Covid-19 : « Ils savaient. Ils ont menti. Il témoigne. » un lanceur d’alerte de la CIA brise le silence au Sénat américain


Washington, 12 mai 2026 – Devant une sous-commission sénatoriale de surveillance, un officier opérationnel senior de la CIA a témoigné sous serment que les analystes du renseignement américain concluaient dès 2020 à une fuite de laboratoire comme origine la plus probable du Covid-19. Ces conclusions auraient été systématiquement enterrées, réécrites ou ignorées – sous l’influence présumée du Dr Anthony Fauci. Un témoignage explosif, au cœur d’une audition marquée par l’absence totale des sénateurs démocrates.

 

Un homme seul face au Sénat

Il a pris place face aux sénateurs sans que son agence ait validé sa présence. James E. Erdmann III, officier opérationnel senior à la CIA, comparaissait en vertu d’une assignation à témoigner (subpoena) émise le 5 mai 2026 par la commission présidée par le sénateur Rand Paul. Ancien soldat du 75e régiment de Rangers, ancien diplomate au département d’État, entré à la CIA en 2013, Erdmann a entre mars 2025 et avril 2026 dirigé l’enquête du Director’s Initiatives Group (DIG) de l’ODNI – le bureau du Directeur du renseignement national – sur les origines du Covid-19, les incidents de santé anormaux et les phénomènes non identifiés.

Erdmann

Ce qu’il est venu dire, sous serment et en public, aucun responsable du renseignement ne l’avait dit avant lui avec cette clarté : les agences américaines savaient. Et elles ont tu.

 

Dès 2020, le renseignement pointait vers le laboratoire

Dès mai 2020, le Département de l’Énergie (DOE) faisait circuler en interne un document affirmant que « toutes les conditions étaient réunies pour une fuite de laboratoire ». Entre 2020 et 2024, des analyses allant dans ce sens ont périodiquement circulé au sein de la communauté du renseignement (IC). Le FBI est lui aussi parvenu à des conclusions similaires.

Le fait le plus frappant, selon Erdmann : lors d’un relook (réexamen) mené en 2022-2023 par une équipe de 10 scientifiques de la CIA, dont 7 experts techniques ayant une expérience en laboratoire ou en médecine, 6 des 7 experts techniques concluaient que le Covid-19 provenait d’une fuite de laboratoire. Ils s’y tenaient fermement. Leur rapport a été transmis au centre de direction de la CIA. 

Erdmann

Il a ensuite été réécrit.

Anonymement. En pleine nuit.

La nouvelle conclusion ? L’agence ne pouvait « never precisely know » l’origine du SARS-CoV-2. Erdmann a précisément dénoncé l’usage du mot precisely (précisément) : ce n’est pas un terme analytique. Un analyste du renseignement dit « faible confiance », « moyenne confiance », « oui » ou « non ». Precisely est un mot qu’on emploie quand on veut délibérément fermer un débat. Selon lui, «  La CIA a fait des représailles sur les analystes » ayant soutenu la conclusion fuite de laboratoire, après qu’ils avaient refusé d’accepter cette réécriture nocturne.

Erdmann

Un point de bascule est documenté : le 12 août 2021, la CIA envisageait de conclure à une fuite. Le 17 août 2021, cette conclusion avait changé. La CIA ayant refusé de fournir les documents demandés, les raisons de ce revirement demeurent inconnues.

 

La boucle : quand les juges sont aussi les accusés

Pour comprendre comment un tel étouffement a été possible, il faut saisir ce que le président de la commission, Rand Paul, a appelé dès l’ouverture de l’audition « It was a circle » – une boucle fermée.

Au cœur de ce système : le Biological Sciences Expert Group (BSEG), organe consultatif de l’ODNI composé de scientifiques extérieurs censés apporter une expertise indépendante sur les menaces biologiques. En théorie, l’idée est raisonnable. En pratique, ces experts n’avaient rien d’indépendant.

Erdmann

Depuis 2006, les membres du BSEG travaillaient à temps partiel pour la communauté du renseignement tout en occupant simultanément des postes académiques, des fonctions dans des institutions de santé publique, des sièges à l’Académie nationale des sciences – et en percevant des financements considérables du NIAID (l’agence de Fauci) et d’autres agences fédérales. Ils avaient mené des recherches sur les coronavirus avec des scientifiques chinois. Certains avaient participé à Event 201 en octobre 2019 – un exercice de simulation d’une pandémie de coronavirus, « curieusement similaire aux événements qui se sont déroulés pendant la pandémie de Covid-19 », selon les mots d’Erdmann. Plusieurs avaient aidé Fauci à redéfinir le terme « gain de fonction » en 2015 afin de lever un moratoire sur des recherches jugées dangereuses.

