Très curieuse séquence vécue ce week-end sur le net avec M. Simon Moos, chevalier blanc auto-proclamé défenseur de la liberté d’expression. Sujet très important au demeurant sur lequel on peut tomber d’accord sans problème sauf au sujet de la pédocriminalité. On ne peut qu’être d’accord sur la « Vérité d’état », la vérité imposée par la doxa. C’est d’ailleurs ce que l’on vit au quotidien depuis quelques années par la délirante censure autour de sujets importants comme la santé (Covid-19), le climatisme, l’Ukraine…
Il a certainement voulu importer cette théorie du milieu libertarien US sauf que même aux USA, le pays du 1er amendement, ça n’existe pas. On a tous en tête le milliard de dollars de dommages demandés par Trump au WSJ pour une image publiée d’un dessin-carte d’anniversaire envoyée à Epstein.
Que s’est-il passé ?
Un débat a été réalisé entre MM. Guénolé et Moos autour du sujet de la liberté d’expression (vidéo). Dans cette vidéo, M. Simon Moos a affirmé qu’il n’était pas pour la pénalisation des propos faisant la promotion de la pédocriminalité :
« Je ne pense pas que ça doive être interdit. Je pense que ça doit être sanctionné socialement, mais pas par l’État »
Pourtant l’article 24 de la loi de la presse est claire et limpide. La peine de prison est de 5 ans et l’amende de 45.000 € ! C’est d’autant plus choquant qu’il est question ici des enfants et que la France vit depuis quelques années de nombreux scandales pédocriminels massifs gravissimes (Bétharram, réseaux très actifs du Dark Web, le périscolaire parisien, l’ASE, Epstein…) !
Aucune société civilisée ne peut laisser faire un tel comportement, l’apologie et la normalisation dans le débat public, de rapports sexuels avec des enfants ! C’est absurde, inutile et suicidaire pour la société.
Cette position de M. Moos est d’autant plus absurde que la loi existe certes mais elle n’a pas empêché de nombreux pédocriminels à tenir des propos interdits depuis des décennies sur les plateaux télé (DCB chez Pivot, F. Mitterrand chez Ardisson…), dans leurs livres (G. Matzneff, F. Mitterrand dans La mauvaise vie…). On a vu de nombreux artistes et hommes de médias glorifiés, protégés malgré leurs nombreux dérapages : R. Polanski, Woody Allen, Benoît Jacquot, Claude Lévêque, Christophe Ruggia… Sans oublier Morandini et tant d’autres…
Les enfants victimes de pédocriminels se comptent par millions en France, il serait temps de les protéger sérieusement et de s’en donner les moyens. On parle de crimes passibles des assises, de vies brisées, on ne parle pas de débat stériles de salons parisiens.

Drôle !
Il affirme préférer une « sanction sociale » à pénale ! Justement la société du « réseau social » X a été profondément choquée par ses propos et l’a sanctionné sévèrement ! Du coup, ni une ni deux, piétinant allégrement le principe même de liberté d’expression qu’il défendait, il a commencé à envoyer des menaces de dépôt de plaintes et d’excuses publiques à toutes les personnes qui ont publié leur avis sur la question :


Il a déjà mandaté Me Gilles-William Goldnadel pour défendre ses intérêts alors qu’il affirmait l’inverse dans la vidéo ! Pourtant c’est lui-même qui ajoutait dans la même vidéo :
« Je préfère le risque induit par la liberté d’expression totale au risque de confier à un État, à un pouvoir, la tâche de réguler, de gérer nos paroles. »
Il ira plus loin ensuite, beaucoup plus loin, concernant les menaces de mort. Il a affirmé qu’il ne déposait que rarement plainte pour des menaces de mort reçues régulièrement sur le Net :
« J’en reçois tous les jours […] “sale juif, tu vas mourir, on va te tuer” etc. Je suis tellement attaché à la liberté d’expression que je m’applique en général à ne pas aller au commissariat quand ce ne sont que des mots. »
Il est tellement attaché à la liberté d’expression qu’il trouve plus grave d’être choqué par ses propos – au risque de se tromper et d’ajuster la réponse par le dialogue et le débat – que par des menaces de morts et des insultes abjectes ! Ceci n’est pas très sérieux, contradictoire voire hypocrite ; au choix.
Il va jusqu’à se positionner contre la loi Gayssot et pense donc que l’on peut nier l’existence des chambres à gaz et de l’extermination des juifs mais pas de critiquer sa personne et il est sérieux :
« C’est typiquement pour ça que je suis contre les lois contre l’antisémitisme ou le négationnisme, la loi Gayssot, la loi Pleven. »
Résumons !
M. Simon Moos est pour la TOTALE liberté d’expression dans le débat public sauf s’il est question de critiquer ses positions ! Sa position s’effondre littéralement sous nos yeux.
Sur la défunte loi Yadan, il a l’honnêteté d’avouer qu’il a peur d’un « effet boomerang » de cette loi puisqu’il est contre l’existence de la Palestine ! Loi tellement grossière qu’ils ont été obligés de la retirer. C’est exactement ce qui a été analysé ici même sur ce site concernant cette proposition de loi scélérate voulue par un certain lobby parisien pour interdire toute critique des crimes monstrueux de Tel-Aviv.
Bref, pour finir, il semble évident que ce débat a été mal construit et mal analysé ! On ne peut pas confondre des propos et analyses politiques, économiques, des choix de politique sanitaire, éducative/historique… avec l’apologie de crimes abjects quels qu’ils soient ! Nous vivons malheureusement sur terre avec des sociopathes, des déviants, des junkies, des satanistes…, on ne peut pas les laisser prospérer et corrompre le débat public afin de minimiser leurs crimes. Aucune société humaine civilisée et digne de ce nom ne le permet.
On peut être, et on est d’accord, avec lui concernant la sacralité de la liberté d’expression dans le débat public politique d’autant que la France est en train de la perdre de plus en plus. De nouvelles lois viennent s’ajouter à celle sur la presse qui était bien ficelée pour permettre cette liberté justement. De plus en plus, on comprend que ce n’est plus le cas par le travail de sape de nombreux lobbys. Mais ceci n’a rien à voir avec l’apologie de la pédocriminalité qui ne fait pas avancer le débat public et certainement pas la cause des victimes.
On est loin de la célèbre phrase (apocryphe) de Voltaire : « Je déteste ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire ». On est plutôt sur du Moos : « Je déteste ce que vous dites et je me défendrai jusqu’à la mort au tribunal avec Me Goldnadel »