En ce mois de janvier 2026, des millions de salariés français découvrent une mauvaise surprise sur leur fiche de paie. Le salaire brut n’a pas bougé, le contrat non plus, mais le montant versé recule. Quelques euros par mois, parfois davantage. Mutuelles, transports, fiscalité : trois mécanismes techniques, entrés en vigueur au 1er janvier, expliquent cette érosion silencieuse.
Première responsable, la complémentaire santé obligatoire. Selon la Mutualité française, les cotisations augmentent en moyenne de 5 % en 2026, avec +4,7 % pour les contrats collectifs. Une hausse qui se répercute immédiatement sur la part salariale. Résultat, entre 5 et 10 euros de moins chaque mois pour de nombreux salariés. Comme le rappelle The Epoch Times, il ne s’agit pas d’une baisse de salaire mais d’un glissement mécanique du net.
Deuxième levier, plus politique qu’il n’y paraît, les frais de transport. Depuis janvier, l’exonération sociale et fiscale est strictement limitée au remboursement obligatoire de 50 %. Les employeurs qui allaient au-delà peuvent désormais être tentés de réduire leur participation. En Île-de-France, où le Navigo atteint 90,80 euros par mois, la combinaison hausse tarifaire et moindre prise en charge n’est pas bonne pour le bulletin de paie…
Enfin, le prélèvement à la source accentue la sensation de recul. Pour certains foyers, le taux a été ajusté à la hausse. Le gouvernement affirme pourtant que le budget 2026 « ne comporte aucune augmentation d’impôt pour les ménages », le barème restant indexé sur l’inflation. Reste que le net diminue pendant que la défiance augmente.