Les saisies d’avoirs criminels ont représenté 1,44 milliard d’euros en 2025, a annoncé jeudi le ministère de la Justice dans un communiqué.
Ce chiffre est en hausse de 11 % par rapport à 2024, selon cette source. Mais en 2023, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) avait déjà saisi 1,44 milliard d’euros d’avoirs criminels.
Par ailleurs, 212 millions d’euros de biens criminels ont été confisqués en 2025, c’est-à-dire transférés définitivement au profit de l’État après condamnation. Sur cette somme, 145 millions d’euros ont été versés au budget général de l’État.
Ces chiffres sont en baisse par rapport à 2024, année au cours de laquelle 244 millions d’euros avaient été confisqués et 160 millions versés au budget de l’État.
Quelque 27 millions d’euros ont été versés pour l’indemnisation des victimes en 2025, et quatre immeubles confisqués ont été affectés au profit d’associations d’utilité publique.
Le Sénat a adopté mi-janvier une proposition de loi du sénateur Les Républicains Antoine Lefèvre, soutenue par le gouvernement, visant à donner plus de moyens d’action à l’Agrasc.
Créée en 2011, cette agence est chargée de gérer les biens issus de la criminalité, qu’il s’agisse de biens immobiliers, de voitures ou de montres de luxe, ou encore d’argent liquide ou de crypto-actifs.
L’Agrasc était dirigée jusqu’à fin 2025 par Vanessa Perrée, qui a pris début janvier la tête du nouveau Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). C’est la magistrate Charlotte Hemmerdinger qui a été nommée pour lui succéder.