À Modiin, le 23 avril 2026, Alex Sinclair, maître de conférences à l’université hébraïque de Jérusalem, a vécu l’impensable. Cet universitaire juif portait depuis vingt ans une kippa brodée des drapeaux israélien et palestinien. Un symbole personnel de coexistence simple et symboliquement fort et humain.
Un passant religieux s’est énervé. contre lui et la police est arrivée. Elle a interpellé l’homme, l’a placé en cellule, puis a découpé froidement la partie palestinienne avant de lui rendre le couvre-chef mutilé. Cette violence symbolique révèle une intolérance grandissante de la société israélienne et des autorités.
Ce geste n’est pas isolé. Il reflète la radicalisation d’une partie de la société et de l’appareil sécuritaire israélien. Sous le gouvernement Netanyahu, les voix modérées et pacifistes sont de plus en plus étouffées pour laisser place aux malades mentaux et aux suprémacistes.
L’université condamne fermement cette atteinte à la liberté d’expression. Alex Sinclair a porté plainte. Pourtant, elle expose surtout une réalité inquiétante : la paix devient un délit aux yeux de certains.
🇮🇱 La kippa de la discorde en Israël : Alex Sinclair, maître de conférence à l’université de Jérusalem, a été arrêté par la police alors qu’il arborait un couvre-chef sur lequel était brodé un drapeau israélien aux côtés d’un drapeau palestinien. pic.twitter.com/95NxfNM7uA
— franceinfo (@franceinfo) April 28, 2026