Croissance record et licenciements massifs, le nouveau modèle industriel BYD


Le constructeur chinois BYD supprime 100 000 postes, alors que ses ventes progressent fortement. L’entreprise, dirigée par Wang Chuan-fu, affronte une concurrence féroce sur les prix et décide de fonctionner à l’automatisation : produire plus avec moins d’humains.

En un an, le groupe a supprimé près de 10 % de ses effectifs, tout en vendant 4,6 millions de véhicules, comme le rapporte Frandroid.. Les exportations bondissent, la production s’intensifie, mais les ateliers se vident. Les robots prennent la main. Une mutation assumée par l’entreprise qui évoque une « restructuration » et des gains d’efficacité. De son côté, la demande ne faiblit pas.

Les prix. BYD multiplie les nouveaux modèles à bas coût pour soutenir ses volumes, alimentant une pression continue sur ses marges. Le groupe reconnaît lui-même que « la concurrence sur les prix s’est intensifiée ». Résultat, la rentabilité recule malgré des ventes en hausse. Une contradiction qui traduit en réalité une stratégie offensive où la part de marché prime sur le profit immédiat.

Pour tenir son cap, BYD investit massivement dans son expansion internationale et ses futures usines automatisées. Les dépenses industrielles pourraient dépasser les 200 milliards de yuans en 2026. L’Europe est clairement dans le viseur, avec des marges à l’export plus élevées qu’en Chine. Face à ce modèle optimisé jusqu’à l’os, l’industrie occidentale avance avec prudence…





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