Arnaque Covidiste : où sont passés les 750 milliards d’euros du plan de relance européen ?


L’Union européenne a lancé en 2020 un plan de relance historique baptisé NextGenerationEU. Elle a emprunté 750 milliards d’euros, soit plus de 800 milliards en prix actuels, pour aider les États membres à surmonter la crise du Covid-19. Cette somme folle et colossale, financée par une dette commune, devait servir à la transition verte, numérique et à la relance économique. Pourtant, près de six ans plus tard, un rapport explosif de la Cour des comptes européenne relance le débat. Le scandale porte sur l’opacité totale qui entoure l’utilisation réelle de cet argent public.

Le rapport spécial 14/2026 (cf. ci-dessous), publié début mai 2026, met en lumière des failles graves. La Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), cœur du dispositif avec 577 milliards d’euros, repose sur un système de paiements liés à des « jalons et cibles ». Les États reçoivent l’argent quand ils valident des réformes, sans toujours justifier les coûts réels. Résultat : la traçabilité s’arrête souvent au niveau des gouvernements. De nombreux pays, dont la France, ne collectent pas systématiquement les données sur les bénéficiaires finaux. Entreprises, régions ou sous-traitants touchent des sommes massives sans que les citoyens puissent vérifier facilement. La Cour pointe des retards dans la fourniture d’informations et des bases de données incomplètes. Pendant ce temps, le Parquet européen mène des centaines d’enquêtes pour fraudes, avec des dommages estimés à plusieurs milliards d’euros.

Cette opacité pose un problème démocratique majeur. Les contribuables européens, français inclus, rembourseront cette dette jusqu’en 2058 au minimum via le budget de l’UE et leurs impôts. Pourtant, impossible de savoir avec précision si ces fonds ont financé des projets utiles, du gaspillage administratif ou des détournements. La France a déjà perçu une grande partie de ses 40 milliards d’euros alloués, mais reste critiquée pour son manque de transparence systématique. L’Italie et d’autres pays concentrent aussi les soupçons. Au total, plus de 1 600 euros par habitant de l’UE ont été engagés sans contrôle suffisant au bout de la chaîne. 

Une somme aussi folle ne peut pas échapper à tout examen public. La Cour des comptes appelle à renforcer les outils de suivi et la publication des bénéficiaires finaux. Sans transparence réelle, la confiance dans les institutions européennes s’effrite. Les contribuables ont le droit de savoir où chaque euro est allé, du premier versement jusqu’au terrain.

Ce scandale révèle les limites d’une gestion centralisée loin des réalités nationales. En fin de compte, la crise sanitaire covid-19 a été une gigantesque arnaque dans tous les sens du terme !



SR-2026-14_EN



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