L’ARS Île-de-France a prononcé lundi 13 avril 2026 la dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris. Cette décision rare et grave intervient après un rapport accablant de l’Inspection générale des finances. Le Conseil national de l’Ordre a voté à 90 % pour cette mesure extrême.
De graves dérives ont été révélées. On pointe des dépenses injustifiées, des cadeaux luxueux comme du champagne, une gouvernance opaque. Surtout, l’instance a failli à son rôle disciplinaire. Des médecins condamnés pour agression sexuelle ou homicide involontaire continuaient d’exercer sans sanction réelle ; des patients se trouvaient ainsi en danger.
Cette crise met en lumière une perte totale de confiance. Beaucoup de praticiens dénoncent une institution dévoyée, loin de sa mission de protection du public. Une délégation de quatre médecins gère désormais la transition jusqu’à de nouvelles élections.
Cette réalité choque beaucoup de praticiens. Le même ordre a souvent poursuivi avec zèle les médecins critiques, notamment pendant la période Covid. Il les a sanctionnés pour désaccord scientifique ou refus de certaines mesures ; pourtant, il protégeait des confrères aux actes bien plus graves. La confiance est aujourd’hui brisée. Il serait temps de dissoudre totalement ces conseils ordinaux et les transférer à l’autorité publique pour plus de justice et de responsabilité.
Le signalement à la justice pourrait entraîner d’autres suites. Cette affaire interroge tout le système ordinal français et ça fait 20 ans que ça dure !