Humeur
La presse mainstream se lamente comme un enfant gâté…
Cette « grande presse » des oligarques, celle qui entend façonner notre vie politique, celle qui a mis Macron au pouvoir et qui veut peser encore et encore, semble bien malmenée. Les attaques fusent, verbales, voire physiques, et le cyberharcèlement est désormais rentré dans les mœurs, plus personne n’est dupe, les temps changent…
En cette période électorale prémunicipales, de nombreux journaux ont dénoncé, dans une tribune commune publiée ce mercredi, la « polarisation du débat public », qui fait de la presse le « bouc émissaire » de « toutes les colères »…. et pour cause !
« À quelques jours des élections municipales (15 et 22 mars, ndlr), nous demandons à chaque candidat, responsable syndical ou associatif un engagement clair : défendre publiquement la liberté d’informer et de condamner toute forme de pression sur les journalistes », écrivent les membres de l’Apig (Alliance de la presse d’information générale), organisme collectif qui regroupe près de 300 quotidiens français.
Il est clair que la critique de ce petit monde est désormais interdite, et on vous l’écrit. À l’image de ce qu’il se passe avec Charles Alloncle et les pressions pour faire vaciller sa commission sur France Télévisions, il devient impossible, voire interdit, de formuler la moindre critique, fût telle justifiée.
Cette tribune commune a été publiée sur le site de nombre d’entre eux, dont Ouest-France, Libération, La Tribune ou encore La Croix. L’oligarchie s’émeut de ne plus être en odeur de sainteté.
« Nos médias assistent à une lente dérive, à un transfert de toutes les colères vers un bouc émissaire : les médias et les professionnels de l’information », poursuivent-ils, en déplorant « la polarisation d’un débat public, alimentée par une parole politique parfois violente et décomplexée. »
Il semble plus difficile pour cette « grande presse » de se remettre en cause, que de se voir en martyr.
« Ces dernières semaines, la presse d’information, de Midi Libre à la Voix du Nord, de Libération au Télégramme, de L’Ardennais à La Nouvelle République, de La Montagne au réseau ICI, a fait l’objet d’attaques récurrentes et croissantes », soulignent les journaux.
Mais à qui la faute ?
« Ces atteintes à la liberté de la presse et au libre exercice du métier d’informer sont d’autant plus intolérables qu’elles sont parfois le fait d’élus de la Nation qui écartent nos journaux de leurs collectivités, nous dénigrent ou font pression sur nos rédactions », insistent-ils, sans citer d’exemple.
Il ne faut toutefois pas oublier que ce sont les mêmes qui nous avaient vanté les mérites du Mozart de la finance… bien évidemment au détriment de certains qui aujourd’hui ont la mémoire qui revient.
Fin février, LFI et son leader, Jean-Luc Mélenchon, ont été critiqués par les syndicats de journalistes et RSF (Reporters sans frontières) pour avoir voulu choisir les médias qui suivent leurs conférences de presse. Rien de nouveau en fait… ne rentre pas non plus qui veut à l’Élysée pour assister à la sortie du conseil des ministres.
Mais, le problème ne serait-il pas plutôt ailleurs ? Dans une montée en puissance des réseaux sociaux et particulièrement de X, ainsi que des médias dits alternatifs. Ceux-là même qui rendent plus difficiles les manipulations du pouvoir.
Il semblerait d’ailleurs que ce soient ceux-là que l’on doive faire taire, à en croire l’acharnement qui leur est porté par les plus hautes sphères.