La nouvelle saloperie d’un président étasunien qui essaie de sauver l’Empire
Vous trouverez ci-dessous la déclaration du gouvernement cubain sur la nouvelle saloperie concoctée à la Maison-Blanche. Cuba devient, par décision présidentielle, une « menace inhabituelle et insolite » à la sécurité des États-Unis, en vertu de quoi ceux-ci puniront de tarifs douaniers (la nouvelle marotte trumpienne) les pays qui oseraient livrer du pétrole et des carburants à Cuba. La justification : Cuba est une base arrière des adversaires des États-Unis, autrement dit la Russie, la Chine, l’Iran, Hezbollah, Hamas, etc. Outre d’autres « accusations » de la même veine que vous découvrirez vous-mêmes. Le gouvernement cubain a pris des mesures extraordinaires qui portent préjudice aux États-Unis et les menacent. Le régime s’aligne sur de nombreux pays hostiles, des groupes terroristes transnationaux et des acteurs pervers qui sont des adversaires des États-Unis, et leur offre un appui, entre autres le gouvernement de la Fédération de Russie, la République populaire chinoise, le gouvernement d’Iran, Hamas et Hezbollah.
L’ordre autorise le secrétaire d’État et le secrétaire au Commerce à prendre les mesures nécessaires, dont l’émission de normes et de directives, pour mettre en place le système douanier et les mesures connexes. De même, le président pourra modifier cet ordre si Cuba ou les pays concernés prennent des mesures significatives pour aborder la menace ou pour s’aligner sur les objectifs de sécurité nationale et de politique extérieure des États-Unis.
Faut-il rappeler que, voilà une dizaine d’années, le « gentil » Obama avait déjà, lui aussi, taxé le Venezuela de « menace inhabituelle et extraordinaire » pour commencer à lui imposer des sanctions ? Comme quoi, les temps ne changent guère !
Comment réagira la « communauté internationale » à cette nouvelle violation du droit international qui concerne tous les pays ? C’est trop tôt pour le savoir.
En tout cas, cette conclusion en forme de « Patria o Muerte ! Venceremos ! » est assez éloquente et tranche avec le ton généralement mesuré de ce genre de déclaration du gouvernement cubain. Là, on retrouve celui de Fidel…
Voilà pourquoi je m’efforcerai de continuer de faire connaître sur LGS les moments de résistance de la Révolution cubaine…
Soit dit en passant, ça a été mon cadeau d’anniversaire. Merci, Trump.
Jacques-François Bonaldi
CUBA CONDAMNE ET DÉNONCE UNE NOUVELLE ESCALADE DANS L’ENCERCLEMENT ÉCONOMIQUE DES ÉTATS-UNIS
Déclaration du Gouvernement révolutionnaire de Cuba
Le Gouvernement révolutionnaire de Cuba condamne dans les termes les plus énergiques la nouvelle escalade de l’administration étasunienne qui vise à imposer un encerclement absolu aux livraisons de carburants à notre pays.
L’ordre exécutif du président étasunien daté du 29 janvier 2026 déclare une « urgence nationale » au nom de laquelle son administration peut imposer des tarifs douaniers aux produits d’importations provenant des pays qui livreraient du pétrole à Cuba.
Pour justifier une action aussi jusqu’au-boutiste, l’administration étasunienne déballe dans cet ordre exécutif une longue série de mensonges, d’accusations et de diffamations contre Cuba, dont, en particulier, l’affirmation absurde selon laquelle celle-ci constitue une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Le président en personne et son gouvernement savent pertinemment que personne ou quasiment personne ne peut croire à des arguments si mensongers, mais peu leur importe, pas plus d’ailleurs que la vérité, l’opinion publique et l’éthique gouvernementale pour lesquels ils n’ont que mépris, pourvu que cela leur permette d’avaliser leur agression contre Cuba.
L’administration étasunienne tente par cette décision, en recourant au chantage, à la menace et à la coercition directe envers des pays tiers, d’ajouter de nouveaux facteurs de pression aux actions d’asphyxie économique que Trump avait déjà mises en place depuis son premier mandat pour empêcher l’arrivée de carburants dans notre pays. Elle renforce une façon dangereuse de conduire la politique extérieure des États-Unis : le recours à la force pour concrétiser ses visées et garantir l’hégémonie de l’impérialisme. Les États-Unis s’arrogent ainsi le droit d’ordonner à des États souverains avec quelles nations ils peuvent faire du commerce et vers lesquelles ils peuvent exporter leurs produits nationaux.
