Législatives en Hongrie: Donald Trump “fier” d’apporter un soutien sans faille à Viktor Orban 


À deux mois des élections législatives en Hongrie, le président américain Donald Trump a apporté son soutien au Premier ministre hongrois, l’un de ses principaux soutiens en Europe. Le locataire de la Maison Blanche a salué les relations entre les deux pays, affirmant être “honoré” d’apporter son soutien à Viktor Orban, sans évoquer une éventuelle prochaine visite dans ce pays.

Les élections législatives hongroises doivent se tenir le 12 avril prochain, à l’issue du mandat actuel de quatre ans du Parlement monocaméral de Budapest. Ce scrutin est présenté comme un moment décisif après seize années quasi ininterrompues de pouvoir du Fidesz, le parti national‑conservateur du Premier ministre Viktor Orbán. 

« Honoré de le soutenir à nouveau”

La campagne oppose principalement le Fidesz–KDNP de Viktor Orbán, coalition qui détient près de 70 % de l‘Assemblée, au nouveau parti Tisza, formation pro‑européenne dirigée par Péter Magyar, ancien proche du pouvoir, lui même membre du Fidesz jusqu’à 2024, devenu figure de l’opposition. Plusieurs sondages créditent désormais Tisza d’une légère avance ou d’un coude‑à‑coude avec le Fidesz.

Au‑delà des personnes, le duel cristallise deux lignes politiques opposées : celle du Fidesz, qui se présente comme le “choix sûr”, promet de tenir la Hongrie à l’écart de la guerre en Ukraine, de limiter l’immigration et de résister aux institutions européennes, dont les règlements sont souvent perçus comme des ingérences, et celle de Tisza, qui défend un ancrage ferme dans l’Union européenne et l’OTAN, une normalisation avec les partenaires occidentaux et des relations “pragmatiques” avec la Russie. 

Mais Viktor Orban et sa coalition peuvent compter sur un soutien de taille. Jeudi, le président américain Donald Trump n’a pas tari d’éloges à l’égard du PM hongrois, lui exprimant ouvertement son soutien et lui souhaitant du succès pour le 12 avril. 

« L’estimé Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, est un dirigeant vraiment fort et puissant qui a prouvé sa capacité à obtenir des résultats phénoménaux. Il se bat sans relâche, aime son grand pays et son peuple, tout comme j’aime les États-Unis d’Amérique”, a écrit le républicain sur Truth Social, son réseau social. “Viktor travaille dur pour protéger la Hongrie, développer l’économie, créer des emplois, promouvoir le commerce, mettre fin à l’immigration illégale et garantir la CIVILITÉ ET L’ORDRE !”, a-t-il ajouté. 

Donald Trump a également rendu hommage aux efforts de Viktor Orban pour améliorer les relations entre les deux pays. “Sous mon administration, les relations entre la Hongrie et les États-Unis ont atteint de nouveaux sommets en matière de coopération et de résultats spectaculaires, en grande partie grâce au Premier ministre Orbán. Je me réjouis de continuer à travailler en étroite collaboration avec lui pour maintenir nos deux pays sur la voie du SUCCÈS et de la coopération”, a-t-il écrit.

Le président américain s’est dit “fier” d’avoir soutenu Viktor Orban en 2022, lors de sa réélection, et se dit “honoré de le faire à nouveau”. “Je soutiens pleinement sa réélection en tant que Premier ministre de la Hongrie – NE JAMAIS LAISSER TOMBER SON GRAND PEUPLE HONGROIS ! », lit-on encore.

Trump “doit une visite” aux Hongrois

En novembre, Donald Trump a reçu Viktor Orbán à Washington pour des entretiens. Le PM hongrois l’a invité en Hongrie, réitérant sa requête lors de leur rencontre au Forum économique mondial de Davos. Viktor Orban estime que Donald Trump “doit aux Hongrois” une visite. Le locataire de la Maison Blanche n’a pas évoqué une telle démarche dans son post.

« S’il peut l’intégrer dans sa vie, c’est vraiment ce qu’on attend de lui”, a confirmé le chef du gouvernement magyar. “Il a une invitation ouverte, nous parlons toujours de dates, puis elles tombent à l’eau, mais ce n’est pas grave, il faut être persévérant, c’est comme ça en politique internationale », a-t-il déclaré aux journalistes. 

Viktor Orban a rappelé avoir été l’un des premiers dirigeants à soutenir le président américain, dès l’élection présidentielle américaine de 2016. « Nous avons tenu bon depuis le début. Et dans une situation comme celle-ci, tôt ou tard, il faut rendre visite aux Hongrois, parce que nous avons été les seuls à le soutenir », a-t-il déclaré.





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