En clair : les mêmes experts financés pour mener des recherches ont été mandatés pour évaluer si ces recherches étaient à l’origine de la pandémie. Ce n’est pas de la science indépendante. 

C’est – selon la formule du sénateur Moreno – tout simplement de la corruption.

 

Fauci dans la machine du renseignement

Au centre de ce dispositif, Erdmann identifie le Dr Anthony Fauci. Son rôle, affirme le lanceur d’alerte, était délibéré : « Fauci influenced the analytical » process en injectant dans le cycle analytique du renseignement une liste d’experts à consulter – experts qui, par coïncidence, sont les auteurs de l’article Proximal Origin of SARS-CoV-2, lequel a publiquement rejeté la thèse du laboratoire.

Erdmann

Deux points d’injection sont documentés. Le 3 février 2020 et le 4 juin 2021, Fauci est entré en contact avec l’interagence. La bureaucratie du renseignement a accueilli ces contacts avec enthousiasme. Au moins un officier senior du Conseil national du renseignement (NIC) a pourtant émis une alerte : ce policymaker devrait-il vraiment figurer parmi les experts consultés ? La réponse reçue : oui, Fauci est un expert en la matière.

Ce que personne n’a formellement soulevé, selon Erdmann : Anthony Fauci avait approuvé les financements qui ont alimenté la recherche à Wuhan. Si le Covid-19 était sorti d’un laboratoire qu’il avait contribué à financer, il n’était pas un témoin objectif. Ce conflit d’intérêts colossal « était tout là, mais personne ne l’a dit clairement », reconnaît Erdmann. Il a été reconstitué à partir de dizaines de courriels et de documents provenant de plusieurs agences.

 

Cinq pages pour « toute l’information »

L’un des moments les plus saisissants de l’audition est venu du sénateur Josh Hawley, auteur de la COVID-19 Origin Act – loi adoptée à l’unanimité par le Sénat et la Chambre, signée par le président Biden, exigeant la déclassification de toute information relative aux liens entre l’Institut de virologie de Wuhan et les origines du Covid-19.

L’administration Biden a ignoré le délai légal. Quand elle a finalement produit un document, ce fut un rapport de 5 pages, elles-mêmes partiellement caviardées. Hawley a affiché ces 5 pages au mur de la salle d’audience.

Erdmann

Or Erdmann a révélé que la directrice Gabbard (ODNI) travaille sur ce qui semble être au moins 2 000 pages de documents couverts par la même loi. À la question de Hawley – « les deux affirmations contenues dans ce rapport de 5 pages sont-elles vraies ? » (aucune recherche de Wuhan ne pouvait être un précurseur du SARS-CoV-2 ; aucun incident impliquant des employés n’a été identifié) – Erdmann a répondu sous serment : non, ce n’est pas vrai.

Le sénateur Hawley a conclu : si des élus et des fonctionnaires non élus peuvent impunément violer les lois du Congrès et mentir au peuple américain, « ce n’est plus une démocratie ».

 

La CIA contre ses propres enquêteurs

L’audition a également révélé que la CIA n’a pas seulement résisté aux enquêteurs externes – elle a activement entravé ses propres fonctionnaires mandatés par le président.

« La CIA a surveillé illégalement » les communications téléphoniques et les activités informatiques du personnel du DIG, ainsi que leurs contacts avec des lanceurs d’alerte – des Américains espionnés pendant l’exercice de fonctions ordonnées par le président et placées sous l’autorité du Directeur du renseignement national. Un contractant de la CIA assistant l’enquête du DIG a été licencié le lendemain de sa première réunion avec ce groupe. Lorsque le DIG a cessé ses opérations, la CIA a également repris possession de 40 boîtes de dossiers JFK et MKUltra qui étaient en cours de déclassification.

Erdmann est explicite : « La CIA n’a pas respecté les règles légales de surveillance» durant l’investigation du DIG. Ce comportement a significativement impacté la capacité de la directrice Gabbard à mettre en œuvre les décrets présidentiels dont le DIG avait la charge.

Erdmann

La CIA a réagi depuis Washington pendant l’audition même, par la voix de sa directrice des affaires publiques : elle a qualifié l’audience de « Théâtre politique malhonnête » – du théâtre politique malhonnête  e-n précisant que la CIA avait elle-même conclu à une probable fuite de laboratoire. Ce qui, comme l’ont immédiatement relevé les sénateurs, soulève une question : si c’est votre conclusion, pourquoi résistez-vous à toute transparence ?