L’ordre exécutif du président des États-Unis constitue par conséquent une violation flagrante du droit international et bafoue en plus la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix. Mais il ratifie par ailleurs que c’est bel et bien le gouvernement de ce pays qui porte atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité de la région et du monde.
Les différentes administrations étasuniennes ne sont pas parvenues, en soixante-sept ans, à contraindre Cuba à la reddition et à détruire un processus politique et révolutionnaire authentique et légitime, pleinement souverain, fondé sur la justice sociale et promouvant la paix et la solidarité avec le reste du monde.
Cuba – et tous les documents historiques le prouvent – a toujours été disposée à engager avec les différentes administrations étasuniennes un dialogue sérieux, responsable, fondé sur le droit international, sur l’égalité souveraine, sur le respect mutuel, sur les avantages réciproques, sans ingérence dans les affaires intérieures et dans le respect absolu de l’indépendance et de la souveraineté des États.,
Cuba – tout le monde le sait, y compris l’administration étasunienne – ne constitue pas la moindre menace pour les Etats-Unis, leurs intérêts nationaux et le bien-être de leurs citoyens, lesquels ont, par ailleurs, toujours été traités de façon respectueuse et hospitalière quand leur gouvernement leur a permis de visiter notre île. Cuba ne menace ni n’attaque aucun pays. Elle ne fait l’objet d’aucune sanction de la part de la communauté internationale. Elle est un pays de paix, de solidarité et de coopération, prête à aider d’autres États et à leur apporter sa contribution.
Mais elle est aussi le pays d’un peuple aguerri et combattant. L’impérialisme se berne lui-même quand il pense que, en exerçant sa pression économique criminelle et en s’acharnant à causer des souffrances à des millions de personnes, il va lui faire plier le genou. Notre peuple est décidé à défendre sa souveraineté nationale et à empêcher que son pays ne retombe une fois de plus sous la domination des États-Unis.
La communauté internationale est placée devant l’alternative incontournable suivante : un crime de cette nature est-il le signe des temps à venir ou bien la sagesse, la solidarité et le rejet de l’agression, de l’impunité et de l’abus primeront-ils ?
Nous ferons face à ce nouveau coup de boutoir avec fermeté et sérénité, car nous sommes sûrs d’avoir absolument le droit et la raison pour nous. Notre décision reste unique et invariable : La Patrie ou la mort ! Nous vaincrons !
La Havane, 30 janvier 2026
Ci-après, la traduction automatique (avec quelques petites rectifications grammaticales) de ce nouveau bijou de la prose trumpienne et narco-rubienne
RÉPONDRE AUX MENACES DU GOUVERNEMENT DE CUBA AUX ÉTATS-UNIS
29 janvier 2026
Par l’autorité que me confèrent en tant que Président la Constitution et les lois des États-Unis d’Amérique, y compris la Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale (50 U.S.C. 1701 et suivants.) (IEEPA), la loi nationale sur les urgences (50 U.S.C. 1601 et suivants) (NEA), et l’article 301 du titre 3 du Code des États-Unis, je détermine et ordonne par la présente :
Section 1. Urgence nationale. En tant que Président des États-Unis, j’ai un devoir impératif de protéger la sécurité nationale et la politique étrangère de ce pays. Je considère que les politiques, les pratiques et les actions du gouvernement cubain constituent une menace inhabituelle et extraordinaire, – dont la source est en tout ou en partie en dehors des États-Unis – à la sécurité nationale et à la politique étrangère des États-Unis.
