Une étude spatiale cherche des volontaires pour rester alité et n’avaler que 250 calories par jour


En juin prochain à Toulouse, l’Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales recrute dix hommes volontaires pour une étude visant à simuler les contraintes extrêmes de l’espace et anticiper les limites du corps humain. Ils pourront gagner cinq mille euros en restant allongé et presque à jeun pendant près de trois semaines. 

L’expérience se déroule à la clinique du spatial du Medes, au sein du CHU de Toulouse. Elle s’adresse à des hommes âgés de vingt à quarante ans, en parfaite santé. Pendant environ vingt jours, ils resteront alités en continu, la tête légèrement inclinée vers le bas, sous surveillance médicale permanente. Analyses sanguines, urinaires et évaluations psychologiques rythmeront leur quotidien, avec une compensation financière annoncée à cinq mille euros.

Le protocole a de quoi troubler. Durant une dizaine de jours, l’apport calorique sera limité à deux cent cinquante calories par jour. « Chaque jour, ils pourront manger une cuillère de miel, un bouillon et un jus de fruit », précise le docteur Rebecca Billette de Villemeur, responsable de la clinique spatiale, interrogée par Actu Toulouse. Une frugalité extrême assumée, pensée pour reproduire les situations de pénurie que pourraient connaître les astronautes en mission.

Comme le rapporte La Dépêche du Midi, l’étude vise à mieux comprendre les réactions physiologiques liées à l’apesanteur combinée à une restriction alimentaire sévère. Les données récoltées alimenteront une base de référence essentielle pour préparer les vols habités de longue durée, notamment ceux à destination de la Station spatiale internationale ou au-delà. La Française Sophie Adenot, en partance pour l’ISS, fera partie des premiers à expérimenter ces nouveaux voyages.





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