Le Royaume-Uni fait face à une escalade financière inattendue dans la gestion des réclamations pour dommages liés aux vaccins contre le Covid-19. Selon un rapport récent de la BBC, le NHS (National Health Service) a dépensé près de 50 millions de livres sterling (57 millions d’euros) pour évaluer ces plaintes, un montant huit fois supérieur à l’estimation initiale de 6 millions de livres pour un contrat de cinq ans. La firme Crawford & Company Adjusters, chargée de ces évaluations depuis mars 2022, a été remplacée par Maximus UK Services Limited, avec un nouveau contrat évalué à 27 millions de livres, ajustable en fonction du volume de demandes.

Plus de 22 000 réclamations ont été déposées dans le cadre du Vaccine Damage Payment Scheme (VDPS), un programme gouvernemental datant de 1979 qui offre une indemnisation unique de 120 000 livres sterling aux personnes prouvant, sur la base de probabilités, un handicap sévère causé par un vaccin. La majorité de ces plaintes concernent le vaccin AstraZeneca, mais seulement environ 1 % ont abouti à des paiements, totalisant 29,8 millions de livres pour 249 personnes jusqu’à mi-novembre de l’année dernière.

Le NHS attribue cette explosion des coûts à un volume de demandes bien supérieur aux prévisions, surpassant même le total des réclamations pour tous les vaccins éligibles au VDPS au cours des quatre décennies précédentes.Le professeur de droit Albert Sanchez-Graells a critiqué le contrat initial pour son absence de plafonds ou de clauses de révision, soulignant les risques inhérents à des accords fixes dans un contexte d’incertitudes liées à la pandémie. Le NHS défend sa gestion, expliquant les délais de remplacement par la complexité du processus d’appel d’offres. Des réformes potentielles du VDPS sont actuellement examinées par le secrétaire à la Santé Wes Streeting, suite aux recommandations de l’enquête sur le Covid-19, avec un rapport attendu le 16 avril.
Réactions: indignation et scepticisme généralisés
L’article de la BBC a provoqué une vague de réactions sur la plateforme X (anciennement Twitter), où les utilisateurs expriment leur frustration face à l’ampleur des dommages allégués et au gaspillage financier. Un post de Zoe Harcombe résume l’ironie : « Les coûts pour enquêter sur les dommages causés par les injections explosent parce qu’il y a tellement de dommages à enquêter. » Ce message, a généré des réponses variées, dont celle de @Mangan150 : « S’il y a une chose que je ne regretterai jamais, c’est de ne pas avoir pris l’injection. »
D’autres utilisateurs, comme le Collectif traduisent l’article en français pour attirer l’attention des lecteurs français. Un autre utilisateur de X met en avant les 22 000 plaintes, notant que c’est un record pour le VDPS. Des commentaires plus acerbes, dénoncent un « gaslighting » avec seulement 1 % de paiements validés, ou encore @frank_meehan qui qualifie les dépenses de « ridicules » et « hors de contrôle », comparant les 48 millions dépensés pour les évaluations à seulement 29,8 millions versés aux victimes.
Ces réactions reflètent un scepticisme croissant envers la gestion gouvernementale des vaccins, avec des appels à plus de transparence et des regrets personnels sur les choix vaccinaux.
Extension au contexte français : incohérences dans les données de l’ANSM et ampleur des effets indésirables autodéclarés
En France, des questions similaires se posent sur la fiabilité des données officielles fournies par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Les rapports de pharmacovigilance de l’ANSM confirment dans l’état le profil de sécurité des vaccins, identifiant des effets indésirables rares comme des neuropathies à petites fibres ou une fatigue chronique pour les vaccins Comirnaty et Spikevax. La majorité des effets déclarés ne sont pas graves, et aucun signal majeur n’a émergé pour les vaccins Nuvaxovid ou Vidprevtyn Beta.
Cependant, aux Etats-Unis, la recommandation universelle des vaccins covid a été retirée par l’ACIP (Comité consultatif sur les produits immunisant) qui s’inquiète de nombreux signaux anormaux. Le généticien Kevin McKernam et la mathématicienne Jessica Rose ont trouvé des preuves de contamination dans certains lots de vaccins : « des hybrides RNA-ADN résistent à la purification, sous-estimation importante de la contamination ». Ils appellent à la réévaluation des vaccins de par le fait que Pfizer a obtenu son autorisation avec une méthode de purification différente de celle mise en œuvre lors de la production de masse. En sus, le professeur Wafik El-Deiry, oncologue mondialement reconnu, a observé de nombreux signaux d’augmentation du cancer et appelle à une réévaluation rigoureuse du consentement libre et éclairé. Ce consentement pourrait avoir été violé par des manquements à des obligations déclaratives dans des études des fabricants. En Europe et plus particulièrement en France, on rappelle que les autorités sanitaires avaient 5 jours pour vérifier la qualité des lots de vaccins livrés – à ce jour aucune preuve de vérification des autorités n’est apparue malgré des demandes de transparence à ce sujet.