Le gouvernement cubain a pris des mesures extraordinaires qui nuisent aux États-Unis et les menacent. Le régime s’aligne, en leur apportant son soutien, sur de nombreux pays hostiles, sur des groupes terroristes transnationaux et sur des acteurs malveillants hostiles aux États-Unis, notamment le gouvernement de la Fédération de Russie (Russie), la République populaire de Chine (RPC), le gouvernement iranien, le Hamas et le Hezbollah. Par exemple, Cuba accueille ouvertement des adversaires dangereux des États-Unis, les invitant à y baser des capacités militaires et de renseignement sophistiquées qui menacent directement la sécurité nationale des États-Unis. Cuba abrite la plus grande installation de renseignement des signaux à l’étranger en Russie, qui tente de voler des informations sensibles de sécurité nationale des États-Unis. Cuba continue de renforcer une coopération approfondie en matière de renseignement et de défense avec la RPC. Cuba accueille favorablement les groupes terroristes transnationaux, tels que le Hezbollah et le Hamas, créant un environnement sûr qui permet à ces groupes malveillants de nouer des liens économiques, culturels et sécuritaires dans toute la région et de tenter de déstabiliser le continent américain, y compris les États-Unis. Cuba a depuis longtemps fourni une assistance en matière de défense, de renseignement et de sécurité à ses adversaires dans le continent américain, tentant de contrecarrer les sanctions américaines et internationales visant à renforcer la stabilité de la région, à défendre l’État de droit et à sauvegarder la sécurité nationale ainsi que la politique étrangère des États-Unis. Cuba continue d’essayer de contrecarrer les efforts des États-Unis pour faire face aux menaces que font peser sur les États-Unis des pays hostiles, des groupes terroristes transnationaux et des acteurs malveillants, y compris sur le continent américain.
De plus, contrairement aux intérêts et à la politique étrangère des États-Unis, le régime communiste cubain soutient le terrorisme et déstabilise la région par la migration et la violence. Le régime communiste persécute et torture ses opposants politiques ; refuse au peuple cubain la liberté d’expression et de la presse ; profite de manière corrompue de sa misère ; et commet d’autres violations des droits de l’homme. Par exemple, les familles de prisonniers politiques font face à des représailles pour avoir protesté pacifiquement contre la détention inappropriée de leurs proches. Les autorités cubaines harcèlent les fidèles, bloquent la libre association des organisations de la société civile, interdisent la liberté de la presse et refusent la liberté de s’exprimer, y compris sur Internet. Le régime cubain continue de diffuser ses idées, politiques et pratiques communistes à travers le continent américain, menaçant la politique étrangère des États-Unis.
Les États-Unis ne tolèrent en aucun cas les déprédations du régime communiste cubain. Les États-Unis agiront pour protéger la politique étrangère, la sécurité nationale et les intérêts nationaux des États-Unis, notamment en tenant le régime cubain responsable de ses actes et relations malveillantes, tout en restant engagés à soutenir les aspirations du peuple cubain pour une société libre et démocratique.
Je constate que les politiques, les pratiques et les actions du gouvernement cubain menacent directement la sécurité, la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis. Les politiques, les pratiques et les actions du gouvernement cubain sont conçues pour nuire aux États-Unis et soutenir des pays hostiles, des groupes terroristes transnationaux et des acteurs malveillants qui cherchent à détruire les États-Unis. Les politiques, les pratiques et les actions du gouvernement cubain sont également contraires aux valeurs morales et politiques des sociétés démocratiques et libres, et en conflit avec la politique étrangère des États-Unis visant à encourager un changement pacifique à Cuba et à promouvoir la démocratie, le principe de liberté d’expression et de la presse, l’État de droit et le respect des droits de l’homme dans le monde entier.
MAINTENANT, DONC, MOI, DONALD J. TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique, constate que la situation concernant Cuba constitue une menace inhabituelle et extraordinaire – dont la source est située, totalement ou en grande partie, en dehors des États-Unis – à la sécurité nationale et à la politique étrangère des États-Unis, et je déclare par la présente un état d’urgence national à l’égard de cette menace.
Pour faire face à l’état d’urgence national déclaré dans cet ordre, je juge nécessaire et approprié d’établir un système tarifaire, comme décrit ci-dessous. Dans ce système, un droit ad valorem supplémentaire peut être imposé sur les importations de biens produits d’un pays étranger qui vend directement ou indirectement du pétrole à Cuba. À mon avis, le système tarifaire, tel que décrit ci-dessous, est nécessaire et approprié pour répondre à l’état d’urgence national déclaré dans cet ordre.
Sec. 2. Imposition de tarifs. (a) À compter de la date d’entrée en vigueur de cet arrêté, un taux de droit supplémentaire ad valorem peut être imposé sur les marchandises importées aux États-Unis qui sont des produits de tout autre pays vendant directement ou indirectement du pétrole à Cuba, conformément aux sous-sections (b) et (c) de la présente section.
