Téhéran attaque un pétrolier au large de Dubaï après des menaces d’escalade de Trump — Les Maîtres du Monde — Sott.net


L’Iran continue de bloquer le détroit d’Ormuz, ce passage maritime étroit par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du GNL mondiaux.

Teheran sous les bombes

© Majid Saeedi/Getty ImagesDes personnes travaillent dans les décombres d’un bâtiment touché par une frappe américano israélienne dans un quartier commercial, le 29 mars 2026, à Téhéran, en Iran.



Un pétrolier frappé au large de Dubaï

L’Iran a attaqué un pétrolier transportant une cargaison complète de brut au large de Dubaï, le 31 mars, alors que le président Donald Trump menaçait de frapper les centrales énergétiques et les puits de pétrole iraniens si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz.

Kuwait Petroleum Corp., propriétaire de l’Al‑Salmi, un navire battant pavillon koweïtien, a indiqué que l’attaque avait provoqué un incendie et endommagé la coque.

Dans une série de messages publiés sur X, le Dubai Media Office a annoncé que les autorités avaient maîtrisé l’incendie à bord du pétrolier et que les équipes d’intervention avaient réussi à contenir l’incident, « sans fuite de pétrole ni blessé signalé ».

La société Marine Traffic a indiqué, dans un message sur X, que l’Al‑Salmi avait été frappé à environ 31 milles nautiques (57 km) au nord‑ouest de Dubaï. Selon les données de ce service de suivi des navires, le pétrolier faisait route vers Qingdao, en Chine, « avec à son bord environ 2 millions de barils de brut ».

Offensive israélo‑américaine et blocage du détroit d’Ormuz

Parallèlement, les Forces de défense d’Israël (FDI) poursuivent leurs vagues de frappes contre l’Iran. Les FDI ont indiqué, dans un message publié le 30 mars sur X, avoir frappé 170 cibles du régime au cours des dernières 24 heures, en plus de mener des attaques contre les industries militaires iraniennes.

Israël et les États‑Unis sont entrés dans la cinquième semaine de la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février. L’Iran continue de bloquer le détroit d’Ormuz, ce passage maritime étroit par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

La porte‑parole de la Maison‑Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que M. Trump souhaitait parvenir à un accord avec les dirigeants iraniens avant la date butoir du 6 avril fixée à Téhéran pour la réouverture du détroit.

« Il veut voir un accord au cours des dix prochains jours », a déclaré Mme Leavitt aux journalistes le 30 mars.

« Nous verrons ce qui se passera à l’issue de cette période de dix jours », a‑t‑elle ajouté.

L’Iran affirme avoir reçu des propositions de paix, mais le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, les a jugées « irréalistes, illogiques et excessives ».

M. Baqaei a également démenti que Téhéran ait engagé des négociations directes avec Washington, écrivant dans un message sur X que l’Iran avait reçu une demande de négociation, accompagnée d’un ensemble de propositions, de la part des États‑Unis par l’intermédiaire de médiateurs, dont le Pakistan.

« Notre position est très claire », a déclaré M. Baqaei dans son message du 30 mars.

« À l’heure actuelle, alors que l’agression militaire et l’invasion américaines se poursuivent à pleine intensité, tous nos efforts et toutes nos capacités sont consacrés à la défense de l’essence même de l’Iran. »

Trump menace les infrastructures énergétiques iraniennes

M. Trump a écrit sur Truth Social que son administration était en pourparlers avec un régime « plus raisonnable » afin de mettre fin aux opérations militaires, tout en adressant un nouvel avertissement à Téhéran si le détroit n’était pas rouvert.

« D’énormes progrès ont été accomplis mais, si pour une raison quelconque un accord n’est pas conclu rapidement, ce qui sera probablement le cas, et si le détroit d’Ormuz n’est pas immédiatement « ouvert aux affaires », nous conclurons notre charmant « séjour » en Iran en faisant exploser et en annihilant complètement toutes leurs centrales électriques, leurs puits de pétrole et l’île de Kharg (et peut‑être toutes les usines de dessalement !), que nous avons délibérément choisi de ne pas encore « toucher » », a écrit M. Trump.

Une mission « une mission déjà bien avancée »

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré, dans un entretien accordé à Newsmax le 30 mars, que la mission conjointe américano‑israélienne était « déjà bien avancée », citant les efforts visant à réduire les capacités offensives de Téhéran.

« Nous avons déjà réduit leurs capacités balistiques, détruit des usines et éliminé d’importants scientifiques nucléaires », a affirmé le Premier ministre israélien, ajoutant qu’un autre objectif de la mission consistait à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires à l’avenir.

« Ils poursuivent le développement d’armes nucléaires et de moyens de frapper des villes américaines. », a déclaré M. Netanyahou. « C’est l’enjeu de cette guerre : empêcher ce scénario. »

Le Commandement central des États‑Unis (CENTCOM) a indiqué, dans un message publié le 31 mars sur X, que le commandant du CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, avait rencontré le chef d’état‑major des FDI, le général de corps d’armée Eyal Zamir, pour faire le point sur l’avancement des opérations en cours.

« Ils ont également réaffirmé la solidité du partenariat de défense entre les États‑Unis et Israël et souligné l’importance de poursuivre la coordination », a indiqué le CENTCOM.

Avec Reuters



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