Depuis 2025, le Rafale de Dassault, fleuron de l’aéronautique française, ne se bat plus seulement dans le ciel mais aussi dans l’arène géopolitique et médiatique. Comme l’indique un article de Off-Investigation, le Rafale est devenu une cible géostratégique de la Chine.
Après son déploiement lors des violents affrontements entre l’Inde et le Pakistan en mai 2025, Pékin est accusé par une commission bipartite du Congrès américain d’avoir lancé une campagne de désinformation internationale visant à ternir la réputation du Rafale afin de favoriser ses propres avions de combat. Cette offensive utiliserait de faux comptes sur les réseaux sociaux et des images générées par intelligence artificielle pour prétendre que des Rafale auraient été détruits par des systèmes d’armes chinois — une tentative d’influencer les décisions d’achat des pays clients.
Paris, de son côté, accuse aussi les réseaux diplomatiques chinois d’avoir relayé de fausses informations auprès d’États acheteurs potentiels, notamment pour persuader des pays comme l’Indonésie de renoncer à des commandes supplémentaires en faveur de chasseurs chinois. Selon les services de renseignement français, des attachés de défense dans plusieurs ambassades ont activement promu ce discours, dans ce qui est décrit comme une véritable guerre d’influence industrielle. Pékin rejette catégoriquement ces allégations, qualifiant les rapports occidentaux de “rumeurs sans fondement” et de propagande anti‑chinoise.
La situation est d’autant plus explosive que la perspective d’une vente de Rafale à Taïwan — longtemps évoquée dans les cercles stratégiques — aggrave les tensions avec Pékin, qui considère toute fourniture d’armement à Taipei comme une provocation politique. L’intérêt de Taïwan pour moderniser sa flotte, notamment pour remplacer ses anciens Mirage, met Paris dans une position délicate entre maintien de ses relations avec Pékin et soutien à un allié démocratique face aux pressions chinoises.