Von der Leyen et ses jets privés… toujours plus pour Bruxelles, toujours moins pour les gueux


À Bruxelles, les discours sur la sobriété climatique semblent parfois s’écraser au pied des passerelles des jets. L’Union européenne a en effet validé une hausse de 50 % du plafond budgétaire consacré aux vols en jets privés… pour ses dirigeants bien sûr ! portant l’enveloppe à 10,7 millions d’euros. Une décision prise au moment même où ces institutions multiplient les appels à la réduction des « émissions » de différents gaz… allant du pet de vache, à votre feu de cheminée en passant par le moteur de votre petite Clio diésel. Une vraie question de transition « Écologique » ! Le contraste est saisissant : d’un côté, des injonctions répétées à la modération pour le citoyen lambda ; de l’autre, un regain d’intérêt pour les déplacements en jets privés, avec les budgets ad hoc, en hausse bien évidemment de 50 %.

Officiellement, l’entourage d’Ursula von der Leyen assure que les vols commerciaux restent la règle et que les jets privés ne sont utilisés qu’en cas d’impératif d’agenda ou de sécurité. Une justification qui a du mal à convaincre. L’Europe des élites vit désespérément hors sol. L’argument du « plafond maximal » et non d’une dépense automatique n’efface pas le signal politique envoyé. Quand les institutions se donnent davantage de marges financières pour leur confort, elles apparaissent indubitablement déconnectées, et qui plus est lorsqu’elles demandent des sacrifices aux populations au nom d’une urgence dite climatique.

En France, le malaise se double d’un sentiment d’injustice sociale. Bruxelles augmente ses budgets VIP, mais la loi sur le PPE3 elle, n’est toujours pas abrogée, et suscite la colère. L’écrivain et militant Alexandre Jardin en demande toujours l’abrogation officielle, estimant que certaines mesures pèsent lourdement sur les ménages déjà fragilisés. Pour beaucoup de critiques, l’image est limpide : toujours plus de latitude et de moyens pour les décideurs, toujours plus de contraintes pour les « gueux ». Ce décalage nourrit une fracture politique grandissante, où l’exemplarité proclamée se heurte à la réalité.





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