 

Pourquoi ? Les raisons d’un silence collectif

La question la plus difficile – pourquoi – a été posée par la sénatrice Moody (Floride). Erdmann a refusé de répondre par un complot simplifié. Il a cité George Carlin : «  Les intérêts convergent » sans qu’il soit nécessaire d’organiser une conspiration explicite.

Ce qu’il décrit est plus subtil et peut-être plus inquiétant : un « groupthink » – une pensée de groupe visible dans les documents, page après page. Un courant sous-jacent consistant à éviter des informations géopolitiquement déstabilisantes vis-à-vis de la Chine. Un réseau d’acteurs ne se connaissant pas nécessairement, mais partageant tous un intérêt commun : protéger une infrastructure de recherche financée depuis vingt ans par l’argent public américain. Et une bureaucratie qui, au fil des modernisations successives, est devenue selon ses propres mots une « milquetoast bureaucracy » – une bureaucratie molle, trop prompte à s’accommoder, trop réticente à dire non.

Il a nuancé en défendant les scientifiques individuels : beaucoup ont répondu à un appel sincère de leur pays, ont voulu aider, et ont été intégrés dans un système dont les conflits d’intérêts n’avaient pas été anticipés. La plupart des agents de la CIA, a-t-il dit, sont des « barrel-chested freedom fighters » – des patriotes qui veulent faire le bon travail. Le problème n’est pas l’individu. C’est le système.

Et il est catégorique sur un point : « They are indispensable agents for reform » – les lanceurs d’alerte sont des agents indispensables pour la réforme. Sans eux, l’enquête du DIG aurait été impossible.

Des signaux de sécurité ignorés sur les vaccins

Le sénateur Ron Johnson a utilisé son temps de parole pour exposer un volet complémentaire : le silence maintenu autour des signaux de sécurité des vaccins ARNm. Selon les documents qu’il a obtenus, dès le 1er mars 2021, le Dr Peter Marks (FDA) a reçu un briefing détaillé indiquant que l’algorithme d’analyse des données VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) masquait des signaux de sécurité. Vingt-six jours plus tard, un nouvel algorithme présentait 25 signaux d’alerte – dont des morts cardiaques subites, des accidents vasculaires cérébraux et des paralysies de Bell.

Ces alertes ont été ignorées. Le gouvernement a choisi de désigner les non-vaccinés comme responsables de la continuation de la pandémie. Un chiffre résume la situation selon Johnson : entre 1990 et 2020, le VAERS enregistrait en moyenne 280 décès associés aux vaccins par an. En 2021 : plus de 21 000.

Ce qui reste à faire

Les sénateurs ont conclu l’audition par une série de demandes convergentes : une commission d’enquête parlementaire indépendante de type Church Committee (1975), la publication intégrale des 2 000 pages et plus de documents en possession de l’ODNI, l’adoption du Risky Research Review Act – une commission présidentielle composée de scientifiques sans conflits de financement gouvernemental – et une réforme structurelle de la protection des lanceurs d’alerte, pour qu’il existe enfin une « soupape de sécurité où les lanceurs d’alerte » peuvent contribuer à leur mission sans craindre de représailles.

Rand Paul a résumé la situation en termes de responsabilité : les officiels ont « classifié les documents », « supprimé l’information », « modifié les définitions ». L’administration Biden a produit 5 pages quand la loi exigeait tout. Et selon le lanceur d’alerte, ce n’est que pour la « protection d’un réseau entier » de laboratoires, de financements et d’une architecture bureaucratique, conçue pour survivre à n’importe quelle enquête ou élection – et non la vérité – qui explique le silence de cinq ans.

Un séisme politique sous-médiatisé

Ce qui frappe dans cette audition, au-delà de son contenu, c’est son contexte politique. Pas un sénateur démocrate n’était présent pour entendre le témoignage. La presse grand public américaine n’en a quasiment pas rendu compte. Et James Erdmann est retourné à la CIA après l’audition – il a repris son poste, avec, dit-il, un bureau et des discussions sur « ce qui vient ensuite ».

Erdmann

L’histoire n’est pas close. C’est « une crise de sécurité nationale » , selon ses propres termes. Et selon le président de la commission, la fin de l’administration Biden a elle-même constitué une dernière manœuvre : elle aurait ordonné à la CIA de publier une évaluation finale non pas en raison de nouvelles informations, mais pour que les officiels sortants puissent claquer la porte en affirmant qu’il n’y avait plus rien à trouver – 

« That is a cleanup operation » , a tranché Rand Paul. Une opération de nettoyage. Pas de l’analyse.