(b)(i) Le Secrétaire au Commerce, en consultation avec le Secrétaire d’État et tout haut fonctionnaire jugé approprié, déterminera si, après la date d’entrée en vigueur de cet ordre, un pays étranger vend directement ou indirectement du pétrole à Cuba. Après que le Secrétaire au Commerce a constaté qu’un pays étranger vend directement ou indirectement du pétrole à Cuba, il doit informer le Secrétaire d’État de sa conclusion, y compris toute information pertinente à cette conclusion.
(ii) Le Secrétaire au Commerce peut émettre des règles, règlements et directives nécessaires ou appropriés à la mise en œuvre de cet ordre. Le Secrétaire au Commerce peut également prendre toute autre décision ou prendre toute autre mesure nécessaire ou appropriée à la mise en œuvre de cet ordre.
(c)(i) Après que le Secrétaire au Commerce aura rendu une conclusion affirmative conformément au paragraphe (b)(i) de cette section et informé le Secrétaire d’État de sa conclusion, le Secrétaire d’État, en consultation avec le Secrétaire au Trésor, le Secrétaire au Commerce, le Secrétaire à la Sécurité intérieure et le Représentant des États-Unis au commerce, déterminera si et dans quelle mesure un taux de droit ad valorem supplémentaire doit être imposé sur les biens produits du pays étranger qui vend directement ou indirectement du pétrole à Cuba.
(ii) Si le Secrétaire d’État détermine qu’un taux de droit supplémentaire ad valorem doit être imposé sur les biens produits du pays susceptibles de vendre ou de fournir directement ou indirectement du pétrole à Cuba, le Secrétaire d’État doit m’informer de sa recommandation, et le Secrétaire au Commerce doit m’informer de sa conclusion concernant cette recommandation. J’examinerai ensuite la recommandation et la conclusion, entre autres éléments pertinents, pour déterminer s’il faut et dans quelle mesure imposer un taux de droit ad valorem supplémentaire sur les biens produits du pays concerné.
(iii) Le Secrétaire d’État peut émettre des règles, règlements et directives nécessaires ou appropriés à la mise en œuvre de cet ordre. Le Secrétaire d’État peut également prendre toute autre décision ou prendre toute autre mesure nécessaire ou appropriée pour mettre en œuvre ce décret.
Sec. 3. Autorité de modification. (a) Pour m’assurer que l’état d’urgence national déclaré dans ce décret soit traité, je peux modifier cet ordre, y compris à la lumière d’informations supplémentaires, de recommandations de hauts responsables ou de circonstances modifiées.
(b) Si un pays étranger riposte aux États-Unis en réponse à cet ordre ou à toute action prise en vertu de cet ordre, je peux modifier cette action ou plusieurs actions entreprises en vertu de cet ordre afin d’assurer l’efficacité de cet ordre et des mesures entreprises en vertu de cet ordre pour faire face à l’état d’urgence national déclaré dans ce décret.
(c) Si le gouvernement de Cuba ou un autre pays étranger concerné par cet ordre prend des mesures significatives pour répondre à l’urgence nationale déclarée dans cet ordre et s’aligner suffisamment sur les États-Unis en ce qui concerne les questions de sécurité nationale et de politique étrangère, je peux modifier cet ordre.
Sec. 4. Surveillance et recommandations. (a) Le Secrétaire d’État, en consultation avec tout haut fonctionnaire jugé approprié, surveillera les circonstances impliquant l’état d’urgence national déclaré dans le présent décret. Le Secrétaire d’État doit m’informer de toute circonstance qui, selon lui, pourrait indiquer la nécessité d’une action présidentielle supplémentaire pour faire face à l’état d’urgence national déclaré dans cet ordre.
(b) Le Secrétaire d’État, en consultation avec le Secrétaire au Trésor, le Secrétaire au Commerce, le Secrétaire à la Sécurité intérieure, le Représentant des États-Unis au commerce et tout autre haut fonctionnaire jugé approprié, me recommandera des mesures supplémentaires, si nécessaire, si les actions de cet ordre ou prises en vertu de cet ordre ne sont pas efficaces pour faire face à l’état d’urgence national déclaré dans ce décret.
(c) Le Secrétaire au Commerce surveillera si un pays étranger vend directement ou indirectement du pétrole à Cuba. Le Secrétaire au Commerce poursuit cette surveillance après qu’un pays étranger a été reconnu coupable.
