Après les piscines, le fisc se met à chasser les garages et vérandas


Cela commençait à être su pour les piscines. Désormais, la Direction générale des Finances publiques (DGFP) intensifie ses contrôles sur les extensions non déclarées : garages ou vérandas… personne n’est à l’abri. Propriétaires concernés, détection par intelligence artificielle, objectif budgétaire élevé, le fisc affine sa méthode pour récupérer de l’argent auprès du contribuable.

Après avoir débusqué plus de 120 000 piscines en 2024, l’administration fiscale élargit son terrain de chasse aux garages et vérandas oubliés dans les déclarations. Selon la DGFP, ces surfaces représentent un gisement fiscal considérable. Comme le rappelle SudOuest, plusieurs centaines de milliers d’extensions échapperaient encore à l’impôt. Chaque mètre carré non déclaré devient une perte pour les finances publiques.

L’administration s’appuie sur les images de l’Institut géographique national et les capacités d’analyse d’algorithmes issus de Google pour repérer les constructions suspectes. Résolution fine, analyse des ombres, comparaison dans le temps, tout est passé au crible. Les extensions de plus de 20 mètres carrés et dépassant 1,80 mètre de hauteur doivent être déclarées sous peine de sanctions lourdes. L’amende peut grimper jusqu’à 6 000 euros par mètre carré, avec une majoration rétroactive sur les impôts dus.

Avec une base forfaitaire fixée à 892 euros par mètre carré en 2026, l’État vise plus de 100 millions d’euros de recettes supplémentaires. Les propriétaires disposent d’un délai de quatre-vingts jours après travaux pour déclarer leurs aménagements et peuvent bénéficier d’une exonération temporaire. Mais la machine fiscale, elle, peut remonter jusqu’à quatre ans en arrière.





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