Sources : Transcription de l’audition publique de la sous-commission sénatoriale de surveillance, 12 mai 2026 – Témoignage de James E. Erdmann III, officier opérationnel senior de la CIA.

Retrouvez le résumé vidéo de cet article :

(1) Résumé détaillé de l’audition sénatoriale

Contexte et présentation du témoin

L’audition s’est tenue devant une sous-commission sénatoriale de surveillance (Oversight Committee), présidée par le sénateur Rand Paul, le 12 mai 2026. Le témoin, James E. Erdmann III, est un officier opérationnel senior de la CIA, décoré, avec des décennies d’expérience en renseignement. Entre mars 2025 et avril 2026, il a dirigé l’enquête du Director’s Initiatives Group (DIG) de l’ODNI sur les origines du Covid-19, les incidents de santé anormaux et les phénomènes anormaux non identifiés. Il comparaît en vertu d’une assignation à témoigner (subpoena), sans que la CIA ait validé au préalable son témoignage public.
 

  1. La conclusion des analystes de la CIA : une fuite de laboratoire probable, étouffée

Selon Erdmann, des agences du renseignement – dont la CIA – ont conclu dès mai 2020 que l’hypothèse d’une fuite de laboratoire était crédible. Le Département de l’Énergie (DOE) avait fait circuler dès mai 2020 un document indiquant que « toutes les conditions étaient réunies pour une fuite de laboratoire ». Des analystes de la CIA ont périodiquement soutenu cette thèse entre 2020 et 2024.

Lors du « relook » de 2022-2023, une équipe de 10 scientifiques de la CIA (dont 7 experts techniques) a conclu que le Covid-19 provenait très probablement d’une fuite de laboratoire. 6 des 7 experts techniques maintenaient fermement cette conclusion. Or, la direction a réécrit le rapport en pleine nuit, changeant la conclusion en un vague « nous ne saurons peut-être jamais précisément l’origine de SARS-CoV-2 » – formulation délibérément floue selon Erdmann, conçue pour clore le débat sans conclure.

Point de bascule documenté : au 12 août 2021, la CIA envisageait de conclure à une fuite de laboratoire. Le 17 août 2021, cette conclusion avait changé. La CIA ayant refusé de fournir les documents demandés, les raisons de ce revirement demeurent inexpliquées.
 

  1. Le rôle central et controversé d’Anthony Fauci

Erdmann identifie le Dr Anthony Fauci comme un acteur clé ayant influencé le processus analytique de manière intentionnelle. Il détaille deux points d’injection dans le cycle du renseignement :

  • 3 février 2020 : Fauci entre en contact avec l’interagence.
  • 4 juin 2021 : Fauci intervient à nouveau lors de l’étude de 90 jours pilotée par le Conseil national du renseignement (NIC).

Dans les deux cas, Fauci a soumis une liste d’experts à consulter – des experts qui, par coïncidence, sont les auteurs de l’article Proximal Origin of SARS-CoV-2 qui a publiquement rejeté l’hypothèse du laboratoire. La bureaucratie du renseignement a accueilli ces recommandations favorablement, malgré l’alerte d’au moins un officier senior du NIC qui s’interrogeait sur l’opportunité de s’appuyer sur un expert policymaker comme Fauci.

Erdmann souligne le conflit d’intérêts fondamental : Fauci avait approuvé les financements qui ont alimenté la recherche à Wuhan, le plaçant dans une position où ses conclusions avaient un enjeu personnel. Aucun document interne n’a explicitement soulevé ce conflit – mais les enquêteurs l’ont reconstitué à partir de multiples courriels et documents.

 

  1. L’écosystème de conflits d’intérêts : le BSEG

L’audition révèle le rôle central du Biological Sciences Expert Group (BSEG), organe consultatif de l’ODNI composé de scientifiques extérieurs. Ces experts :

  • Touchaient des financements considérables du NIAID et d’autres agences fédérales.
  • Participaient à des recherches sur les coronavirus avec des scientifiques chinois.
  • Siégeaient à l’Académie nationale des sciences, laquelle influence la politique WMD américaine.
  • Avaient aidé Fauci à redéfinir le « gain de fonction » en 2015 pour lever un moratoire sur des recherches dangereuses.
  • Avaient participé à Event 201 en 2019 – un exercice de simulation d’une pandémie de coronavirus.

En résumé : les mêmes scientifiques financés par le gouvernement américain pour mener des recherches ont également été chargés d’évaluer l’origine de la pandémie que ces recherches auraient pu provoquer.
 

