Jérusalem : les chrétiens opprimés sous l’œil complice de l’état israélien et de la droite française

Jérusalem : les chrétiens opprimés sous l'œil complice de l'état israélien et de la droite française

Le 28 avril 2026, en plein jour, une religieuse dominicaine française quitte l’abbaye bénédictine de la Dormition sur le mont Sion. Une caméra de surveillance capte la scène : un homme surgit, la percute violemment, la projette au sol. La sœur s’en sort légèrement blessée, mais profondément choquée. Cet incident isolé ? Absolument pas. Il s’inscrit dans une tendance documentée, croissante, et délibérément minimisée par les autorités israéliennes et occidentales.

L’abbé Nikodemus, supérieur du couvent bénédictin de la Dormition, résume sobrement : « Les chrétiens de Jérusalem ont toujours été victimes de vexations de la part des extrémistes juifs, mais ces dernières années, cette violence a franchi un palier. » ! Les témoignages de chrétiens vivant en israël révèlent une réalité troublante qui nécessite une prise de conscience mondiale. Les chrétiens en israël, en particulier, se sentent de plus en plus menacés selon Le Figaro. Dans ce contexte, la communauté chrétienne en israël fait face à des défis accrus.

La réponse officielle israélienne est mécanique et prévisible. Gideon Saar, ministre des Affaires étrangères, publie sur X que l’entité sioniste « demeure fermement engagé à protéger la liberté de religion », la bonne blague. Netanyahou, lui, s’affiche dans une vidéo avec des soldats chrétiens de Tsahal (des traîtres)… Communication bien huilée. Les tensions continuent d’augmenter pour les chrétiens en israël, aggravant leur situation déjà précaire.

Pourtant, les données du Rossing Center, organisme israélien indépendant, fracassent le vernis : selon une enquête de septembre 2025, 19 % des ultra-orthodoxes se déclarent favorables au fait de cracher sur les chrétiens — et 12 % d’entre eux admettent l’avoir fait. Plus glaçant encore : 25 % des israéliens sondés estiment que l’État devrait encourager l’émigration des chrétiens arabes, un chiffre qui explose à 59 % chez les haredim. Le paradoxe est abyssal : le pays qui se pose en protecteur des minorités chrétiennes est celui où près 6 ultra-orthodoxes sur 10 valident ouvertement la violence sectaire à leur encontre.

Ce climat d’hostilité envers les chrétiens en israël suscite de vives inquiétudes quant à leur avenir dans la région.

Le christianophobe Itamar Ben Gvir

Itamar Ben Gvir, avant de devenir ministre de la Sécurité nationale, a exercé comme avocat — un rôle qu’il a mis au service des causes les plus extrémistes. En 2015, quand des fanatiques juifs attaquent le prieuré chrétien de Tabgha sur le lac de Tibériade, c’est lui qui assure leur défense. Durant l’audience, il profère selon les témoins un niveau de haine et de violence verbale envers les chrétiens proprement sidérant. Le père Nikodemus se souvient : « Vous n’imaginez pas le degré de violence et de haine envers les chrétiens qu’il a pu proférer pendant l’audience. » !

Les chrétiens en israël se battent pour leur reconnaissance et leur sécurité dans un environnement de plus en plus hostile. Ce combat pour leur survie en israël est une lutte pour la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux.

Ce qui se joue à Jérusalem dépasse la question religieuse. Le père Neuhaus, jésuite israélien converti au christianisme, le formule sans détour : « En Israël, on perçoit un rejet croissant de l’autre, alimenté par une politique fortement marquée par l’ethnocentrisme et le nationalisme. »

Dans ce contexte, le soutien des pays occidentaux, y compris des États-Unis, est crucial pour les chrétiens en israël et pourtant ce n’est pas le cas, bien au contraire. Les chrétiens en israël méritent une attention et un soutien accrus de la part de la communauté internationale.

La situation des chrétiens en israël et leurs défis quotidiens

La « civilisation judéo-chrétienne », ce grand récit brandi par les droites européennes et américaines pour légitimer leur soutien inconditionnel à l’entité sioniste, se révèle ici ce qu’elle a toujours été : un oxymore pratique, commode pour les discours, invisible sur le mont Sion.

Il est un silence qui en dit long. Éric Zemmour, Marion Maréchal, Knafo, Philippe de Villiers — ces champions autoproclamés de la civilisation chrétienne et de l’identité française — n’ont pas dit un mot. Pas un tweet, pas un communiqué, pas une indignation de façade. Ces mêmes personnalités qui s’enflamment au moindre fait divers impliquant un musulman en France restent muets quand une religieuse française se fait rouer de coups à Jérusalem par un extrémiste juif. Le silence est éloquent : leur « défense du christianisme » n’a jamais été qu’un instrument rhétorique anti-islam, un habillage culturel pour un combat ethniciste. Quand les chrétiens opprimés ne servent pas le récit, on les abandonne — jusque sur le mont Sion.

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