Un développement pourrait marquer un tournant dans le débat sur les vaccins contre le COVID-19 et les technologies géniques : l’État de l’Arizona a vu l’introduction du projet de loi HB 2974, baptisé « Sansone mRNA Bioweapons Prohibition Act » (Loi Sansone sur l’interdiction des armes biologiques à ARNm). Introduit par les représentants Keshel, Fink et Heap le 29 janvier 2026, ce texte vise à interdire la fabrication, la possession et la distribution d’injections ou produits à base d’ARN messager modifié (ARNm), en les qualifiant d’agents biologiques et d’armes de destruction massive. Cette mesure, inspirée d’initiatives similaires dans d’autres États comme le Minnesota, suscite déjà un vif débat sur ses implications pour la santé publique et les libertés individuelles.
Le contenu du projet de loi
Le HB 2974 modifie la section 13-2301 des statuts révisés de l’Arizona et ajoute une nouvelle section 13-2931. Selon le texte, les injections d’ARNm modifiées – souvent associées aux vaccins contre le COVID-19 – sont redéfinies comme des « agents biologiques », des « toxines », des « vecteurs » et des « armes de destruction massive ». Le projet de loi interdit explicitement leur production, acquisition, possession ou mise à disposition, sous peine de sanctions sévères.

Les violations seraient classées comme un délit de classe 2, potentiellement poursuivies comme actes de terrorisme ou utilisation illégale d’une substance biologique infectieuse. Si une telle violation entraîne la mort, les peines pourraient aller jusqu’à l’emprisonnement à vie.
De plus, l’application de la loi est rendue obligatoire pour les autorités étatiques et locales, y compris le gouverneur, le procureur général et les shérifs des comtés. Tout manquement à cette obligation pourrait être considéré comme un refus d’exécution en tant que dépositaire de responsabilité publique, ouvrant la voie à des poursuites civiles par les résidents de l’État.
Le projet exclut explicitement l’ARNm naturellement présent dans l’organisme, mais cible spécifiquement les produits modifiés, y compris ceux contenant de la nanotechnologie ou des nanoparticules altérant les gènes, ainsi que les ARNm auto-amplifiants ou auto-réplicants. Déclaré comme une mesure d’urgence pour préserver la paix, la santé et la sécurité publiques, le texte entrerait en vigueur immédiatement s’il est adopté.

Contexte et inspirations
Ce projet de loi s’inspire largement des efforts du Dr. Joseph Sansone, un psychothérapeute et activiste opposé à ce qu’il qualifie d’ « autoritarisme psychopathique ». Dans un article publié sur son site substack, Sansone présente le projet de loi HB 2974 comme une reconnaissance que les injections d’ARNm sont déjà illégales sous les lois existantes sur les armes biologiques et le terrorisme. Il cite des affidavits d’experts, dont le regretté Dr. Francis Boyle – auteur de la loi fédérale américaine sur les armes biologiques antiterroristes de 1989 – affirmant que ces injections violent les conventions internationales sur les armes biologiques.
Sansone, qui mène une action en justice en Floride contre le gouverneur Ron DeSantis pour interdire les produits ARNm, encourage d’autres États à adopter des mesures similaires. Il met en avant des soutiens comme celui du World Council for Health en Floride, qui qualifie ces injections d’armes biologiques et technologiques de destruction massive. La représentante Keshel, membre du l’Arizona Freedom Caucus et élue en 2022, est décrite comme une défenseure acharnée de l’intégrité électorale et une collaboratrice clé dans la rédaction du texte.
Conséquences potentielles sur le public
Si adopté, le HB 2974 pourrait avoir des répercussions profondes sur la population de l’Arizona. D’un côté, les partisans y voient une protection contre ce qu’ils considèrent comme des « armes biologiques » déployées sous couvert de vaccination, potentiellement prévenant des dommages à la santé publique à long terme. Sansone argue que ces injections n’ont pas d’interrupteur d’arrêt et causent des destructions organiques persistantes, citant des études et témoignages d’experts sur des blessures liés au COVID-19.
De l’autre, les critiques pourraient arguer que cela limiterait l’accès à des vaccins approuvés par la FDA, affectant les programmes de santé publique, la recherche médicale et même les traitements vétérinaires (comme soulevé dans certaines réactions en ligne). En Arizona, où les débats sur la santé et les libertés individuelles sont vifs, cela pourrait exacerber les divisions, particulièrement dans un État déjà endetté de 2 milliards de dollars et confronté à des enjeux comme l’immigration illégale. Des questions émergent aussi sur l’application : comment cela impacterait-il les hôpitaux, les pharmacies ou les vétérinaires utilisant des produits ARNm pour les animaux ?
Sur le plan légal, le texte ouvre la porte à des actions civiles contre les autorités pour non-application, renforçant le pouvoir des citoyens mais risquant d’engorger les tribunaux. À l’échelle nationale, si d’autres États suivent, cela pourrait challenger les politiques fédérales sur les vaccins et les biotechnologies.
Réactions sur les réseaux sociaux
Le projet de loi a rapidement enflammé les réseaux, particulièrement sur X, où il est salué par les communautés sceptiques aux vaccins. Le Dr. Sansone a annoncé la nouvelle dans un post. Nicolas Hulscher, épidémiologiste associé à la McCullough Foundation, a partagé une synthèse percutante, générant près de 4 000 likes, 1 700 reposts et plus de 100 000 vues.
🚨BREAKING: Arizona Bill HB 2974 designates modified mRNA injections as biological agents and weapons of mass destruction under state law—classifying their manufacture, possession, or distribution as terrorism, with penalties up to life imprisonment if death occurs. https://t.co/7w1KrwnOgp pic.twitter.com/bmu9mHiR94
— Nicolas Hulscher, MPH (@NicHulscher) January 30, 2026
Il qualifie le texte d’« alerte » et met en avant les peines potentielles, déclenchant des réactions enthousiastes comme celle du sénateur australien Malcolm Roberts, qui confirme que cela « correspond à ce que nous savons » et appelle à exposer la vérité sur les « homicides par injection COVID ».
D’autres utilisateurs expriment leur soutien : « Bonne nouvelle !! Merci », ou appellent à des peines pour les personnes impliquées, comme « Mettez toutes les personnes impliquées en prison à vie ».
Des préoccupations émergent sur les vaccins pour animaux, avec des questions comme « Cela va-t-il s’appliquer aux nouveaux vaccins MRNA qu’ils proposent désormais à nos animaux ? ». Et des traductions en français, allemand, italien et portugais circulent, indiquant un intérêt international. Cependant, certains doutent de son adoption : « Je serais choqué si ça passait, mais ça devrait ».
Ce projet de loi, encore au stade préliminaire, pourrait devenir un test pour les limites entre santé publique et perceptions de menaces biologiques. Alors que l’Arizona navigue dans un paysage politique polarisé, les yeux du pays – et du monde – sont rivés sur son évolution.