En France, des critiques pointent des incohérences potentielles, notamment un sous-signalement des effets secondaires. Des études et des rapports soulignent que les déclarations officielles pourraient sous-estimer la réalité par un facteur de 10, comme indiqué dans des analyses basées sur des sondages représentatifs confirmés dans le baromètre de février 2026.

De plus, des débats sur des effets comme les thromboses atypiques ou les myocardites montrent des écarts entre les données officielles et les observations internationales, avec des ajouts progressifs à la liste des effets reconnus (par exemple, urticaire chronique ou acouphènes).
Un sondage récent réalisé par MIS Group pour France-Soir et BonSens.org en février 2026 révèle que 46 % des Français vaccinés contre le Covid-19 déclarent avoir subi des effets indésirables, dont 15 % considérés comme majeurs ou significatifs. Un chiffre cohérent avec des sondages identiques aux Etats-Unis ou dans les vagues précédentes du baromètre MIS Group.

Ces chiffres contrastent avec les rapports officiels de l’ANSM, qui se basent sur des déclarations spontanées et estiment environ 200 000 effets rapportés, dont 50 000 graves selon les dernières données publiées qui datent de 2024. Le sondage met également en lumière une perception publique critique : 54 % des Français estiment que le nombre d’effets secondaires est élevé, 55 % croient que le ministère a caché des risques, et 87 % demandent une enquête officielle sur les causes, y compris les liens avec les vaccins à ARNm.

En actualisant les calculs établis à partir des données de Santé publique France, environ 50 millions d’adultes français (âgés de 18 ans et plus) ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 depuis le début de la campagne. Appliquant le taux de 15 % d’effets majeurs déclarés dans le sondage, cela représenterait potentiellement 7,5 millions de personnes affectées de manière significative.

Quel budget en France pour les effets secondaires ?
Une question fondamentale avait été posée à l’ONIAM (Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales), sans qu’il y ait réellement de réponse : quel niveau de financement a été planifié pour les dommages aux vaccinés covid ?
L’ONIAM a été chargé, dès fin 2020 (décret du 25 décembre 2020 et textes ultérieurs comme la loi du 5 août 2021), d’indemniser les dommages graves imputables à la vaccination contre la COVID-19 dans le cadre de la campagne vaccinale (mesure sanitaire d’urgence, et pour les cas obligatoires chez certains professionnels).Il n’y a pas eu de « provision » ou de budget fermé et prédéfini spécifique à l’avance pour cette mission (comme un fonds dédié plafonné), contrairement à certains dispositifs exceptionnels. Le financement repose donc sur la solidarité nationale, via le budget de l’État (principalement programme 204 « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins ») et des contributions de l’assurance maladie. L’ONIAM indemnise au cas par cas, sans barème forfaitaire fixe, en évaluant l’imputabilité et la gravité via expertise médicale.

Selon le rapport d’activité 2024 de l’ONIAM (le plus récent disponible) : L’ONIAM a reçu près de 1 759 demandes d’indemnisation pour la vaccination COVID-19 entre mars 2021 et fin 2024. Au 31 décembre 2024, 181 victimes ont été indemnisées à l’amiable et le montant total versé aux victimes depuis le début du dispositif s’élève à 91,8 millions d’euros (dont 78,4 M€ pour les victimes directes et 13,3 M€ pour les indirectes). En 2024 seul, 34 millions d’euros ont été versés (28,6 M€ directs + 5,4 M€ indirects). Ces montants correspondent aux indemnisations effectivement proposées et acceptées (taux d’acceptation des offres ~95-96 %). Le montant moyen d’indemnisation globale à l’ONIAM (toutes missions confondues) était de 154 000 € en 2024.
Projection économique : un coût potentiel massif pour l’économie française
Le Royaume-Uni, via le VDPS géré par la MHRA, offre une indemnisation de 120 000 livres sterling (environ 138 000 € au taux de change de février 2026, avec 1 GBP ≈ 1,15 €) par personne reconnue comme victime de dommages vaccinaux graves. Ceci ne se rapproche du montant moyen, toutes missions confondues, de 154 000 €.

