Le Royaume-Uni interdit l’achat de tabac à toute personne née après 2009


Le 9 mars au Royaume-Uni, les parlementaires ont adopté une loi qui interdira à vie l’achat de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2009. Portée par le gouvernement britannique, cette mesure vise à faire émerger une génération sans cigarette grâce à un bannissement progressif et à un encadrement accru des cigarettes électroniques. En France, associations et élus écologistes tentent d’imposer une logique similaire, mais peinent encore à réunir les soutiens nécessaires au Parlement.

Toute personne née après le 1er janvier 2009 n’aura jamais légalement le droit d’acheter des cigarettes. L’objectif est clair : assécher progressivement le marché en empêchant chaque nouvelle génération d’y accéder. Le texte prévoit aussi de durcir la régulation des cigarettes électroniques avec davantage de restrictions publicitaires et un contrôle accru des arômes, souvent accusés de séduire les adolescents.

Selon Reporterre, cette stratégie vise à produire un effet mécanique au fil du temps. Chaque année, la population autorisée à acheter du tabac se réduira naturellement. Les autorités britanniques misent sur ce mécanisme pour atteindre à long terme une société largement débarrassée de la cigarette. Les contrôles et sanctions contre les ventes illégales devraient aussi être renforcés afin d’éviter que le marché parallèle ne devienne une porte de sortie.

En France, certains veulent s’inspirer de ce modèle, mais l’engouement fait long feu… Une proposition de loi déposée en novembre 2025 par le député écologiste Nicolas Thierry prévoit un dispositif progressif similaire pour les personnes nées à partir de 2014. Les associations de santé publique poussent dans cette direction. « Entre la proposition de loi déposée, les chiffres de consommation à la baisse et l’opinion publique favorable à une telle mesure, la France a tous les outils en mains pour mettre un terme définitif au désastre humain, social et environnemental que représente l’industrie du tabac », affirme Marion Catellin, directrice de Contre-Feu. Reste un obstacle politique. Le texte ne pourra être débattu que s’il rassemble au moins cent signatures de députés. Pour l’instant, trente-cinq seulement ont répondu présent.





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *