La Turquie est prête à « renforcer la sécurité à sa frontière » avec l’Iran en cas d’attaque américaine, a indiqué jeudi un haut responsable turc.
Les deux pays partagent plus de 550 km de frontière commune en partie sécurisée par un haut mur de séparation sur 380 km environ, « mais ce n’est pas suffisant », a estimé ce haut responsable sous couvert d’anonymat.
Ce mur, qui coupe des régions montagneuses et fortement enneigées en hiver, a été érigé afin de contenir les passages d’immigrants illégaux en provenance d’Iran et d’Afghanistan notamment, mais aussi les trafics de stupéfiants.
Surmonté de barbelés, il est doublé de tranchées où l’armée patrouille constamment et surveille 24 heures sur 24 depuis ses miradors.
La Turquie redoute un afflux de réfugiés en cas d’attaque américaine chez son voisin et plaide pour une solution négociée entre Washington et Téhéran alors que le président Donald Trump a dépêché une armada dans le Golfe, prévenant que « le temps était compté » pour le pouvoir iranien.