Peter Magyar vient de créer la stupeur en Hongrie et dans le monde occidental. Le vainqueur des élections du 12 avril 2026 a annoncé ce lundi 20 avril qu’il réintégrera la Cour pénale internationale. Son gouvernement exécutera donc tous les mandats d’arrêt émis par la CPI, y compris celui visant le criminel de guerre Benjamin Netanyahou.
Cette décision marque une rupture brutale avec le sioniste Viktor Orbán. L’ancien premier ministre avait fait du soutien à l’israël un symbole fort. Il avait reçu Netanyahou à Budapest avec les honneurs en 2025 et annoncé le retrait de la Hongrie de la CPI, effectif le 2 juin 2026. Orbán qualifiait alors la Cour de « cour politique ».
Magyar, pourtant issu du même camp national-conservateur, choisit une autre voie. Il veut normaliser les relations avec l’Union européenne. « Si une personne recherchée entre sur le territoire, elle doit être placée en détention », a-t-il déclaré sans ambiguïté, logique et cohérent.
Ce virage surprend. Il place Budapest dans le camp des États respectueux des obligations internationales. Pourtant, Magyar maintient des liens avec I’israël.