et estime que le «monde est composé de deux superpuissances» qui «se disputent le pouvoir sur plusieurs fronts – l’Iran, le Venezuela, le Groenland, la Réserve fédérale» – proclamation où éclate son mépris pour la Russie, celle-ci étant devenue «très dépendante de la Chine».

Selon Daniel Bates du Telegraph, «le Canada se prépare à une invasion états-unienne», tandis que Trump a placé le drapeau US sur son réseau social Truth au Groenland, au Canada, au Venezuela et à Cuba.

Le Telegraph rapporte que «les responsables de la défense canadienne estiment qu’une invasion états-unienne par le sud pourrait submerger les défenses canadiennes en seulement deux jours. L’armée canadienne planifierait une insurrection semblable à la guerre de 20 ans menée contre les États-Unis par les moudjahidines en Afghanistan», alors que «le Canada n’aurait que trois mois au maximum pour se préparer à une invasion terrestre et maritime. Ses alliés, comme le Royaume-Uni ou la France, seraient sollicités».

Selon le quotidien canadien The Globe and Mail, le Canada «devrait recourir à une guerre non conventionnelle en raison de la puissance écrasante des États-Unis». D’après un scénario hypothétique d’invasion états-unienne, le Canada devrait «mettre en œuvre des tactiques similaires à celles utilisées par les moudjahidines en Afghanistan contre les États-Unis». Toujours selon ce scénario, les drones «pourraient infliger un maximum de pertes aux soldats US d’occupation, comme l’a fait l’armée ukrainienne contre la Russie». Mais d’où proviendraient ces drones… ? Finalement, The Globe and Mail tempère son discours belliqueux en concédant que, malgré ce scénario, «il est extrêmement improbable que les États-Unis envahissent le Canada».

Quoi qu’il en soit, le Premier ministre canadien Mark Carney, sans doute l’adversaire le plus acharné de Trump au sein de son alliance contre nature avec le président Macron (ancien employé de la banque Rothschild) et le Premier ministre britannique Starmer (lié aux intérêts de la banque Rothschild et fervent partisan de la mondialiste Kamala Harris), a déclaré au Forum économique mondial de Davos qu’un «effondrement» de l’ordre mondial s’était produit à partir du moment où Trump (sans le nommer explicitement) avait exprimé son désir de s’emparer du Groenland. Il convient de rappeler que, lors du sommet du G20 en Afrique du Sud en novembre, Mark Carney avait plaidé pour la création d’un nouveau groupe mondialiste «sans les États-Unis !».

Selon le Washington Post, alors que le monde attend le discours de Trump à Davos, où il dirige la plus importante délégation US de l’histoire, le monde est confronté à une «nouvelle réalité». Le Groenland a déjà éclipsé le Forum économique mondial de Davos, désormais contrôlé par Larry Fink de BlackRock, tandis que Macron et le Premier ministre britannique Starmer s’en prennent publiquement à Trump. Parallèlement, Trump apporte à Davos sa vision d’un «nouvel ordre mondial» destiné à remplacer une ONU en difficulté.

Kevin Hassett, catholique d’origine irlandaise de l’American Enterprise Institute (AEI) et conseiller économique de Trump, a annoncé que le président états-unien «est en train de façonner un nouvel ordre mondial, ce qu’il développera dans son discours à Davos».

Trump va-t-il enterrer l’OTAN au Davos mondialiste ?

source : La Jornada via Réseau Voltaire

traduction Maria Poumier



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