  1. La non-conformité de la CIA et les représailles contre les lanceurs d’alerte

Erdmann accuse directement la CIA de plusieurs comportements graves :

  • Refus de coopérer avec les investigations légales du DIG, malgré des demandes formelles et des assignations.
  • Surveillance illégale des communications et de l’utilisation informatique du personnel du DIG, ainsi que de leurs contacts avec des lanceurs d’alerte – des Américains espionnés pendant l’exercice de fonctions ordonnées par le président.
  • Licenciement d’un contractant CIA une seule journée après sa rencontre avec le DIG.
  • Récupération de 40 boîtes de documents (dossiers JFK et MKUltra) en cours de déclassification par l’ODNI lorsque le DIG a cessé ses opérations.
  • Représailles contre les analystes ayant soutenu la conclusion « fuite de laboratoire » en 2023, après qu’ils avaient refusé d’accepter la réécriture nocturne de leur analyse.
     
  1. La loi bafouée : 5 pages pour « toute information » sur Wuhan

Le sénateur Josh Hawley a présenté un point saisissant : en 2023, le Congrès a adopté à l’unanimité la COVID-19 Origin Act, contraignant l’ODNI à déclassifier toute information liée aux liens entre l’Institut de virologie de Wuhan et les origines du Covid-19. L’administration Biden a ignoré le délai légal, puis livré un rapport de 5 pages, elles-mêmes partiellement caviardées.

Or, selon Erdmann, la directrice Gabbard travaille sur ce qui semble être au moins 2 000 pages de documents concernant ces liens. La conclusion officielle des 5 pages affirmait : (1) aucune recherche du laboratoire de Wuhan ne pouvait être un précurseur du SARS-CoV-2 ; (2) aucun incident lié à des employés du laboratoire n’avait été identifié. Erdmann a répondu sous serment que ces affirmations ne sont pas vraies.
 

  1. Les signaux de sécurité vaccinaux dissimulés (témoignage du sénateur Johnson)

Le sénateur Ron Johnson a utilisé son temps de parole pour exposer des éléments parallèles issus de ses propres investigations :

  • 1er mars 2021 : le Dr Peter Marks (FDA/CBER) a reçu un briefing détaillé indiquant que l’algorithme d’analyse des données VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) masquait des signaux de sécurité en raison du grand nombre de déclarations et de la proximité des vaccins Moderna et Pfizer.
  • 26 mars 2021 : un nouvel algorithme de pointe a présenté 49 cas de masquage extrême et 25 signaux de sécurité, dont des morts cardiaques subites, des accidents vasculaires cérébraux, des paralysies de Bell.
  • Malgré ces avertissements répétés mois après mois, aucune communication publique n’a été faite. Les non-vaccinés ont au contraire été désignés comme responsables de la continuation de la pandémie.

Johnson a rappelé la comparaison entre les décès associés aux vaccins dans VAERS : en moyenne 280 par an entre 1990 et 2020, contre plus de 21 000 en 2021.
 

  1. Pourquoi la dissimulation ? Les raisons identifiées

Interrogé sur le « pourquoi », Erdmann a identifié plusieurs facteurs :

  • Intérêts convergents (convergence d’intérêts sans nécessité de complot explicite) – selon la formule de George Carlin citée par le témoin.
  • Groupthink généralisé au sein de l’interagence, visible dans les documents.
  • Un courant sous-jacent consistant à « ménager la Chine » et à éviter des informations géopolitiquement déstabilisantes.
  • La protection d’un réseau de laboratoires, de financements, d’intermédiaires et d’une architecture bureaucratique conçue pour survivre à tout moratoire, toute enquête ou tout changement d’administration.
  • Des bols de riz en fer (iron rice bowls) bureaucratiques : les agences protègent leurs prérogatives.
  • Le fait que, en haut de la hiérarchie, les dirigeants sont davantage enclins à « s’entendre » qu’à résister.
     
  1. Recommandations et appels à l’action

Erdmann et les sénateurs ont formulé plusieurs demandes :

  • Création d’une commission de type Church Committee (commission d’enquête parlementaire indépendante) – appelée informellement la « Commission Paul-Johnson ».
  • Application de l’Executive Order 14292 sur la sécurité de la recherche biologique.
  • Retour aux définitions pré-2015 du gain de fonction.
  • Retrait des éléments des Inspecteurs généraux des agences pour les placer sous une entité indépendante.
  • Adoption du Risky Research Review Act : une commission présidentielle composée de scientifiques sans conflits de financement gouvernemental.
  • Véritable protection des lanceurs d’alerte, avec mécanismes d’échappée hors des agences.
  • Publication intégrale des documents détenus par l’ODNI sur les origines du Covid-19.





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