La victoire de la Russie et de la Chine dans la guerre du Golfe et les excès de la « propagandopathie », par Alfredo Jalife-Rahme


Les deux récits antagonistes ont atteint leur paroxysme publicitaire : d’une part, les médias orwelliens — largement contrôlés par Israël — qui proclament la « défaite » écrasante de l’Iran, dont le panégyrique triomphaliste est promu par le secrétaire à la Guerre « sioniste évangélique » [1] Pete Hegseth (PH), et d’autre part, les réseaux alternatifs plus insolents, qui semblent plus vérifiables, et plus fiables, voire véridiques [2].

Au neuvième jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, l’ancien inspecteur et ancien marine très crédible Scott Ritter a déclaré la « victoire » — pour la deuxième fois [3] — de la Russie et de la Chine face à la « défaite stratégique des États-Unis et d’Israël » [4].

L’ancien diplomate britannique Alastair Crooke a superbement décrit comment l’« État civilisé » perse — berceau de la culture, de l’éducation, de la science et de la résistance, titre de son livre de 2009 [5] — déformé par la « propagandopathie » [6] des « trois sionismes », a pu contenir l’écrasante supériorité militaire de l’ancienne superpuissance militaire unipolaire (les États-Unis) et la trébuchante hégémonie régionale nucléaire et aérienne (Israël) : « Si l’Iran survit et reste résilient », alors « la guerre des ressources de Trump contre la Chine et les BRICS s’effondrera » dès lors que « la guerre américano-israélienne est principalement menée pour créer l’hégémonie israélienne en Asie occidentale » — par le biais de la doctrine eschatologique de la secte kabbalistique Chabad Loubavitch et de son alliance avec le « cartel » Epstein.

Alastair Crooke anticipe la séquence et la conséquence de la « reconfiguration géopolitique », ainsi que le « bouleversement significatif dans l’architecture géofinancière (sic !) ».

Il n’a pas tenu compte de l’analyse du Wall Street Journal concernant la panique des investisseurs des sociétés Blackstone et BlackRock [7], créées conjointement, suite à un exode massif de détenteurs de comptes d’un fonds privé BlackRock. Ce dernier n’autorisait que des retraits de 6 % de leurs actifs par crainte d’une crise de liquidités. Que s’est-il passé ce jour-là sur le marché à la fois hiératique et colossal des produits dérivés financiers spéculatifs ?

La flambée des prix du gaz naturel liquéfié et du pétrole, provoquée à la fois par des attentats ciblés et par la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite un quart des hydrocarbures mondiaux, a plongé les marchés dans la tourmente. Ce qui s’est réellement passé ce jour-là reste encore à déterminer.

La guerre israélo-américaine contre l’Iran a complètement perturbé [8] la gouvernance des six pétro-monarchies du Golfe persique – débordant d’hydrocarbures et de devises étrangères, mais manquant d’eau et de défenses concrètes contre le tsunami de drones/missiles persans qui se sont abattues en représailles pour l’utilisation des bases militaires états-uniennes, maintenant totalement détruites (environ 28 !).

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal bin Farhan al Saoud, a déclaré : « Depuis 36 ans (un durée incroyable !), nous avons cru que les bases états-uniennes nous protégeraient, mais lors de la première guerre, nous avons découvert que c’était, en réalité, nous qui les protégions » [9]. Parallèlement, l’éminent investisseur et milliardaire émirati Khalaf Al Habtoor interpelait avec véhémence le président Trump : « Qui vous a autorisé à transformer notre région en zone de guerre ? » [10].

Maintenant, acculé sur tous les fronts, Trump accuse les « négociants » khazars, mais piètres négociateurs, son gendre Jared Kushner et son partenaire immobilier Steven Witkoff, ainsi que le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, de l’avoir poussé à attaquer l’Iran par erreur.

En réalité, c’est le premier Mileikowsky talmudique (alias Netanyahou) qui a téléguidé tous les présidents états-uniens pendant 30 ans (sic), comme l’a avoué son propre coreligionnaire Antony Blinken [11].

On attend de voir ce qu’a donné l’appel suppliant de Trump à Poutine, 22 jours avant sa visite compliquée à Pékin.



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