Sec. 5. Délégation. Conformément à la loi applicable, le Secrétaire d’État et le Secrétaire au Commerce sont autorisés à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre ce décret — y compris par suspension temporaire ou modification de règlements, par des avis dans le Federal Register et par l’adoption de règles, règlements ou directives — et à exercer tous les pouvoirs accordés au Président, y compris par l’IEEPA, si nécessaire à la mise en œuvre de cet ordre. Le chef de chaque département exécutif et agence (agence) est autorisé à prendre toutes les mesures appropriées dans le cadre de l’autorité de l’agence pour mettre en œuvre cet ordre. Le chef de chaque agence peut, conformément à la législation applicable, y compris l’article 301 du titre 3 du Code des États-Unis, redéléguer l’autorité de prendre ces mesures appropriées au sein de l’agence.
Sec. 6. Directives de signalement. Le Secrétaire d’État, en consultation avec tout haut fonctionnaire qu’il jugera approprié, est par la présente autorisé à soumettre au Congrès des rapports récurrents et finaux sur l’état d’urgence national déclaré dans ce décret et les pouvoirs exercés par cet ordre, conformément à l’article 401 de la NEA (50 U.S.C. 1641) et à l’article 204(c) de l’IEEPA (50 U.S.C. 1703©).
Sec. 7. Définitions. Aux fins de cet ordre :
(a) Le terme « pétrole » désigne le pétrole brut ou les produits pétroliers.
(b) Le terme « indirectement » inclut la vente ou la fourniture de pétrole à Cuba par l’intermédiaire d’intermédiaires ou de pays tiers, en sachant que ce pétrole peut être fourni à Cuba, selon la détermination du Secrétaire au Commerce.
(c) Le terme « Cuba » désigne le territoire de Cuba et tout autre territoire ou zone marine, y compris la zone économique exclusive et le plateau continental, sur lesquels le gouvernement cubain revendique la souveraineté, les droits souverains ou la juridiction, à condition que le gouvernement de Cuba exerce un contrôle de facto partiel ou total sur la zone ou tire un bénéfice de l’activité économique dans la région en vertu d’arrangements internationaux.
(d) Le terme « Gouvernement de Cuba » inclut le Gouvernement de Cuba, toute subdivision politique, agence ou instrument de celui-ci, ainsi que toute personne appartenant ou contrôlée par, ou agissant pour ou au nom de, le Gouvernement de Cuba.
Sec. 8. Date d’effet. Cet ordre est effectif à 00h01, heure standard de l’Est, le 30 janvier 2026.
Sec. 9. Interaction avec d’autres actions présidentielles. Toute disposition des proclamations et décrets exécutifs antérieurs qui soit incompatible avec les actions dirigées dans ce décret est supplantée dans la mesure d’une telle incohérence.
Sec. 10. Séparabilité. Si une disposition de cet ordre ou l’application d’une disposition de cet ordre à un individu ou une circonstance est jugée invalide, le reste de cet ordre et l’application de ses dispositions à d’autres individus ou circonstances ne seront pas affectés. Si l’action de cet ordre ou toute action prise en vertu de cet arrêté est jugée invalide, les autres mesures imposées pour faire face aux urgences nationales déclarées à l’égard du gouvernement de Cuba ne seront pas affectées et resteront en vigueur.
Sec. 11. Provisions générales. (a) Rien dans cet ordre ne doit être interprété comme portant atteinte ou affectant autrement :
(i) l’autorité accordée par la loi à un département ou agence exécutive, ou à son chef ; ou
(ii) les fonctions du Directeur du Bureau de la gestion et du budget relatives aux propositions budgétaires, administratives ou législatives.
(b) Le présent décret doit être appliqué conformément à la loi applicable et sous réserve de la disponibilité des crédits.
(c) Cette ordonnance n’a pas pour but de créer et ne crée aucun droit ou avantage, substantiel ou procédural, exécutoire en droit ou en équité par une partie contre les États-Unis, ses départements, agences ou entités, ses dirigeants, employés ou agents, ou toute autre personne.
(d) Les frais de publication de ce décret seront pris en charge par le Département d’État.
DONALD J. TRUMP
LA MAISON BLANCHE,
29 janvier 2026.