Le CSM ment aux Français sur les sanctions des magistrats après le scandale Lyhanna

Le CSM ment aux Français sur les sanctions des magistrats après Lyhanna

Le CSM n’a honte de rien et le démontre. Le meurtre de la petite Lyhanna a secoué tout le pays. Cette fillette de onze ans a disparu fin mai 2026 dans le Gers. Son corps a été retrouvé quelques jours plus tard. Le suspect principal Jérôme Barella était déjà visé par des plaintes pour violences sexuelles sur mineures. Certaines dataient de l’année précédente et n’avaient pas abouti. Les Français ont explosé de colère, ont manifesté devant les tribunaux. Ils ont pointé du doigt les failles nombreuses et criminelles de la justice.

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en panique a réagi très vite (pour une fois). Le 9 juin il a publié un communiqué qui se voulait de défendre les magistrats. Il affirmait que des personnalités issues de la société civile participent à moitié aux décisions disciplinaires. Il ajoutait aussi que l’institution prononce de nombreuses sanctions dont une part importante d’exclusions. Beaucoup ont vu dans ce texte un mensonge éhonté.


Communiqué du Conseil supérieur de la magistrature 1
Communiqué du Conseil supérieur de la magistrature 1


En réalité les chiffres officiels racontent une histoire bien différente. Depuis 1958 le CSM n’a rendu que 312 décisions ou avis disciplinaires. Cela fait moins de 6 par an en moyenne sur près de 70 ans. Sur les dix dernières années seulement 88 décisions apparaissent. Le CSM parle de 228 sanctions prononcées ou proposées au total. Près d’un tiers concernent une exclusion définitive. Pourtant les révocations pures restent très rares même dans des cas graves.

La composition des formations disciplinaires pose aussi question

En théorie les formations disciplinaires comptent 8 magistrats et 8 non-magistrats ; la parité existe sur le papier. En pratique les personnalités extérieures sont souvent absentes ou peu influentes. Les magistrats gardent la main grâce à leur expertise et se retrouvent souvent entre eux. Ce qui rend le communiqué encore plus choquant c’est le timing. Il arrive juste après l’émotion autour de Lyhanna. Les gens attendaient des comptes. Ils ont eu droit à une défense corporatiste.

Ce qui illustre le mieux ce laxisme reste l’affaire Ludovic Lestel. Ce vice-procureur du parquet de Bobigny dirigeait autrefois la lutte contre les stupéfiants. Le 12 mai dernier il est passé en audience publique devant le CSM. Il a tout reconnu. Il consommait régulièrement et de façon importante des drogues de synthèse et pratiquait le chemsex ; un véritable junkie. Il versait jusqu’à 500 euros par mois à des dealers qui opéraient dans sa propre juridiction. Il s’absentait aussi souvent aux audiences. Il avait même manqué à son devoir de loyauté. Il n’avait pas signalé à sa hiérarchie qu’il avait été entendu comme témoin dans une affaire d’overdose mortelle en 2024 !!!

Le CSM a admis des infractions pénales graves, il parle de discrédit jeté sur l’institution. Il a reconnu que ces faits avaient gravement perturbé l’exercice de ses fonctions. La sanction est tombée : une simple rétrogradation assortie d’un déplacement d’office ; la révocation a été jugée disproportionnée. Le garde des sceaux doit encore valider mais l’avis est clair. Trop grave pour ne rien faire, pas assez grave pour virer le magistrat. On se demande bien ce qui est considéré comme GRAVE par cette institution ! Ce cas sort au moment même où le CSM prétend sanctionner sévèrement. Le scandale Lyhanna prend tout son sens.

Le CSM doit être réformé

Les magistrats continuent donc de se juger entre eux. Ils se protègent mutuellement même quand les fautes sont lourdes, très lourdes. Après le drame de Lyhanna beaucoup de Français ont perdu patience et le montrent en manifestant un peu partout en France. Ils voient un système où les sanctions restent rares et souvent légères.

Le CSM parle de nombreuses exclusions dans son communiqué mais les faits montrent le contraire. Les citoyens attendent une vraie réforme. Ils veulent que les fautes graves soient sanctionnées à la hauteur comme dans n’import quel autre corps de métier. Ils veulent que des personnalités vraiment extérieures pèsent dans les décisions. Pour l’instant l’entre-soi domine.

Le message qui passe est simple. Un procureur anti-drogues peut consommer des stupéfiants payer des dealers et manquer aux audiences. Il écope quand même d’une rétrogradation. Imaginez un peu la réaction si un citoyen ordinaire avait fait le quart de ces choses. La confiance dans la justice s’effrite chaque jour un peu plus. Les Français ne veulent plus de ces protections corporatistes. Ils demandent des comptes clairs et des sanctions à la mesure des fautes.

C’est la seule façon de restaurer un minimum de crédibilité après des drames comme celui de Lyhanna. Le CSM a choisi de mentir ou du moins de minimiser. L’histoire retiendra ce choix.

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