Si un système similaire était appliqué en France et que seulement 1 % des personnes déclarant des effets majeurs (soit 75 000 individus) obtenaient gain de cause, le coût total s’élèverait à 75 000 × 138 000 €= 10,35 milliards d’€ (ou 75 000 x 154 000 € = 11,55 milliards d’€ si l’on prend en considération le niveau moyen d’indemnisation par l’ONIAM).

Rapporté à une population approximative de 50 millions d’adultes, cela équivaudrait à un coût moyen de 207 euros par personne. À titre de comparaison, le coût moyen d’une dose de vaccin contre le Covid-19 en Europe est d’environ 15 à 20 € (par exemple, 19,50 euros pour Pfizer et 21,50 €pour Moderna), et en supposant une moyenne de 3 doses par personne vaccinée (deux doses initiales plus un rappel), le coût total des doses par individu s’élève à environ 45 à 60 €.
Ainsi, le coût potentiel des indemnisations dépasserait largement celui des vaccins eux-mêmes d’un facteur 4.

Qui avait affirmé une balance bénéfice-risques favorable ? Ces projections, établies sur des données autodéclarées et des hypothèses conservatrices, soulignent la nécessité d’une transparence accrue et d’enquêtes indépendantes pour évaluer pleinement l’impact sociétal et économique de la campagne vaccinale.
Manque de transparence sur les contrats vaccinaux : un vice potentiel du consentement libre et éclairé en France
Un aspect crucial souvent occulté dans le débat sur la balance bénéfice-risques concerne la transparence des contrats d’achat des vaccins, négociés au niveau européen par la Commission présidée par Ursula von der Leyen. En France, les députés qui ont voté les obligations vaccinales (notamment pour les soignants et certaines catégories professionnelles en 2021) n’ont pas eu accès aux contrats complets ni n’ont exigé leur publication préalable. Cela soulève la question d’un possible vice du consentement libre et éclairé des décideurs parlementaires, qui ont imposé des mesures contraignantes sans disposer de toutes les informations sur les clauses d’indemnisation, de responsabilité limitée des fabricants, de prix ou de confidentialité.

En France, seule l’association BonSens.org a saisi le tribunal administratif de Paris pour obtenir la transparence sur ces contrats et éclairer pleinement les décideurs et le public. L’association a été déboutée en première instance et en appel, notamment en raison d’une clause de forum désignant la Belgique comme juridiction compétente pour les litiges liés aux contrats européens. De plus, l’association BonSens.org avait averti les parlementaires (députés et sénateurs) et la commission mixte paritaire avec un courrier recommandé en juillet 2021 des conséquences d’un vote sur une obligation vaccinale. Dans son courrier, l’association expliquait les nombreuses incohérences et inconnues que les élus devaient garder à l’esprit avant de voter sur une obligation vaccinale basée potentiellement sur des informations incomplètes (absence des études de génotoxicité, de biodistribution et d’immunotoxicité). La non-disponibilité des contrats étant un élément critique. En sus, BonSens.org avait écrit au président de la République en septembre 2021 appelant à un moratoire sur l’inoculation des vaccins contre la covid-19 et à un débat public avec des experts indépendants.

Parallèlement, en Belgique, l’avocate Me Diane Protat, et l’ancien lobbyiste Frédéric Baldan accompagnés d’environ 1 000 plaignants (dont certains français), a engagé une procédure contre Ursula von der Leyen devant la justice belge. Cette plainte vise l’absence de transparence, la destruction présumée de documents publics (notamment des SMS échangés avec Albert Bourla, PDG de Pfizer, lors des négociations du troisième contrat en 2021), et d’autres infractions potentielles comme l’usurpation de fonctions ou la prise illégale d’intérêts. Grâce à cette action, les plaignants ont obtenu communication de versions des contrats, révélant des clauses controversées sur la responsabilité et les indemnisations.

Plus récemment, le 17 février 2026, le Tribunal administratif fédéral suisse a ordonné la publication des contrats d’achat de vaccins conclus par la Confédération avec Moderna et Novavax, en application de la loi sur la transparence. Le tribunal a admis les recours de trois particuliers et rejeté les motifs d’exception invoqués par l’Office fédéral de la santé publique, marquant une avancée significative en matière d’accès public aux documents.

Ces développements judiciaires, de la Suisse à la Belgique en passant par les critiques européennes (comme l’arrêt du Tribunal de l’UE en juillet 2024 condamnant le manque de transparence de la Commission), mettent en lumière un déficit chronique d’ouverture sur les accords qui ont sous-tendu la plus grande campagne vaccinale de l’histoire. Ils interrogent durablement la légitimité des obligations imposées et appellent à une refonte profonde des mécanismes de contrôle démocratique et de responsabilité dans les crises sanitaires futures.

Vidéo résumé de l’article :