Lundi, sous présidence française, un G7 exceptionnel réunira ministres des Finances, de l’Énergie et banques centrales en visioconférence. Roland Lescure explique qu’il s’agira de comprendre et de contenir une crise mêlant inflation, énergie et tensions géopolitiques, tandis que les marchés s’emballent.
Une première depuis un demi-siècle, assumée par Roland Lescure, qui justifie ce choix par une situation devenue illisible sans coordination globale. « Je vous annonce que pour la première fois depuis 50 ans, j’ai décidé de convoquer un G7 Finances, Énergie, banques centrales », a-t-il déclaré sur RTL.
L’envolée des prix de l’énergie alimente une inflation persistante qui fragilise les économies occidentales. Déjà, le 9 mars, les ministres des Finances évoquaient la possibilité de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole pour stabiliser les marchés. Selon l’Agence internationale de l’énergie, ces réserves constituent l’un des rares leviers immédiats face à des tensions d’approvisionnement prolongées. Reste à savoir si les États accepteront d’y recourir à nouveau, au risque d’épuiser un outil de dernier recours.
Cette réunion intervient dans un contexte diplomatique tendu. Les ministres des Affaires étrangères du G7 se retrouvent déjà près de Paris pour discuter d’un conflit au Proche et Moyen-Orient qui s’enlise. L’économie, l’énergie et la géopolitique s’entremêlent désormais ; tout est lié, comme qui dirait. Ce G7 élargi ne résoudra pas tout, mais il a au moins le mérite de considérer la coopération comme une possible solution.