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À 71 ans, l’ancienne présidente du château de Versailles et proche d’Emmanuel Macron succède à Rachida Dati, démissionnaire pour les municipales à Paris.
Le petit remaniement annoncé jeudi 26 février par l’Élysée, marque le retour aux affaires d’une figure discrète mais incontournable du pouvoir. Catherine Pégard, ancienne sarkozyste et proche de l’actuel président de la République devient la troisième ministre de la Culture du second quinquennat macronien, succédant à une autre ancienne sarkozyste, Rachid Dati qui vise à présent la mairie de Paris.
Un parcours forgé dans l’ombre des présidents
Ancienne journaliste au Quotidien de Paris puis au Point, Catherine Pégard entre en politique en 2007 comme conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, d’abord au pôle politique puis sur les dossiers culturels. En 2011, elle est nommée présidente du château de Versailles, poste qu’elle occupe près de treize ans avec deux renouvellements et une prolongation exceptionnelle au-delà de la limite d’âge de 67 ans. Une longévité critiquée par la Cour des comptes mais saluée pour son entregent : elle triple le mécénat, atteignant 47 millions d’euros en 2014.
Proche d’Emmanuel et Brigitte Macron depuis un dîner organisé par Jean-Pierre Jouyet, elle est reconduite par François Hollande en 2016 puis par Macron en 2019.
Après un bref passage à l’agence Afalula en Arabie saoudite, elle revient à l’Élysée en septembre 2025 comme conseillère culture. « Catherine Pégard a la confiance absolue du président, qui apprécie les gens qui ne sont pas des experts de la profession », confie un familier de l’Élysée au Monde.
Loin d’être critiquée pour ses compétence, c’est sa proximité avec Emmanuel Macron qui est surtout évoqué notamment sur les réseaux sociaux avec la journaliste Mikaëla Samuel du Figaro qui évoque une « fidèle » de chef de l’État.
À la Rue de Valois, la nouvelle ministre devra consolider plusieurs dossiers laissés par Rachida Dati : l’avenir du Pass Culture, le projet pharaonique Louvre Renaissance (1 milliard d’euros) ou encore la délicate réforme de l’audiovisuel public.
Elle devra aussi nommer un successeur à Versailles, où le nom de Laurent Salomé circule. À un an de la présidentielle, cette femme de réseaux et de loyauté incarne la continuité macronienne : discrète, fidèle au chef et indétrônable.